"Gourou, tu te goures où ?"

 

Baudouin Labrique
 

Base du texte préparatif et remis à Jean-Luc Delarue deux mois avant ma participation

à l'émission "Ca se discute" consacrée aux Sectes et aux gourous

sur France 2 et AB3 en septembre 2007.

 

N.B. Suite à ma participation,

j'ai dû porter plainte en justice contre Jean-Luc Delarue, sa société et France 2

et j'ai gagné !

 

 Dernières mises à jour :¨

Toutes dernières mises à jour : ¨¨

Pour les découvrir ne pas tenir compte seulement des titres,

mais parcourir le corps du texte.

 

 

 

 

Contrairement à ce que l'émission aurait pu laisser paraître

(nombreuses coupures qui ont dénaturé les propos de Baudouin Labrique)

ni lui, ni Anne De Vreught  n'adhérent en quelque  point que ce soit à la Biologie-Totale,

        qu'ils refusent vu les dérives qu'elle génère

       par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

        Tout autant, ils n'adhérent pas aux comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

 

En revanche, ce à quoi je fais plutôt référence sur ce site, ce sont les outils utilisés en filigrane dans les séances de psychothérapie  

et qui proviennent des incontestables apports  de la Physique Quantique et de la psychobiologie moderne

dans ce qu'ils mettent en lumière les rapports du psychisme sur le corps et inversement, d'une manière bien plus sensée

et bien plus complète que n'a su le susciter la Biologie-Totale et qui a plutôt démontré une piètre capacité

à "former" des thérapeutes dignes de ce nom (fréquentes carences criantes et dangereuses vu

notamment leurs comportements iatrogènes et les enfreintes relatives à l'éthique et à la déontologie).

 

         Ceux qui ont pu suivre cette émission du type "mise au pilori" pour les approches non conventionnelles qui a été diffusée sur TF1 ("le droit de savoir") en novembre  2007 et dans la même "philosophie" de ce que j'appellerais de l'ombre et du déni, ont pu se rendre compte que la déontologie et l'indépendance  journalistique ont été largement bafouées ;  comme le rappelle la CAP ("Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience"),  il existe en France [Ndlr :comme en Belgique] le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel)  qui est un outil démocratique en place auprès duquel tout un chacun peut porter plainte contre des pratiques qui enfreignent la déontologie journalistique et l'exercice des libertés individuelles, ce qui a été le cas comme dans cette émission sur France 2 (septembre 2007) et dans celle qui a suivi sur TF1(novembre 2007). Bien objectivement, il a plus que matière à dresser des plaintes ne fut-ce que pour le fait que, suite à la diffusion de ce film en caméra cachée, il n'a pas été donné l'occasion aux personnes filmées ainsi de s'exprimer ; en plus du fait de recourir à un tel artifice dans un but manifeste ici de dénigrer voire diffamer la personne, le montage réalisé risque de dénaturer volontairement ou involontairement les propos tenus ainsi que la portée exacte des scènes filmées comme les intentions réelles des acteurs. 

Dès 1918, les journalistes français eux-mêmes avaient élaboré un code d’honneur qui a été actualisé à plusieurs reprises (ce sont des dispositions qui ont été reprises sur le plan international après 1945) :  le journaliste « s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque." La "Déclaration des devoirs et des droits des journalistes" est un texte adopté par les représentants des syndicats des journalistes des 6 pays membres de la Communauté Européenne à Munich, le 24 et 25 novembre 1971, et adopté ensuite par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) au Congrès d’Istanbul en 1972 ; voici ce que est fixé dans son article 4 "Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents." Le recours au subterfuge de la caméra cachée est donc parfaitement illégal. Le fait aggravant pour France 2 est qu'elle est une chaîne de service public, ce qui implique des devoirs d'impartialité les plus élevés conformément et notamment à la "Charte de l'antenne."

« Dans les temps de tromperie universelle dire la vérité de vient un acte révolutionnaire » George Orwell (1903-1950)

On aura pu en effet constater que les séquences en caméra cachée et les propos associés étaient plus que tendancieux dans ces deux dernières émissions et qu'il y avait des accusations sans réelle preuve, sans la prise en compte des intéressés et des avis qu'ils auraient pu émettre en leur permettant de faire usage, par exemple, de ce qui est assimilable à l'exercice (légitime) du droit de réponse. En revanche, une séquence en caméra cachée montre un médecin donnant une consultation à un nouveau patient : manifestement et pour des raisons précises que TF1 n'est évidemment pas passé à côté,  ce médecin se livre à de la thérapie sauvage contre laquelle nous nous insurgeons et que nous dénonçons largement ; une telle manière détestable et iatrogène de faire ajoute de l'eau au moulin des détracteurs des approches non-conventionnelles. Plus que jamais, les défenseurs des approches non conventionnelles se doivent d'adopter un comportement à l'abri de toute critique ! 

Autre chose est cette  présentation tendancieuse sur TF1, lors d'un journal télévisé, de la bouche de son présentateur vedette : suit "au coeur de la faculté la plus prestigieuse de France, il y a trois mois la Sorbonne a cueilli une conférence du maître de la Biologie-Totale" suivait une séquence (illégale) en caméra cachée et dont le "maître" apparaissait visage non occulté (il s'agissait de la même séquence diffusée mais cette fois avec l'occultation du visage de Claude Sabbah à l'émission sur les Sectes de J.-L. Delarue)  :  la séquence laissait entendre ainsi que Claude Sabbah  était à la tête du secte ! 

Par rapport à cette émission sur TF1, La CAP fustige ce qui avait déjà été annoncé préalablement dans la presse comme contenu : "D’ores et déjà, au vu de cet argumentaire, il apparaît évident que cette émission va avoir pour objet, non pas de tenter de savoir si l’on peut guérir “autrement”, mais bien de stigmatiser les démarches non conventionnelles."

 

 

Le CAP invite, à l'occasion de cette dernière émission sur TF1, à "noter tous les points du code de déontologie que cette émission n'aurait pas respectés (ex.: caméras cachées, partialité, accusations sans preuve, non prise en compte de l’avis des intéressés, etc.). Ensuite, chacun pourra protester des dérives recensées en écrivant au président du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) : Michel Boyon CSA - Tour Mirabeau 39-43, quai André-Citroën 75739 Paris cedex 15 (une adresse à retenir, pour en faire usage éventuellement suite à la future diffusion d'émission "mise au pilori" de ce type !). En effet, il faut savoir que les chaînes françaises de TV  ont signé, une Convention avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et le CAP rappelle que "nous connaissons donc maintenant les bases des obligations déontologiques de ce média". Donc, pour chacune des émission citées, il y a bien matière à écrire et à faire valoir ses droits de téléspectateur mais tout cela n'est encore qu'une affaire de conscience personnelle...

France3 a aussi cédé, sous la pression d'un annonceur qui menaçait de retirer ses publicités ! Voir cet article intitulé "Guerre des fromages : France 3 pasteurise la vérité" ! Circonstance aggravante : l'amputation de l'information en question a entraîné une désinformation délibérée sur  des dangers encourus, statistiques à l'appui, sur le plan de la santé : l'origine de cette manipulation  est " une phrase, prononcée par Alain Dubois, fromager professionnel, disant que, en cas de non respect des règles sanitaires, le lait pasteurisé présente plus de danger que le lait cru et que, statistiques à l'appui, les problèmes de listéria touchait plus souvent les fromages au lait pasteurisé. Info capitale, jamais démentie ni attaquée lorsqu'elle fut donnée dans d'autres médias, mais ici passée à la trappe."

Voici pourtant ce que dénonce Wendell Berry ("The Unsettling of America", p.41.) : « On ne trouve plus nulle part un marché de produits au détail tels qu'une baratte de crème, une poule, quelques douzaines d'oeufs. On ne peut plus vendre le lait de quelques vaches, puisque l'équipement exigé par la loi est trop cher. Ces marchés ont été éliminés au nom de l'hygiène, mais c'était bien sûr pour enrichir les gros producteurs. Nos futurs historiens ne pourront manquer de souligner ce lien entre l'obsession de l'hygiène et le lucre. »

 

et les médias en ont une grande part de responsabilité...

¨¨ Alors que les médias s'acharnent à fustiger avec une loupe grossissante les dérives pourtant très limitées relevées dans les pratiques non conventionnelles, ils ne le font pas par rapport à toutes les autres dérives et bien plus importantes : les dérives de nature sectaire, bancaires, politiques, médicales sans oublier les dérives policières et judiciaires !

 

                                 « Il y a plus faux que le faux, c’est le mélange du vrai et du faux ». Paul Valéry

                                                                                        mais qu'on ne s'y trompe :

« La vérité ne devient pas mensonge parce que nul ne la connait

et le mensonge ne devient pas vérité parce qu'il se colporte et se multiplie » Gandhi

 

 

"Au village, sans prétention

J'ai mauvaise réputation. 

Qu'je m'démène ou qu'je reste coi.

Je pass' pour un je-ne-sais-quoi !

Je ne fais pourtant de tort à personne

En suivant mon chemin de petit bonhomme.

Mais les brav's gens n'aiment pas que

L'on suive une autre route qu'eux,” ....

"Les deux oncles" (Georges Brassens)

 

 

 

« L'idée fréquente selon laquelle les sectes charrieraient une population d'individus psychiquement fragiles

est peu convaincante. »
(Source: "Santé mentale et phénomène sectaire" nº 16, Bruxelles, 2001, p.31)

 

"Qui est capable d’établir la différence entre ce qui est une secte et ce qui ne l’est pas ? Ou bien le gouvernement se transforme en tribunal d’inquisition, distinguant entre les bonnes religions et les mauvaises : on entrevoit alors les litiges que cela entraînerait... Ou bien les pouvoirs publics continuent, comme c’est le cas aujourd’hui, d’intervenir légitimement sur les questions d’ordre public et la justice sur des délits caractérisés. Lorsque la Préfecture de police autorise l’organisation d’un chemin de croix dans la rue, elle ne prend pas position sur la résurrection du Christ mais sur l’absence de trouble sur la voie publique. " Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

 

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Liste de questions avec lien direct vers les réponses (qui se trouvent dans le texte continu qui suit) :

 

-           Que désigne-t-on (trop) souvent comme "secte" ou "sectaire" ?

-     Sur quels critères objectifs se base-t-on pour déterminer ce qui est à caractère sectaire ?

-           Est-ce que les chasseurs de secte sont vierges de toute critique ?

-           A quand remonte l'usage accru de ce terme de secte dans les médias ?

-           Mais faut-il avoir peur des sectes ?

-           Quels sont les dangers quand on s'acharne à les combattre ?

-      Que penser de ce qui est avancé comme chiffres-catastrophes de mineurs qui seraient victimes de secte

-           En quoi les psychothérapies intéressent-elles les mouvements sectaires ?

-    Quels chiffres permettent d’affirmer que la dérive sectaire et les abus se trouvent plus du côté
des thérapeutes non universitaires ?

-           Que penser de la mouvance des "enfants indigos" ??

-           Quels sont les types de comportements sectaires auxquels s'adonnent certains psy ?

-           Que penser de la "La Biologie-Totale", très souvent montrée du doigt ?

-           Quelles sont Types de dérives pouvant s'apparenter à des pratiques sectaires dans les formations ?

-           En quoi est-il inapproprié d'accepter des personnes malades dans des formations ?

-           Les conditions d'admission dans ce type de formation sont-elles suffisantes ?

-           Est-ce que le fait d'avoir fait  travail personnel sur soi y est-il pris en compte ?

-           Quel est le Comportement inadapté et anti déontologique chez ceux qui s'installent trop vite ?

-           Quelles sont en conséquence les difficultés particulières à pratiquer la psychothérapie ?

-           Où se situe la frontière entre la médecine et la psychothérapie ?

-           Pourquoi les psychothérapeutes sont-ils souvent accusés de pratiquer illégalement la médecine ?

-           Quelle est la fréquence de pratiques illégales dans le chef de psychothérapeutes ?

-           Que dit exactement la loi concernant les pratiques illégales de la médecine ?

-          Pourquoi la psychothérapie obtient-elle pourtant de remarquables résultats sur la guérison des maladies ?

-           En quoi la psychothérapie peut-elle arriver à aider à se guérir de maladies réputées incurables ?

-           Ou se trouve la spécificité de la psychothérapie dans la prise en charge de la santé par rapport à la médecine ?

-           Pourquoi l'efficacité de la psychothérapie est-elle établie ?

-           Que dire des comportements iatrogènes de certains médecins et autres membres du corps médical reconnu ?

-           Quels sont le cadres déontologique et éthique de la psychothérapie ?

 

 

Chapitres avec accès direct vers les contenus

Introduction : ce qu'il faut entendre par secte et les différentes attitudes à opposer.

1.         Psychothérapie et mouvements sectaires ou accusés de l'être ou de s'y apparenter :

a.         Mouvements ou associations spirituels, Eglises

b.         Psychothérapeutes ou des thérapeutes hors sectes qui s'adonnent à des dérives

c.         Formations à la mode et montrées du doigt par les médias : exemple de la "Biologie-Totale"  du Dr Claude Sabbah

 

2.         Types de dérives pouvant s'apparenter à des pratiques sectaires dans des formations thérapeutiques :

            a.         Acceptation, lors de cours, de personnes gravement malades

b.         Conditions d'admission qui sont insuffisantes

            c.         Contrôle déficient d'un travail personnel préalable et absence de supervision

d.         Comportement inadapté et anti déontologique chez ceux qui s'installent trop vite

e.         Exemples vécus en thérapie

 

3.         Difficultés à pratiquer la psychothérapie :

            a.         Mauvaise réputation à cause des dérives  

b.         Absence de cadre légal

 

4.         Frontière entre la médecine et la psychothérapie :

            a.         Accusations de pratique illégale de la médecine

b.         Spécificité de la psychothérapie dans la prise en charge de la santé  

c.         Efficacité établie de la psychothérapie

d.         Comportements iatrogènes de certains médecins et autres membres du corps médical reconnu

e.         Cadres déontologique et éthique de la psychothérapie : savoir-être, savoir-faire et savoir : (1995)

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 Introduction : ce qu'il faut entendre par secte et les différentes attitudes à opposer.

Tout d'abord, je remarque que les mots "secte", "sectaire" sont souvent employés abusivement pour définir des attitudes jugées, sinon inacceptables, du moins, pour définir ce qui fait peur, voire ce qui ne rencontre pas son propre entendement. En France, on ne peut qualifier légalement de "secte" que ce qui est repris dans la liste des sectes contenue dans le rapport parlementaire n°2468 (1995). En Belgique, une commission d'enquête (avril 1997) a également établi un rapport contenant une liste de sectes mais ce rapport a été ensuite très controversé. Toutefois, une circulaire gouvernementale française datée du 27 mai 2005 a remis en cause les conclusions des rapports parlementaires en affirmant que le fait d'établir des listes de sectes n'était pas pertinent, et qui plus est contraire au respect des libertés et au principe de laïcité.

Cette difficulté a conduit le gouvernement français à faire cette mise au point lors de Conférence annuelle sur les Droits de l'Homme : « La liste des mouvements sectaires comprise dans un rapport parlementaire français de 1995 [Ndlr :...] est un document de travail parlementaire. En d'autres termes, elle n'a aucune valeur juridique [Ndlr :…] Certaines autorités locales ont pu toutefois faire référence à cette liste pour prendre des mesures administratives - toutes annulées par les tribunaux. Le gouvernement français s'emploie à sensibiliser les rouages de l'administration afin que la liste des mouvements sectaires soit reconnue pour ce qu'elle est : un document de travail parlementaire qui ne peut servir de fondement à une mesure.» (Conférence annuelle sur les Droits de l'Homme de l'OSCE à Varsovie en septembre 2002,). en revanche, le Conseil d'état (France) a reconnu en juin 2005, lors d'un procès intenté par la scientologie que cette même "Liste des Sectes" avait une "valeur informative".

Des listes de critères qui caractérisent les sectes ou pouvant mener à l’identification d’un phénomène sectaire ont été établis notamment à l'occasion d'un congrès à Barcelone en 1993 et dans le rapport de la commission parlementaire belge cité.

Certains chasseurs de sectes en ont fait leur principe de vie et se sont constitués en association comme l'U.N.A.D.F.I., en France ("Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu") : " Elle s'est donné pour mission de lutter contre les sectes. Certes, ce combat est légitime à partir du moment où il est mené contre les vraies sectes, au sens que l'on doit donner à ce mot, c'est-à-dire au sens d'organisations qui mettent en cause l'intégrité et l'équilibre physique, mental et psychologique de leurs adeptes. De toute évidence, il existe de telles sectes, ce qui justifie de les combattre."

En revanche, au vu des actions en justice intentées contre elle, tel l'arroseur arrosé, elle a elle-même acquis une réputation de "secte anti-sectes" à cause des excès à outrance auxquels elle s'est livrée : " l'U.N.A.D.F.I. ne semble ni indépendante ni objective dans ses jugements. Comme le laisseraient croire certains documents qui émanent d'elle, cette Association considérerait a priori que toute organisation dont l'enseignement n'est pas conforme à la foi catholique serait une secte, sans parler du jésuitisme notoire dont elle semble faire preuve dans sa croisade anti-sectes." Ainsi, des parcelles de son vrai visage se dévoile.

En fait, suite à la terrible affaire de la "secte du temple solaire" en Suisse ("tuerie-suicide" de 16 adeptes en 1995), ce vocable "secte" a avantageusement remplacé celui de "diable" qui était utilisé avec les mêmes intentions jusqu'à la fin d'une époque où son existence était généralement admise !

 Cependant, il faut se poser les bonnes questions, reprenant le titre de cette conférence donnée à Strasbourg en 2001, "Faut-il avoir peur des "sectes" ?" et qui a fourni des clés essentielles : "1. Des raisons légitimes d’avoir peur, 2. Des informations, des faits pour raisonner et atténuer ses peurs,  3. Des moyens pour ne pas donner prise à la peur." De plus, m'inspirant encore du titre d'un colloque organisé à Bruxelles (juin 2006), je ne peux qu'attirer fortement l'attention sur le fait que "la vigilance envers les sectes ne peut justifier une dérive totalitaire !"

"Quand le directeur des RG revient sur le rapport parlementaire"

Extrait du site www.Sectes.eu   "Plus de 500 ans de chasse aux sorcières"
 

"Yves Bertrand, Directeur Général du service des Renseignements Généraux de 1992 à 2003, avait collaboré activement à fournir des « informations » aux députés de la commission d'enquête qui ont rendu leurs conclusions dans le fameux rapport parlementaire sur les sectes en 1996. Bien que ce rapport ait déjà été déconseillé par circulaire du ministère et qu'il n'ait aucune valeur autre qu'une valeur de propagande, il est intéressant de découvrir le point de vue de ce Monsieur qui occupe maintenant un poste à l'Inspection Générale de l'Administration et vient de publier son livre "Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout" aux éditions Plon. J'en reproduis ici de courts extraits :

 

« Il est exact que les Renseignements Généraux ont contribué à nourrir la réflexion de la commission d'enquête parlementaire qui, en 1996, a rendu un rapport très dur sur la question, en ne recensant pas moins de 172 mouvements qualifiés de sectaires.
Je ne renie pas le travail que nous avons fait alors pour éclairer les parlementaires. Mais ce travail a incontestablement vieilli. Et j'ai moi-même évolué sur la question. A coté de sectes authentiques et dangereuses, pratiquant la déscolarisation des enfants, l'abus de faiblesse, voire la pédophilie, certains groupes se sont vu un peu vite affubler du vocable de secte.
La sémantique elle-même devrait être modifiée. Le terme secte a été forgé à une époque où le catholicisme et le protestantisme constituaient la norme dominante et où il s'agissait, en quelque sorte, de stigmatiser les hérésies chrétiennes. Doit-il être utilisé aussi facilement aujourd'hui ? J'en doute sincèrement.


...Doit-on confondre en un même vocable, sectes et mouvements minoritaires, pratiquant le prosélytisme comme les témoins de Jéhovah ?
Franchement je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la scientologie ou les Témoins de Jéhovah, mais faut-il pour autant les transformer en diable ? Je pense même qu'à placer sur le même plan certaines sociétés de pensée et d'authentiques mouvements sectaires qui aliènent la liberté de leur membres, on aboutit à l'inverse du but recherché. Sous prétexte de protéger la liberté de conscience, on empêche les citoyens d'embrasser les croyances de leur choix, ce qui est le contraire de la laïcité bien comprise...»

Voilà qui a mérite d'être clair, quoique prudent."

 

Enfin, il faudrait donc toujours "garder raison" et ne pas "jeter l'enfant avec l'eau du bain", même si des dérives existent, comme démontré dans ce qui suit, en rapport avec ce qui est un secteur que je connais bien et qui m'occupe professionnellement et qui souffre injustement de cette médiatisation négative : le développement personnel et les psychothérapies. Suivant ce qu'un colloque à Bruxelles dénonçait, ""la vigilance envers les sectes ne peut justifier une dérive totalitaire !" : "l'accusation infamante de «secte» a même été étendue à de nombreuses pratiques de développement personnel, de thérapie ou l'éducation, voire à tout comportement alternatif ou mode de vie s'écartant des normes"

Que penser des chiffres-catastrophes de mineurs qui seraient victimes de sectes et avances par les chasseurs de sectes ? « Les associations qui s’intéressent aux "sectes" avancent parfois que 20 000 mineurs pourraient être sous l’influence de "mouvements sectaires". L’absence de norme pour délimiter avec précision la situation à partir de laquelle il est raisonnable de parler d’implication de ces mineurs dans les mouvements oblige toutefois à prendre ce chiffre avec précaution. En tout état de cause, même si elles ne constituent que la partie émergée du phénomène, les affaires traitées par la gendarmerie se situent à un niveau très inférieur à ces estimations : depuis 2004, trente-sept procédures seulement ont été diligentées par les unités de gendarmerie. » (Source : "Sectes" et enfants : les chiffres officiels")

 

Mr Jean-Yves Dupuis, Inspecteur général, ministère de l’Education nationale raconte « Durant l’année scolaire écoulée [Ndlr :…] 19 000 signalements aux procureurs de la République, concernant des enfants qu’on estimait être en danger, pour diverses raisons. Lorsque nous avons demandé aux inspecteurs d’académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l’étaient à cause de mouvements "sectaire", ils nous ont répondu qu’il y en avait huit. » (Source : "Sectes" et enfants : les chiffres officiels").

 

Dans la communication qu'elle a faite au Colloque du CICNS, (30 septembre 2007 à Paris) le Pr Anne Morelli a fait part d'un fait qui pourrait certes choquer les pratiquants des grandes religions en place : suite à un étude approfondie et impartiale d'une équipe de plusieurs scientifiques universitaires belges et appartenant à différentes universités, il apparaît objectivement qu'il n'y a pas de différences entre les institutions religieuses et les sectes. La question alors à se poser et légitime est ce qui fonde réellement la chasse aux sorcières dont font l'objet les mouvements qualifiés de sectaires. Tentative de réponse : à propos du livre du Pr Anne Morelli "Lettre ouverte à la secte des adversaires des sectes", Par rapport à la différence entre "secte" et "religion" : "N’ayant pas trouvé au cours de mes recherches un seul critère objectif permettant de distinguer les sectes des religions, je me refuse évidemment à participer à ce tri.. Je plaide pour l’ouverture aux idées de demain et pour la tolérance. La tolérance est une vertu incommode… " "pour elle, il n’y a pas d’autre différence que le regard que pose la société et ses médias sur tel ou tel groupuscule, mouvement, Eglise. Toutes deux procèdent du même phénomène humain, la croyance en une certaine forme d’irrationnel. Dans ces conditions, pourquoi l’Etat belge reconnaît-il et finance-t-il l’Eglise catholique et pas les Témoins de Jéhovah et la Scientologie ? Une question de rapport de force". Elle dit encore "Je pense que les sectes ne sont encore en matière de "nocivité" que de pâles amateurs à côté des grandes multinationales des religions, dont les morts sont à comptabiliser par millions."
 

Proverbe africain  : "Le mensonge donne des fleurs mais pas des fruits "


 

1. Psychothérapie et mouvements sectaires ou accusées de l'être ou de s'y apparenter :

a.     Mouvements ou associations spirituels, Eglises qui dispensent des séances de psychothérapie et le font à dessein (inavouable) d'attirer et de conserver leurs adeptes (dépendance, outrageusement et d'une manière révoltante, contraire à la déontologie psychothérapeutique) : "ils ne savent pas ce qu'ils font" (Evangile).

Exemple des enfants "indigos" et la secte Kryeon (cataloguée comme telle dans le rapport parlementaire français n°2468 (1995). qui fournit une liste de sectes). "L'indifférence à la souffrance psychique des malades et de leur famille peut favoriser une forte perméabilité. "Les groupes sont protéiformes, ils s'adaptent à la demande", préviennent les spécialistes. Ainsi, Kryeon, un groupe qui cible des parents désarmés face au comportement de leurs enfants hyperactifs, surdoués ou violents. Dans la doctrine de la secte, ces "enfants indigo" sont appelés à gouverner le monde. Aux Etats-Unis, la sauce a pris." (Source). 

"L'enfant indigo rapporte gros : il ne doit pas être éduqué comme les autres enfants puisque c'est lui qui est venu éduquer ses parents ! Ceux-ci doivent donc apprendre à le décrypter (50 euros la lecture d'un dessin d'enfant indigo), à se comporter correctement avec lui (quatre séances d'une heure et demie à 45 euros l'unité). Il leur est conseillé de le retirer des griffes des méchants professeurs (qui osent le réprimander), des psychologues et médecins classiques. Il doit cesser de fréquenter les autres enfants, lesquels lui sont inférieurs, et être regroupé avec d'autres enfants indigo : mettez-le dans une communauté ad hoc, avec des thérapeutes qui vous feront un prix d'ami... Il ne manque en effet pas de spécialistes, d'êtres d'une élévation spirituelle bien plus haute que la vôtre, pauvre pomme, de thérapeutes auto-intitulés, de psychologues dévoués à leur prochain, de praticiens énergétiques », etc., tout prêts à mettre leur talent à votre service, et à s'occuper de votre enfant indigo."

Certains enfants ainsi marginalisés dérapent : "Et n'oubliez pas que si vous ratez son éducation, l'indigo peut devenir dingo: « Tous les jeunes enfants qui tuent leurs collègues ou leurs parents sont des enfants indigo (...) qu'on a interrompus quelque part dans leur mission », menace le sympathique Lee Caroll, histoire de culpabiliser efficacement les parents." (Article du Canard Enchainé).

Autre source : "L'enfant Indigo, la polémique !" ().

b.    Psychothérapeutes ou des thérapeutes hors sectes qui s'adonnent (consciemment ou pas) à des pratiques manipulatoires, de mises en dépendance thérapeutique, d'interventions "sauvages" (injonctions, ordres, pressions inadmissibles, des promesses de guérison…) qui s'apparentent alors à des pratiques sectaires. Exemple : la Méthode EMDR : "Je suis allée consulter un spécialiste EMDR qui m'a expliqué que cette méthode était ma seule chance de "guérir", je correspondais à une indication "idéale". Guérison assurée m'avait-on annoncé. J'ai fait une bonne douzaine de séances, pris des oméga-3. Après une légère amélioration, mon état s'est de nouveau détérioré. Tout cela pour rien au final. J'y ai laissé une petite fortune."

     c.    Formations à la mode et montrées du doigt par les médias :

Exemple de la "Biologie-Totale" : le journaliste Olivier Hertel s'en prend à elle et à son promoteur, le Dr Claude Sabbah, dans un dossier intitulé "Les gourous en blouse blanche", (Science & Avenir, septembre 2005) où il va jusqu'à le traiter d' "escroc". Dernièrement, suite à une conférence de Claude Sabbah à la Sorbonne (voir un extrait en vidéo à visage découvert), ce journaliste titre son article paru dans le Nouvel Observateur :: "Une secte à l`université Panthéon-Sorbonne ! "Claude Sabbah, chef de file de la mouvance sectaire "Biologie Totale des Etres Vivants."

Certes, j'ai déjà fustigé dans un très long texte mis sur le net des pratiques liées à la diffusion comme à la pratique de cette approche de Biologie-Totale qui pourraient être assimilées à des pratiques sectaires et qui expliquent en partie le courroux dont elle est l'objet : "Biologie-Totale ? Je dis résolument NON ! …" ( Voir le détail dans ce qui suit (Titre 2).

Voir aussi les textes repris en annexe : "Les sectes délaissent les gourous pour les formateurs" et " Du risque sectaire dans la formation professionnelle "
 

2.     Types de dérives pouvant s'apparenter à des pratiques sectaires dans des formations thérapeutiques :

a.     Acceptation lors de leurs cours, de personnes gravement malades qui viennent là pour tenter de se soigner et qui comptent ainsi pouvoir en guérir sinon sur place, du moins peu de temps après, comme par magie : il n'y a alors que trop d'exemples de "rechute" rapide chez des personnes (stagiaires ou patients), qui ont "bénéficié " de ce type d'intervention en public (!) lors de tels cours, et, à la faveur d'une "démonstration",  de se retrouver contraint de dévoiler alors à la cantonade le détail de leur vie privée (pour la "bonne cause" bien-sûr !) ; cette façon de faire devrait être strictement interdite parce qu'anti-déontologique et éthiquement inacceptable. Par exemple, a-t-on pensé aux conséquences : que va-t-il alors se passer, à supposer que la guérison dépende d'une seule phrase magique à trouver, comme cela se rencontre, si le patient n'y arrive pas ? De plus, quelle garantie de confidentialité a-t-il par rapport à ce qui a été ainsi livré en public ? Il peut alors se créer un autre conflit aux conséquences désastreuses comme, par exemple, le conflit de se sentir incapable, ne pas y arriver etc. et de provoquer d'autres somatisations, car il les aura forgées dans un complet isolement. Lors des cours que j'ai suivis en "décodage biologique" des maladies à Paris, était présente une personne atteinte d'un cancer qui se généralisait ; elle est décédée peu de temps après la première série de cours ; déception et renforcement des résistances supplémentaires à la guérison sont présents chez ceux qui sortent sans avoir pu guérir par le truchement de telles "formations" ; il n'est en effet pas du tout approprié de faire des séances de thérapies à l'occasion de stages : le stagiaire malade, comme tout patient, est un enfant (dans le sens bien sûr de COMME un enfant) par nature, très vulnérable et très manipulable ; la présence d'autres personnes associées à l'absence du "confort" et de la sécurité nécessaire (entre autres constituée par la confidentialité) qu'offre une authentique séance de thérapie, enfreint la plus basique des déontologies relative à ce qui prévaut en accompagnement thérapeutique digne de ce nom. Nous avons rencontré dès lors des patients qui ayant fait ce type d'expérience contre-indiquée, ont souffert d'effets iatrogènes, qui sont autant de nouveaux freins pour leur guérison et dont il faudra aussi en résoudre les conflits surajoutés conséquents. Ces thérapies qui sont dispensées en direct et devant un large auditoire sont contraires au principe de confidentialité requise en thérapie et risquent même d'augmenter les facteurs de résistances à la guérison.

b.     Conditions d'admission qui sont insuffisantes : de tels formateurs devraient être prioritairement soucieux d'éviter un maximum d'effets iatrogènes (= dus au thérapeute lui-même, à son attitude ou à l'approche utilisée) et de respecter le "primum nil nocere" ("d'abord ne nuire en rien" de Hippocrate) lors de la dispense d'un enseignement approprié et qui se conforme aux préceptes des cadres éthiques et déontologiques d'autant plus sévères que cela touche la santé ; de plus, il aurait fallu imposer les prérequis d'une formation certifiante en relation d'aide et en psychothérapie, de nature à garantir un cadre thérapeutique approprié.

c.     Contrôle déficient d'un travail personnel préalable : comme on observe trop souvent que chez un beau nombre de stagiaires que sont absents un authentique travail sur soi ainsi qu'une vraie supervision de leur pratique ensuite, c'est par ignorance la plupart du temps faute d'en avoir été informés lors de leurs formations ; je l'ai vérifié maintes fois ; on peut dès lors se poser légitimement la question de savoir si, chez ces formateurs eux-mêmes cette absence d'exigence n'est pas révélatrice d'une déficience personnelle par rapport à un authentique travail fait sur eux-mêmes et d'une vraie supervision, non seulement de leur pratique, mais aussi de ce qu'ils livrent dans leur formation. Cette supervision doit être faite par un autre thérapeute aguerri, sinon le danger est la dérive "gourou" et surtout de ne pas avoir mis la distance suffisante entre le patient et soi, ce qui sera toujours néfaste voire dommageable à celui-ci. Tout formateur a une responsabilité morale sur la manière dont ce qu'il livre sera utilisé, surtout quand cela touche à la vie et à la santé des gens ; la transmission d'une déontologie rigoureuse et d'une éthique appropriée sur la manière de transmettre le "savoir" devraient alors faire partie intégrante des formations. Le souci constant à l'esprit des formateurs devrait être de ne transmettre le "savoir" qu'en  le subordonnant au développement parallèle des propres "savoir-être" et "savoir-faire" de leurs élèves. "J’ai toujours été attentif à la responsabilité que je porte en formant des personnes : cette responsabilité consiste à les avertir et les rendre conscientes de leurs limites. Elle consiste aussi à leur transmettre et leur faire travailler des outils méthodologiques opérationnels pour qu’ils pratiquent leur métier avec méthode et efficacité. Donner des informations sur le décodage des conflits et des maladies est important certes, mais totalement insuffisant." (Jean-Jacques Crèvecoeur) (cf.  http://www.retrouversonnord.be/sentiersguerison.htm).

d.     Comportement inadapté et anti-déontologique chez ceux qui s'installent trop vite comme thérapeutes suite à ce type de formation : parce que celle-ci n'inclut pas le cadre éthique et déontologique de rigueur, un nombre important de personnes qui ont recours à ces (seules) formations, croient qu'après les avoir suivies, elles peuvent immédiatement s'installer comme "thérapeutes", sans aucune autre formation ni approche réellement psychothérapeutique dans le sens noble du terme. C'est tout à fait regrettable et inacceptable : il leur a manqué une partie importante, voire la plus importante,  pour y arriver en toute efficacité et dans le respect mutuel. Ils n'ont alors pas les moyens réels de jauger à sa juste perception, l'importance du conflit humain que vivent ces patients.  "Je suis personnellement inquiet de voir tous ces gens pleins de bonne volonté, ayant suivi une formation en décodage biologique, se lancer directement comme thérapeutes, sans connaissance médicale ou physiologique, sans expérience de l’accompagnement psychologique, sans formation thérapeutique. Accompagner quelqu’un sur son chemin de guérison nécessite un énorme bagage théorique et une vaste culture générale. Cela suppose aussi une connaissance et une pratique des processus permettant au patient de retrouver son équilibre vital, d’aller puiser dans son propre potentiel de guérison et d’échapper à tous les pièges inconscients qui jalonnent son parcours vers la santé." (Jean-Jacques Crèvecoeur) (cf.  http://www.retrouversonnord.be/sentiersguerison.htm ).

Exemple vécu en thérapie : Il s'agit d'un patient qui a suivi la formation en "Biologie Totale" et qui se confie en séance : il doute de l'avenir de son couple car il croit que sa femme n'est pas ouverte aux principes de la "Biologie Totale" et il a l'impression qu'il ne peut rien partager avec elle sur ce plan. A la question posée de savoir sur quoi il se base pour dire cela, il livre alors l'exemple vécu suivant ; sa femme lui avait demandé ce que voulait dire un certain symptôme dont elle souffrait. Ne connaissant pas le "décodage de mémoire", il croit bien faire en lui exhibant le décodage "ad hoc" présent dans un livre. Après lecture, elle lui répond que ce texte ne lui parlait pas et lui de conclure sans appel "qu'elle n'est pas ouverte à la Biologie Totale". (!!!)  En fait, elle avait bien une demande, ce qui signifie bien qu'elle est ouverte à la "Biologie Totale", mais que la manière utilisée et le cadre ne lui convenait pas. C'est sans doute cette manière de faire ("savoir-faire") qu'il aurait fallu que, d'emblée, ce patient "décode" ; mieux aurait donc valu qu'animé des meilleures intentions du monde (dont certes l'enfer est pavé), il ne livre aucun décodage ("savoir-être"), qu'il soit repris d'un livre, rendu pas sa mémoire ou de sa propre "trouvaille" et surtout donc, parce que lié affectivement à elle, il s'abstienne de jouer un tel rôle et ait l'humilité de l'inviter, en en soulignant l'importance, de consulter quelqu'un d'autre. Mais, ce qu'on ne lui avait pas dit durant sa formation en "décodage biologique" (vu l'absence du cadre éthique et déontologique requis), il est de toutes façons (notamment)  inapproprié de faire de la thérapie en couple : l'un jouant donc au thérapeute, car cela rompt l'équilibre entre les partenaires en plaçant l'un en situation de connaissance supérieure à propos de l'autre et de plus sans neutralité possible ; cela ouvre donc l'accès à un jeu de pouvoir interne tout à fait destructeur. Dans tous les cas, comme thérapeute "autorisé", il s'agit non pas d'imposer, voire de suggérer quelque décodage que ce soit, mais bien de poser à la personne les questions appropriées qui vont l'amener à découvrir par elle-même la signification de son symptôme ("saint-homme"). Se comporter en accoucheur, en maïeute. Certains diront que cela marche parfois de jouer au "vogelpick" et induiraient que la fin justifierait donc les moyens ; le vogelpick, c'est le jeu de fléchettes "à la belge" et donc par extension (pour les maladroits) où le hasard prévaut : "au petit bonheur la chance" ! Ils ne se rendent alors pas compte quels risques iatrogènes ils font courir au patient et à quelle dérive ils se prêtent ainsi ouvertement.

e.     Exemples vécus en thérapie : pour ne prendre qu'un seul exemple, c'est une dame de 80 ans vient me trouver pour guérir de sa maladie de Parkinson dont elle souffre depuis 20 ans ; elle avait fait le tour de France et de Belgique de "thérapeutes en décodage biologique" et de médecins aguerris à la Médecine Nouvelle ou à "Biologie Totale". Elle arrive avec une liste impressionnante de ce qu'un tel et un tel etc. lui ont dit d'emblée, comme "décodage" de sa maladie. A la fin de sa longue énumération, elle me demande, pensant ajouter une ligne à sa longue liste "et vous quel est votre décodage" M'abstenant comme d'habitude, de lui donner quelque décodage que ce soit, je lui ai alors demandé : "Et vous madame que pensez-vous être la cause de votre maladie ?" ; elle me répond alors, étonnée, "Tiens, on ne me l'a jamais demandé ! " Quatre mois après, elle ne souffrait plus de tremblements ; mon seul "mérite" a été de toujours essayer de la replacer dans son ressenti, de faciliter sa mise en action concrète de la déprogrammation de son conflit en le solutionnant en douceur et enfin de la soutenir, en l'encourageant...

 

3.     Difficultés à pratiquer la psychothérapie :

a.  Mauvaise réputation à cause des dérives : le nombre trop important de formations déficientes en (psycho)thérapie font qu'actuellement la psychothérapie est trop souvent et injustement controversée ; cela disqualifie finalement les approches psychobiologiques qui veillent à se dérouler dans un cadre authentiquement psychothérapeutique (dans le sens noble du terme). Les médias comme le public ont en effet trop souvent tendance (compréhensible) à "jeter l'enfant avec l'eau du bain" et tomber dans un manichéisme révoltant autant qu'injuste.

b.      Absence de cadre légal ; en France, la loi du 9 août 2004 sur le titre de psychothérapeute n'est pas encore d'application ; rien en Belgique ni en Suisse. (plus de détails).. Réaction des organisations de psychologues par rapport à la nouvelle Loi et par rapport aux amendements.

 

4.     Frontière entre la médecine et la psychothérapie

a.     Accusations de pratique illégale de la médecine : pourquoi cette suspicion relayée par les médias que des psychothérapeutes se livrent à la pratique illégale de la médecine ? Comme le dit Jean-Jacques Crèvecoeur (cf. http://www.retrouversonnord.be/langageguerison.htm#mpasse), vu "l'impasse de la médecine actuelle" et le "désarroi dans lequel se trouvent les chercheurs en médecine et en biologie",  on a pu voir ou interpréter comme des dérives ce que pouvaient alors dispenser des psychothérapeutes comme aide spécifique dans les problèmes de santé (et pas seulement psychique). Comme dans tout groupe professionnel, il y a eu et il y aura encore des brebis galeuses qui utiliseront la psychothérapie d'une manière indigne : on ne pourra jamais s'en prémunir.

     ¨ La psychothérapeute Cathie Guttin écrit dans un article ."(...) sur quelle réalité objective, quels chiffres donnés par le Conseil de l’ordre des médecins comparés aux plaintes déposées dans les syndicats de psychothérapeutes permet d’affirmer que le travail du psychothérapeute est un sous-travail dangereux et pervertissant ? Quels chiffres permettent d’affirmer que la dérive sectaire et les abus se trouvent plus du côté des thérapeutes non universitaires ? Pourquoi les réponses syndicales et des associations nationales de psychothérapie à cette non-reconnaissance quasi diffamante – et derrière laquelle chacun sait bien que se jouent des intérêts purement économiques de clientèle – n’ont-elles pas été la défense de la “Troisième voie”, telle qu’elle était initialement définie par le SNPPsy, au lieu de s’engager dans cette lutte de pouvoir et cette course à l’approbation étatique ? Cathie Guttin.cite par ailleurs dans son article, le témoignage (mensuel "Psychologies" de septembre 2000), du psychiatre et psychothérapeute Christophe André : dans son article sur "les psys qui couchent avec leur patient(e)s" il déclare que “les psys qui passent à l’acte se recrutent essentiellement chez les médecins, les sexologues et les praticiens de thérapies à médiation corporelle” parce que leur position leur permet de demander aux patientes de se dévêtir et de les toucher (90 % des passages à l’acte sexuels seraient commis par des hommes)."

Cependant, à ma connaissance (faute de statistiques en la matière et sans doute pour cause !), les regrettables cas imputables aux psychothérapeutes sont très peu nombreux et en tous cas nettement moins nombreux proportionnellement que la montagne de dérives et d'erreurs médicales perpétrées par les membres du corps médical officiel ; pour ne prendre qu'une source irréfutable, voir cette enquête menée par le très sérieux "Journal of the American Medical Association" (JAMA) qui existe depuis quelques années en version française, (cf. http://www.retrouversonnord.be/SanteALaUne.htm#Journal) et reprise dans "Health Affairs" n°164 du 30/07/2000 ; l'auteur, le Dr Barbara Starfield de la "John Hopkins School of Hygiene and Public Health" a publié des statistiques attestant que la troisième cause de mortalité, aux Etats-Unis, était les médecins et la pharmacie (effets mortels des traitements et médicaments) : 250.000 morts par an, sur la seule prise en compte des malades hospitalisés ; mais lorsqu'on décompte la totalité des morts de « maladies » iatrogéniques (dus aux traitements médicaux), à l’hôpital, ce chiffre dépasse les 280.000 morts par an. Avec les morts provoqués par la chimio & radiothérapie, cela devient alors la 2ème cause de mortalité (USA) !                                              

¨ De tels chiffres sont transposables en France vu l'apparentement des systèmes officiels de santé ; avec une proportion de 1/1000 on arrive alors au moins à 60.000 morts par an et donc quelque chose comme le crash total d'un Airbus tous les trois jours, rien que pour la France ! La revue scientifique "Sciences et Avenir" de décembre 2006 rappelle dans un dossier de 5 pages qu'en France, "le système de pharmacovigilance, chargé de détecter et prévenir les effets secondaires des traitements, n’en décèlerait que 5 %.(…). Les médicaments tuent plus que les accidents de la route." :Les chiffres du  JAMA (USA) sont même mieux que transposables chez nous : ils doivent être nettement revus à la hausse ; car chez nous les soins officiels de santé sont beaucoup plus étendus : plus de personnes qui en bénéficient et plus de remboursement ; notez aussi que la France et la Belgique sont au top des personnes qui consomment des anxiolytiques et des neuroleptiques. On sait que, pour ne parler que de lui, le Prozac a été rendu responsable de beaucoup de suicides ! De plus sachez que, par rapport aux statistiques données par "Sciences et Avenir" c'est un nombre très important de ces accidents qui sont provoqués sous l'influence en plus (!) de la prise de médicaments et comme on consomme nettement plus anxiolytiques et des neuroleptiques dans nos pays, cela ne fait alors qu'accroître arithmétiquement le nombre de ces accidents sous de telles influences !!! Les chiffres du JAMA devaient donc être revus nettement à la hausse concernant nos pays.
Cela démontre que du côté de la pratique conventionnelle de la médecine, il y a donc des dérives iatrogènes et mortifères sans commune mesure à tout ce qui pourrait être reproché dans le chef de la pratique non conventionnelle de la santé dont la psychothérapie et qui est diabolisée et dénoncée tendancieusement comme générant des dérives de type sectaire.

Albert Braverman, Docteur en Médecine écrit dans  "La Cancérologie dans les années 1990", (Ed. Lancet (1991, vol. 337, p.901)." De nombreux cancérologues recommandent la chimiothérapie pour pratiquement toutes les tumeurs, avec un optimisme non découragé par un échec quasi immanquable". Ou ce qu'écrit le Dr en Médecine Allen Levin : "La plupart des patients atteints de cancer dans ce pays meurent de la chimiothérapie. La chimiothérapie ne fait pas disparaître le cancer du sein, du côlon ou du poumon. Cela est prouvé depuis plus d'une décennie et pourtant les docteurs utilisent toujours la chimiothérapie pour traiter ces tumeurs." (cf. in "The Healing of Cancer." Ou encore de cet autre Dr en médecine, Thomas Dao : "Malgré l'usage répandu de la chimiothérapie, le taux de mortalité par cancer du sein n'a pas changé ces 70 dernières années" (in "'New England Journal of Medicine", mars 1975, vol. 292, p.707). Complémentairement, selon d'autres statistiques américaines, les effets secondaires des traitements médicaux causent davantage de morts que toutes les autres causes d'accidents rassemblées. "Les maladies iatrogènes (incluant nosocomiales), qui surviennent à la suite d'un traitement médical, sont désormais reconnues comme un danger pour la santé de tous partout dans le monde. MEDLINE (la banque de données médicales sur ordinateur de la Grande Bibliothèque nationale du gouvernement des Etats-Unis) contient plus de 7000 articles, rapports, et documents scientifiques depuis 1966 qui montrent qu'un nombre considérable de patients sont tombés victimes de troubles causés par leur traitement et d'effets secondaires nocifs dus aux médicaments. Ces effets secondaires nocifs, qui peuvent être graves, voire même mortels, sont associés à toutes les facettes de la médecine moderne, que ce soit les médicaments de synthèse ou n'importe laquelle des autres thérapies médicales, y compris les méthodes de diagnostique et la chirurgie".  (article du Dr Charles Barry : http://www.francemedicale.com/Charles.html).

Reprises de ce qui précède avec des textes complémentaires au départ d'études de scientifiques éclairés et incontestés.

"sed perseverare diabolicum" : qu'en est-il du principe de précaution

par rapport aux effets iatrogènes des traitements médicaux ?

 

En psychothérapie digne de ce nom, on ne peut se livrer, modifier ou donner d'avis médical ou quoique ce soit par rapport à un diagnostic ou un traitement médical et donc, bien exercée, on ne devrait pas alors se rendre coupable de pratiquer l'exercice illégal de l'art médical ; selon la Loi (belge), la pratique de l'exercice illégal de la médecine, c'est " l'accomplissement habituel par une personne ne réunissant pas l'ensemble des conditions requises (...) de tout acte ayant pour objet ou présenté comme ayant pour objet, à l'égard d'un être humain, soit l'examen de l'état de santé, soit le dépistage de maladies et déficiences, soit l'établissement du diagnostic, l'instauration ou l'exécution du traitement d'un état pathologique, physique ou psychique, réel ou supposé, soit la vaccination." (A.R. n° 78 mis en lien avec la Loi du 31 mars 1967, Belgique). En France, L'exercice illégal de la médecine est prévu par l'article L 378 du Code de la santé publique. "Il est constitué lorsqu'une personne non titulaire d'un diplôme médical, établit un diagnostic et/ou préconise ou applique un traitement et laisse croire en une guérison. Il peut s'agir : de professionnels de la santé qui dépassent les limites de leurs compétences et activités : infirmiers, sages-femmes, chirurgiens dentistes, pharmaciens... de professionnels de la beauté : esthéticiennes, coiffeurs... de personnes qui se prétendent faussement être médecin : des usurpateurs de titres. des herboristes, magnétiseurs... dans le cadre des médecines dites parallèles." (Cf. http://www.caducee.net/Droit-Sante/DroitSante/exercice-illegale.asp).  

En revanche,  bien pratiquée, la psychothérapie obtient de remarquables résultats sur notamment la guérison des maladies, par voie de conséquence de (ne) s'être occupé (que) de ce qui est psychologique. En effet, confirmant en les prolongeant les théories d'Einstein, les découvertes de la Physique Quantique ont permis de confirmer le fait qu'au cœur même de l'atome, "c'est la psychomatière et donc le psychisme qui mène le jeu" (cf. ce qu'en dit le Pr Jacqueline Bousquet, docteur ès Sciences, Biologie, Biophysique, chercheur honoraire au C.N.R.S., chargée d'enseignement à la Faculté Privée des Sciences Humaines de Paris, Conférencière, Ecrivain) (cf. http://biogassendi.perso.sfr.fr/scienceetconscience.htm et http://www.arsitra.org/yacs/files/article/38/introduction_conscience.pdf).                                                                                            

Dans son remarquable livre "Médecine du mal, médecine des mots", Richard Sünder explique que dans l'approche médicale conventionnelle c'est la syntaxe qui est absente : on prend la personne en tant qu'objet et pas un "sujet" qui agit (verbe) sur la matière (objet) ; dans les recherches de la science médicale conventionnelle, on ne prend en compte alors que l'observation de la matière comme dans la plupart des expériences scientifiques de type matérialiste ; on croit alors qu'on a devant soit, suivant l'expression du Dr Deepak Chopra, le "territoire" de l'expérience alors qu'on en a qu'une sorte de "carte", et donc cette carte est fort incomplète. le Pr J. Bousquet écrit encore : "Notre science a besoin d'une biologie de l'immatériel" ; disait déjà Bernard Shaw : "Les gens intelligents s'adaptent à la nature, les imbéciles cherchent à adapter la nature…C'est pourquoi ce que l'on appelle le progrès est l'œuvre des imbéciles" et c'est ce qu'on pourrait alors dire de toutes ces recherches scientifiques rivées arbitrairement et exclusivement sur la matière. Car ils se mettent de plus en plus en marge par rapport à ce que J. Bousquet écrit encore "L'application des données de la physique quantique, la reconnaissance de la psychomatière (Jean Emile Charon) doivent nous permettre d'aborder la biologie en véritable science du vivant. Depuis de nombreuses années, la recherche dite scientifique est principalement orientée sur l'étude de la pathologie et de la mort." (cf. http://webmaster555.free.fr/sciences/jacqueline.html).

(Dr Deepak. CHOPRA est un médecin-philosophe américain d’origine indienne, pionnier des médecines non conventionnelles, considéré comme l’une des 100 personnalités internationales les plus inspirantes du siècle selon Time Magazine)

 

Lire aussi de Jean Emile Charon, physicien et philosophe : "Le psychisme électronique" : "C’est le gaz de lumière qu’enferme l‘électron qui va être le support de toutes les interactions psychiques de cette particule." Extrait page 145 de son livre "Le monde éternel des éons" : " l'électron est de la psychomatière, et non de la matière, puisqu'il a cette particularité de n'avoir pas comme la matière ordinaire, uniquement des propriétés physiques, mais encore des propriétés psychiques".                                                                                                                                     

En psychothérapie, quand on utilise notamment les découvertes de la psychobiologie (traduction du psychisme dans la biologie, le corps, cf. www.retrouversonnord.be/psychobiologie.htm) qui intègre toutes ces découvertes modernes et qui présente dans une architecture du vivant (enfin) cohérente  et en passe de devenir incontournable, les interactions du psychisme sur le corps, on peut alors aider les patients à guérir des origines psychologiques des maladies et par voie de conséquence ils en guérissent alors mais sous certaines conditions. C'est ainsi que j'ai pu aider des patients à se guérir de maladies réputées incurables : maladie de Crohn, maladie de Parkinson et même ce couple dont l'épouse trois semaines après la première et unique séance est tombée enceinte naturellement alors qu'ils essayaient depuis des années infructueusement la fécondation in vitro : il y a avait chez l'homme un problème chromosomique qui le rendait stérile. Moi-même j'ai refait du nouvel os alvéolaire dans la mâchoire inférieure et je me suis guéri d'une ostéoporose réputée incurable (cf. http://www.retrouversonnord.be/blabriquecalcification.htm). Se confirme pleinement alors ce que disait déjà Saint Augustin : "Les miracles ne violent pas les lois de la nature, mais le peu que nous en savons ". Je suis en train d'écrire un livre sur le sujet.

b.   Spécificité de la psychothérapie dans la prise en charge de la santé par rapport à la médecine : "Les médecins et le personnel auxiliaire n'ont pas de formation reconnue en psychothérapie. (…) La qualité des traitements psychothérapeutiques permet d'économiser des coûts. (…) Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à partir de l'an 2000, la dépression sera la maladie la plus fréquente au niveau mondial. (…) Les coûts d'une psychothérapie de qualité sont plus que compensés par la diminution du nombre des consultations médicales, de la consommation de médicaments, du nombre d'hospitalisations, du nombre de journées d'absence au travail et de celui des rentes AI. (…) Un entretien avec un médecin ne constitue pas une psychothérapie qualifiée." Source : Fédération Suisse des Psychologues (FSP) & Association Suisse des Psychothérapeutes (ASP) (cf. http://www.psychologie.ch/index.php?id=239&L=1). "Les médecins de famille ne disposent généralement pas  du temps nécessaire pour ce type de consultation  et n’ont pas la formation adéquate pour entamer un traitement psychothérapeutique. C'est pourquoi, face à des troubles sévères, les médecins devraient orienter leurs patients vers une aide spécialisée, ce qui ne s’est produit que dans 44 % des cas." C'est le point de vue de Test Achats  (Enquête auprès de 14.000 personnes en Belgique) (cf. http://www.test-achats.be/?src=156591 ).

c.   Efficacité de la psychothérapie établie comme en témoigne le gain important réalisé sur les coûts sociaux : "Incidences économiques de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur le titre de psychothérapeute" (en France) : "Rappelons enfin qu’à l’heure actuelle, les psychothérapeutes prennent entièrement en charge les frais de leur longue formation professionnelle (plusieurs années de psychothérapie préalable, de formation puis de supervision) et paient ensuite la TVA  sur toutes leurs interventions.

Ils ne coûtent rien à l’État et lui rapportent, au contraire, des recettes sensibles. Leurs séances ne sont pas remboursées, ils ne prescrivent pas de médicaments, ils permettent d’éviter ou de réduire de nombreuses hospitalisations, voire certaines incarcérations [Ndlr :institutions psychiatriques et prisons]. L’ensemble de l’économie ainsi réalisée sur le budget national est difficile à chiffrer avec précision, et les estimations varient de 2 à 3 milliards d’euros par an. " Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P) (cf. http://www.ff2p.fr/fichiers_site/accueil/actualite/psy_peril/incid_eco/incid_eco.html )

"Sur base d'un questionnaire lancé dans la revue "Consumer Reports" (180'000 lecteurs) en 1994: il y a eu 22.000 réponses, 7000 réponses au questionnaire sur la santé mentale, 4100 ont fait appel à un professionnel de la santé (professionnel santé mentale, médecin généraliste, groupe de soutien), 2900 à un professionnel de la santé mentale ; conclusion : "les psychothérapies sont efficaces. Des 15% qui se sentaient très mal, 87% se sentent mieux. Des 19% qui se sentaient mal, 92% se sentent mieux"  (Consumer Reports, novembre 1994; Seligman, American Psychologist 1995)

"Une enquête nationale, effectuée à l’occasion des États généraux de la Psychothérapie (2001), avec la participation de l’Institut national de sondages BVA, auprès d’un échantillon représentatif de 8 000 Français adultes, a révélé que 5,2 % de la population avait suivi ou suivait encore une psychothérapie ou une psychanalyse — soit environ 3 millions de personnes. Il s’agit donc bien d’un problème d’ampleur nationale. Soulignons au passage que 84 % des usagers se sont déclarés "satisfaits" ou "très satisfaits" de leur thérapie" (Psychologies, 2001).
 

d.     Comportements iatrogènes de certains médecins et autres membres du corps médical reconnu : j'ai dû aussi passer un précieux temps à essayer de casser les conflits de diagnostic créés par des médecins qui ont asséné notamment ce qui suit : un thérapeute très connu, médecin, avait même dit à une patiente atteinte de la maladie de Parkinson  et dès le premier (et seul entretien) "Mais enfin madame, pourquoi voulez-vous guérir de cette maladie à votre âge ? Faites comme moi, je soigne mes allergies avec des petites pilules" !  Un autre médecin encore "Vous êtes trop âgée pour pouvoir guérir" ! ou encore : "Madame, ne revenez pas me voir tant que vous n'aurez pas quitté votre mari". "Si vous ne vous faites pas opérer [Ndlr :se faire enlever tout l'utérus], il ne faut plus venir me voir !". Quant au autres membres (ostéopathes, kinésithérapeutes qui s'essayent à la psychothérapie voici un exemple d'un tel comportement inapproprié : un thérapeute (ostéopathe)  me fait part de son incompréhension des raisons pour lesquelles il ne revoyait quasiment plus du tout les patients à qui il s'était pourtant évertué à expliquer les causes de leur mal-à-dire ! Durant sa formation en Biologie Totale (avec Claude Sabbah), de son propre aveu, quasi aucun mode d'emploi approprié de l'utilisation concrète du décodage en situation réelle ne lui avait été donné. Les exemples qu'il m'avait donnés de cas solutionnés en apparence se basaient sur un décodage style "rentre dedans" ! ; ex.: "Vous avez cette maladie, c'est donc tel conflit". Procéder ainsi, revient alors à faire de l'interprétation abusive, ce qui n'est pas du tout approprié en psychothérapie.

    “C’est avantageux de raisonner en termes de dégénérescence, ça implique que moi, neurologue, je ne suis pas dégénéré puisque je suis diplômé." écrit Boris Cyrulnik dans "Les vilains petits canards".

     En effet, tout décodage des maladies inclut ipso facto une dimension psychologique (mieux : psychothérapeutique) puisque tout conflit est "psycho-biologique" et qu'il nécessite d'abord une approche basée prioritairement sur les ressentis que va émettre le patient pour pouvoir se (re)connecter à la mémoire émotionnelle souffrance ; pour se faire, on ne peut pas se baser sur une sorte de catalogue ou liste de ressentis du genre "prêt-à-porter", auquel se réfère trop souvent ces "thérapeutes en décodage biologie" (suivant ce qu'ils s'en autoproclament !). Il manque à tous ces praticiens une formation solide en psychothérapie. (en savoir plus sur les dérives rencontrées dans la diffusion et la pratique de la Biologie-Totale). Enfin, la plupart du temps ces médecins et autres praticiens du corps médical reconnu qui pratiquent la psychothérapie exercent une concurrence déloyale par rapport aux psychothérapeutes installées et ne faisant pas partie du corps médical officiel dans le sens où ils dispensent de tels soins sous le couvert de leur pratique médicale : tarifs moindres et remboursements des mutuelles, ce dont  ne peuvent pas pratiquer les psychothérapeutes installés ; de plus, les membres du corps médical contournent l'inclusion une TVA de 21 % (19,6 en France) dans ce qu'ils réclament aux patients, à l'inverse des psychothérapeutes exerçant comme tels et sont obligés de la réclamer. Cela est de nature à détourner a priori les patients des psychothérapeutes hors contexte médical..

     Dans un article déjà cité, au titre un peu provocateur " Si vous entendiez dire que je suis “thérapute”,ne le répétez surtout pas à ma mère ! Elle croit que je suis psychothérapeute…" la psychothérapeute Cathie Guttin écrit avec de beaucoup de bon sens :

 

    "(...)est-ce que le fait d’obtenir un diplôme universitaire, en l’état actuel des choses peut prouver autre chose que notre aptitude à ingurgiter un grand nombre de concepts compliqués et à les régurgiter lors des examens ? En quoi ceux-ci préparent-ils à la relation avec une personne en souffrance , à la gestion des transferts et des contre-transferts ? Si l’on en croit le philosophe indien Krishnamurti, nos écoles et universités sont des “moules mortifères” qui ne servent qu’à “accumuler des connaissances qui nous rendent mécaniques” alors que la transmission du savoir sans compétition et sans autorité “permet à l’esprit d’être plein de spontanéité, de jeunesse, de subtilité.

 

     Par ailleurs, le psychologue et le psychiatre dûment diplômés n’étant tenus pour exercer la psychothérapie, ni à l’analyse personnelle, ni à la supervision, en quoi sont-ils prémunis de la “perversion de la confiance” ou de la dérive sectaire ? N’a-t-on pas vu des médecins gourous de sectes dangereuses ou faisant des passages à l’acte avec leur patientes ? Le diplôme n’a jamais préservé de la vie ni éradiqué nos faiblesses humaines… Pour preuve, les divers témoignages lors de l’émission de Jean-Luc Delarue sur "Les psys ont-ils envahi la société ?" Nous entendons une femme raconter la relation passionnelle et sexuelle qu’elle a eue avec son psychiatre, Judith Grodech témoigner des avances sexuelles de la part de son psy, un homme compétent et renommé et une femme victime d’une agression sexuelle dans son quartier affirmer que son épicier l’avait mieux soutenue que son psychiatre muet…!!!

 

    (...) Finalement, est-ce qu’être humain, être passeur, être un accompagnant juste pourra-t-il un jour s’apprendre et être sanctionné par un diplôme ? Et est-ce qu’un diplôme – fut-t-il en psy-quoi-que-ce-soit – va développer notre humanité, travailler à changer notre ego et ses fantasmes de toute-puissance qui rôdent dans l’ombre ? "
 

 

e.     Cadres déontologique et éthique de la psychothérapie : savoir-être, savoir-faire et savoir : (voir le détail de ce  qui suit dans "Piste de réflexion pour une psychothérapie appropriée" et au travers de la déontologie propre à la psychothérapie)

                             « On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l’aider à le découvrir lui-même. » Galilée

1.   "Savoir-être" : le psychothérapeute n'est pas là pour lui, en tant que personne : "Le thérapeute n’est plus l’acteur de sa propre vie pendant le temps de sa consultation. Je parle du thérapeute qui va faciliter le changement, l’évolution, la guérison. " (Christian Flèche). Il n'est qu'un outil pour le patient. Le psychothérapeute n'est pas là pour lui, en tant que personne : "Le thérapeute n’est plus l’acteur de sa propre vie pendant le temps de sa consultation. Je parle du thérapeute qui va faciliter le changement, l’évolution, la guérison. " (Christian Flèche). Il n'est qu'un outil pour le patient. Il doit absolument respecter une éthique la plus élevée possible ainsi qu'un code déontologique strict et adapté.

2.   "Savoir-faire" : A la manière de ce que préconisait déjà Socrate (la "Maïeutique") et qui permet au patient de se sentir libre, de trouver en lui-même ses propres réponses. : le psy n'est qu'un outil choisi par le patient, qui doit (le plus humblement possible) se mouler à lui, pour lui permettre de s'introspecter le plus efficacement et rapidement possible  : "Nous devons travailler avec le système de croyances de la personne, pas contre lui et si la personne a un ressenti, c'est elle qui a raison car elle est la seule à avoir tous les éléments du problème" (un professeur) - "Le patient a le droit au soulagement le plus rapide, le plus complet et le plus durable possible de sa souffrance et ce, de la façon la moins envahissante qui soit. Je ne lui demanderais rien d'illégal, rien d'immoral, rien d'impossible. En contrepartie il fera tout pour me rendre inutile aussi vite que possible." (Nicolas Cummings).

Voici des exemples d'attitudes bloquantes et de toutes façons anti-thérapeutiques : "proposer des solutions" : pour moi, le thérapeute doit éviter de proposer  quelque solution que ce soit ; pour que le patient s'approprie tout le bénéfice de sa thérapie et en bout de ligne, celui de sa guérison, le thérapeute doit s'efforcer d'aider le patient à "accoucher" de tout le processus de A à Z. La ou les solutions doivent venir de lui : elles seront alors à sa "taille", "cousues (à sa) main", pas de "prêt-à-porter" qui vaille ici !  Proposer des solutions est pour moi se comporter en "sauveur". C'est aussi pour moi une erreur identique et fréquente que de balancer des décodages à la tête du patient : on lui "offre" tout cuit ce qu'on croit être son ressenti. De quel droit ? J'ai connu des patients qui, "ayant pris leurs jambes à leur cou" après une séance de ce type de thérapie (sauvage), voulait savoir dès le départ s'ils ne tombaient pas de nouveau dans le même piège et m'ont demandé : "Donnez-vous aussi des décodages ?" ; je rencontre un questionnement analogue à l'occasion de mes conférences, stages etc. C'est au patient qu'il appartient la responsabilité de trouver lui-même des solutions adéquates car lui seul peut savoir celles qui lui conviennent ; sinon cela devient du "Docteur, guérissez-moi" inacceptable et inefficace en psychothérapie !

3.   "Savoir" : bien sûr que les connaissances ont leur importance mais, à la manière de ce que conseillait le compositeur Claude Debussy que, pour arriver à bien composer, était indispensable une connaissance approfondie de toute la théorie et, pourtant, au moment de composer, il était impératif de l'oublier tout à fait ! Trop souvent, flattant surtout l'égo du thérapeute et non exempt d'un subtil jeu de pouvoir (voulu ou pas), le bagage théorique est tellement présent en séance au point de faire croire au patient, par exemple, qu'il ne guérit pas parce que son savoir (théorique) n'est pas suffisant (cf. l'exemple donné de la personne atteinte de Parkinson) ! "Nathanaël ! ... je veux que mes pieds nus foulent le sable pour savoir ce qu'est le sable ! Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile !" (Extrait des "Nourritures Terrestres" d'André Gide)  -  "Donner des informations sur le décodage des conflits et des maladies est important certes, mais totalement insuffisant." (Jean-Jacques Crèvecoeur) (cf. http://www.retrouversonnord.be/sentiersguerison.htm)

                  

 

 

 

--------------------------------  Documents en référence à ce qui précède -----------------------

 

 

Liste de critères qui caractérisent les sectes

ou pouvant mener à l’identification d’un phénomène sectaire



Liste qui été établie à l'occasion d'un congrès tenu à Barcelone en 1987 :
— non-déclaration de l’identité du groupe;
— recours intensif à la psychologie individuelle et/ou de groupe;
— manipulation de textes sacrés ou autres;
— prédominance du politique et de l’économique;
— prédominance de l’émotionnel sur le rationnel;
— acculturation ou « inculturation »;
— instauration systématique du manichéisme, du syncrétisme, de la gnose, du fondamentalisme et de l’intégrisme;
— structure totalitaire à vocation internationale;
— utilisation du changement forcé d’opinion;
— impossibilité morale et intellectuelle de quitter le groupe;
— critique non objective de la réalité sociale;
— utilisation du pouvoir « charismatique » du leader ou de son équipe à son profit sur ses adeptes;
— compromission des autorités civiles et/ou religieuses en vue d’une crédibilité populaire.
 


Autre liste extraite du rapport de l'ENQUETE PARLEMENTAIRE Belge :


Elle visait "à élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu'elles représentent pour la société et pour les personnes, particulièrement les mineurs d'âge " :


"Un certain nombre de critères de dangerosité doivent alors être définis, qui permettent de qualifier de nuisible une organisation sectaire ou de constituer des circonstances aggravantes de leur comportement nuisible, notamment :
— des méthodes de recrutement trompeuses ou abusives;
— le recours à la manipulation mentale;
— les mauvais traitements physiques ou mentaux (psychologiques) infligés aux adeptes ou à leur famille;
— la privation des adeptes ou de leur famille de soins médicaux adéquats;
— les violences, notamment sexuelles, à l’égard des adeptes, de leurs familles, de tiers ou même d’enfants;
— la rupture imposée aux adeptes avec leur famille, leur conjoint, leurs enfants, leurs proches et leurs amis;
— l’enlèvement d’enfants ou la soustraction à leurs parents;
— la privation de la liberté de quitter la secte ;
— les exigences financières disproportionnées, l’escroquerie et le détournement de fonds et de biens au détriment des adeptes;
— l’exploitation abusive du travail des membres;
— la rupture totale avec la société démocratique présentée comme maléfique;
— la volonté de destruction de la société au profit de la secte;
— le recours à des méthodes illégales pour occuper le pouvoir."
 

 http://www.dekamer.be/FLWB/pdf/49/0313/49K0313007.pdf%20 

 

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"Une secte à l’université Panthéon-Sorbonne"

 (NOUVELOBS.COM | 17.07.2007 | 11:41)

(voir un extrait en vidéo de la prestation de Claude Sabbah, à visage découvert)

 

 Une secte qui prétend soigner instantanément toutes les maladies, même les plus graves, a donné une conférence à l'université Panthéon-Sorbonne, à Paris. Voir la vidéo (caméra cachée, visage occulté ; voir cet autre extrait en vidéo à visage découvert)

 

"Le 30 juin dernier, Claude Sabbah, chef de file de la mouvance sectaire « Biologie Totale des Etres Vivants », a donné une conférence exceptionnelle d’une journée dans un amphithéâtre de la prestigieuse université Panthéon-Sorbonne à Paris. Devant environ 400 personnes qui avaient payé entre 125 et 145€ l’entrée, il a fait l’apologie d’une psychothérapie qui prétend soigner instantanément toutes les maladies, mêmes les plus graves : cancers, SIDA, sclérose en plaques, dépressions, paralysies etc...(...)

Claude Sabbah fait toute l’année du prosélytisme sur sa propre méthode lors de conférences dans toute la France ainsi qu’au Canada, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg.(...)

L’ancien généraliste répète régulièrement à ses auditeurs et élèves que les malades ne doivent pas interrompre les traitements en cours. Mais dans le même temps il fustige violement le monde médical. Par exemple, lors de ces formations, il développe la théorie du complot fomenté par les représentants de la médecine conventionnelle qui falsifieraient les statistiques sur le cancer afin de manipuler l’opinion publique sur le succès des traitements. Il prétend aussi que les médecins et les institutions médicales trafiquent les essais cliniques des nouveaux médicaments pour faciliter leur mise sur le marché. Il assure enfin, que les connaissances scientifiques et médicales sont pour l’essentiel caduques. (..).

 

La Biologie Totale risque donc de provoquer chez les personnes fragilisées par la maladie une rupture du cercle familial et de conduire certains à renoncer à la médecine conventionnelle. Sciences et Avenir publiera dans son numéro de septembre de nouvelles révélations sur Claude Sabbah et la Biologie Totale des Etres Vivants. Un article sur ce sujet était déjà paru dans le numéro de septembre 2005 de Sciences et Avenir."

Olivier Hertel
Sciences et Avenir.com
(11/07/07)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sante/20070711.OBS6167/une_secte_a_luniversite_pantheonsorbonne.html

 

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"Quand les sectes s’emparent de la science"

 

AFIS, 1er septembre2005

[Ndlr :Texte intégral : http://www.prevensectes.com/rev0509.htm#1b]

 

"Dans Sciences et Avenir de septembre 2005 - Santé et mouvements spiritualistes : danger !
 

(..) Avec un titre sans équivoque « Sectes et sciences : la grande manipulation ». (...)

 

Après les tentatives d’explication du phénomène, le dossier s’ouvre sur un article consistant : "Les gourous en blouse blanche"..(..) Le gourou le plus représentatif, héritier direct de la médecine nouvelle, est Claude Sabbah, ancien médecin. Il a mis au point le concept de « biologie totale ». (..) Il y a les séances de biologie totale, et puis il y a les stages de quelques jours qui vous permettront de devenir vous aussi psychothérapeutes en Biologie-Totale..(...)

 

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"La vigilance envers les sectes ne peut justifier une dérive totalitaire !"

 

 "La répression s'accentue sur les pratiques de santé différentes. Un colloque en faveur de la liberté spirituelle et thérapeutique est organisé le 28 juin [Ndlr :2006] à l'Université Libre de Bruxelles."(…)
Aujourd'hui, l'accusation infamante de «secte» a même été étendue à de nombreuses pratiques de développement personnel, de thérapie ou l'éducation, voire à tout comportement alternatif ou mode de vie s'écartant des normes. Traumatisées par l'affaire du « temple solaire», nos sociétés basculent progressivement dans une sorte d'inquisition voilée. A trop vouloir traquer les sectes, on en arrive à bafouer les droits et les libertés. Au nom de la vigilance, on dérive lentement vers un régime totalitaire.
http://partager-ou-disparaitre.over-blog.com/article-3036562.html

 

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"Psychothérapeute : formation universitaire obligatoire"

 

AFP, 11 janvier 2007

[Ndlr :Texte intégral]

"PARIS - La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement au texte d'adaptation au droit européen pour les médicaments, rendant obligatoire une formation
universitaire pour les psychothérapeutes, a-t-on appris de source parlementaire.

Cet amendement a été adopté juste avant le début des débats en séance publique sur le projet de loi jeudi.

Il prévoit que la formation "théorique et pratique" des psychothérapeutes "est de nature universitaire et doit se dérouler uniquement dans le cadre de l'université, à l'exclusion de tout autre organisme, sur la compétence et le sérieux desquels les usagers ne disposent d'aucune garantie", explique l'amendement présenté par les députés UMP Bernard Accoyer, Jean-Michel Dubernard, Cécile Gallez et Pierre-Louis Fagniez.

Ils cherchent ainsi à pallier une "carence incompréhensible" à savoir l'absence de décret d'application de l'article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la politique de santé publique qui encadrait l'usage du titre de psychothérapeute.

Il s'agit pour eux de "veiller au respect des garanties voulues par le législateur en faveur des usagers des psychothérapies".

Un deuxième amendement, également voté par la commission, traite des psychothérapeutes déjà en exercice.
Il prévoit que ceux "justifiant d'au moins trois années d'exercice" à la date de promulgation de la loi "doivent préalablement obtenir l'autorisation d'une commission régionale composée à parité de titulaires d'un diplôme en médecine et de personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue", donc au moins titulaires d'une licence en psychologie.

Issu du combat du président du groupe UMP, Bernard Accoyer, l'article 52 de la loi sur la santé publique prévoit que "l'usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes".

Cette inscription est "enregistrée sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Elle est tenue à jour, mise à la disposition du public et publiée régulièrement. Cette liste mentionne les formations suivies par le professionnel".

Les auteurs des amendements estiment que cet article comblait "un vide juridique permettant à tout un chacun dans notre pays de s'autoproclamer psychothérapeute (...) sans aucune garantie de formation ni de compétence".

Or l'absence de décret "a pour conséquence d'augmenter chaque jour, un peu plus, le nombre des victimes", déplorent-ils. "

http://www.prevensectes.com/rev0701.htm#11b

 

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"Formation des psychothérapeute: des "psy" défendent le "compromis" obtenu "

 

AFP, 12 janvier 2007

[Ndlr :Texte intégral]

"PARIS - Les dispositions encadrant la profession de psychothérapeute votées par les députés et le projet de décret du ministère de la Santé "constituent le compromis le plus avancé" que peut approuver le Syndicat national des psychologues, a déclaré vendredi le SNP dans un communiqué.

L'exigence d'une formation universitaire, qu'un amendement voté jeudi inscrit dans la loi, est "une garantie supplémentaire", a précisé à l'AFP le secrétaire général adjoint du SNP Jacques Borgy.

Il rappelle que la "position de principe" du SNP est que la pratique des psychothérapies devrait "être réservée à des personnes ayant l'usage professionnel du titre de psychologue ou à des psychiatres".

Un décret attendu depuis la promulgation de la loi de Santé publique du 9 août 2004 doit définir les conditions de formations requises pour les psychothérapeutes qui ne sont ni médecins, ni psychologues, ni psychanalystes
"régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations".

 

Le projet de décret prévoit une "formation universitaire en psychopathologie clinique de 500 heures" et 500 heures de stage professionnel, précise le SNP, satisfait que les députés aient opté jeudi pour une formation uniquement universitaire.

Ils ont expressément exclu "tout autre organisme sur la compétence et le sérieux desquels les usagers ne disposent d'aucune garantie".

Plusieurs spécialistes de la santé mentale redoutaient que Matignon intervienne pour modifier le projet décret en ouvrant la possibilité de formations au sein d'organismes privés, a mis en garde vendredi l'Association
lacanienne internationale dans un communiqué. Cette association, qui déclare réunir quelque 600 psychanalystes, se dit "surprise" de voir "Matignon intervenir pour contrarier la mise en oeuvre" de la loi d'août 2004 adoptée après de larges débats. "

http://www.prevensectes.com/rev0701.htm#12b

 

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"Bernard Accoyer relance le débat sur la formation des psychothérapeutes"

 

Le Monde , 13 janvier 2007 par Cécile Prieur

[Ndlr :Texte intégral]

 

La question de la formation des psychothérapeutes suscite une nouvelle fois la querelle. Sur l'initiative du président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et contre l'avis du gouvernement, les députés ont voté, jeudi 11 janvier, dans le cadre d'un projet de loi sur le médicament, deux amendements visant à rendre obligatoire une formation universitaire exclusive pour les professionnels pratiquant la psychothérapie. Ces nouvelles dispositions entrent en contradiction avec les décrets préparés par le gouvernement, qui ouvrent la formation des psychothérapeutes à l'Université mais aussi à des organismes privés, agréés par l'Etat.

A l'origine de l'article 52 de la loi du 9 août 2004, qui réglemente l'usage du titre de psychothérapeute, M. Accoyer réclame depuis la traduction réglementaire de ce texte. Après avoir réuni à plusieurs reprises, courant 2006, l'ensemble des organisations de psy, et revu plusieurs fois sa copie, le ministère de la santé est parvenu, fin décembre, à une version définitive de projet de décret. Selon ce texte, qui devrait prochainement être transmis au Conseil d'Etat, les psychiatres, psychologues et psychanalystes pourront pratiquer de droit la psychothérapie. Les autres professionnels qui utilisent aujourd'hui le titre de psychothérapeute devront suivre une formation théorique de 400 heures en psychopathologie clinique, suivie d'un stage pratique de 5 mois. Cette formation sera dispensée par l'Université ou par des organismes privés agréés par l'Etat.(...)

 

Bernard Accoyer (...) "Je demande que la formation des psychothérapeutes soit garantie par l'Etat et ne soit confiée qu'à l'Université, dit-il. C'est le seul moyen d'assurer la sécurité des patients."

Son initiative, qui satisfait les psychologues mais mécontente les organisations de psychothérapeutes, agace aussi le ministère, qui tentera de s'y opposer lors de son examen au Sénat, le 24 janvier. "Nous étions parvenus à un texte d'équilibre, respectueux de la diversité des approches, estime l'entourage de Xavier Bertrand. Au lieu d'accélérer l'adoption des décrets, ce vote pourrait les compromettre."

"La dernière version des décrets du gouvernement était opportuniste, mais le coup de force de Bernard Accoyer revient à produire une fausse sécurité, en s'abritant derrière l'Université, analyse pour sa part Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse (Suerpp). Cela met par terre le travail de concertation mené avec les professionnels depuis deux ans."  

http://www.prevensectes.com/rev0701.htm#13b

Plus de détails :

http://www.forumpsy.org/resource.html

 

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"Les sectes délaissent les gourous pour les formateurs"

 

TF1 - LCI , 24 janvier 2007

[Ndlr :Texte intégral]

 

"Elles misent sur des stages de formation professionnelle ou de réinsertion sociale pour recruter leurs adeptes, selon un rapport rendu public mercredi.

Certaines sectes font aussi une intense activité de lobbying dans le domaine de la propriété intellectuelle et dans le domaine informatique.

Les sectes font leur mue et recrutent désormais dans le secteur professionnel. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ( Miviludes), qui a publié son quatrième rapport annuel mercredi, constate que les mouvements sectaires s'adaptent, délaissant désormais les gourous mystiques, au profit de formateurs qui se fondent dans le paysage, sans signes extérieurs de prosélytisme, pour recruter des adeptes.

L'emprise d'une secte sur un individu peut commencer par un banal stage de formation professionnelle ou de réinsertion sociale, conclut ce rapport. Il y a danger s'il est coûteux, exigeant en temps et en "obéissance", ou s'il implique des mises en condition à coup de jeûne ou de substances diverses.

 

http://www.prevensectes.com/rev0701.htm#24

 

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"Du risque sectaire dans la formation professionnelle"

 

Libération, 24 janvier 2007 par Julie Lestrade

[Ndlr :Texte intégral]

 

"C'est l'un des éléments que met en exergue le rapport annuel de la Miviludes, la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires • Ou comment le marché de la formation professionnelle peut s'avérer périlleux. (...)


Dans son quatrième rapport annuel rendu public mercredi, la Miviludes (Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) met l'accent sur «la formation professionnelle et le risque sectaire». Ou comment le marché de la formation professionnelle serait devenu un champ miné.
(...) la Miviludes s'inquiète. «Le détournement des objectifs de la formation professionnelle peut conduire notamment, par des procédés de séduction, à des actes ou des pratiques illicites», craint-elle. (..)

«Ce ne sont pas les méthodes qui sont en cause, précise Henri-Pierre Debord, mais les interprétations qui en sont faites». D'après lui, lorsque des prestataires de services appartiennent à des mouvements caractérisés comme sectaires, c'est la «sécurité» de certaines entreprises qui serait en danger. «Des vols d'ordinateurs par exemple, avance-t-il, des risques d'ordre financier, des risques de déstabilisation des salariés, de modification de comportements ou des risques d'infiltration, comme des détournements de données et d'informations stratégiques».  (..)

http://www.prevensectes.com/rev0701.htm#24a

 

¨¨ Voir le "Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)" commentant de rapport.

 

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"L'U.N.A.D.F.I."
Enquête sur la "secte anti-sectes"

 

http://www.onnouscachetout.com/themes/societe/unadfi.php

 

"Officiellement, l'U.N.A.D.F.I. (Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu) s'est donné pour mission de lutter contre les sectes. Certes, ce combat est légitime à partir du moment où il est mené contre les vraies sectes, au sens que l'on doit donner à ce mot, c'est-à-dire au sens d'organisations qui mettent en cause l'intégrité et l'équilibre physique, mental et psychologique de leurs adeptes. De toute évidence, il existe de telles sectes, ce qui justifie de les combattre.

Mais contrairement aux Renseignements Généraux, à la Ligue des Droits de l'Homme, voire même au Centre Contre les Manipulations Mentales, l'U.N.A.D.F.I. ne semble ni indépendante ni objective dans ses jugements. Comme le laisseraient croire certains documents qui émanent d'elle, cette Association considérerait a priori que toute organisation dont l'enseignement n'est pas conforme à la foi catholique serait une secte, sans parler du jésuitisme notoire dont elle semble faire preuve dans sa croisade anti-sectes.

Toujours est-il qu'il est temps de montrer un autre visage de l'U.N.A.D.F.I., afin que les fantômes de l'Inquisition ne viennent pas hanter le 21e siècle et prôner la restauration d'une pensée religieuse unique, ce qui constituerait en soi une atteinte à la liberté de conscience et de croyance.

 

"Le vrai visage de l'A.D.F.I."
D'après "Sectes, religions et libertés publiques" de Christian Paturel Édition La Pensée Universelle 1996

 

"La plupart des mouvements "anti-sectes" européens sont des émanations de l'A.F.F. (American Family Fondation). L'A.D.F.I. (Association de Défense de la Famille et de l'Individu) figure d'ailleurs fréquemment dans "The Advisor", une publication de l'A.F.F. Cette organisation anti-sectes est composée essentiellement de psychiatres marginaux : Margaret Singer, Jolly West, John Clark, ...).

Au sein de cette structure internationale, les psychiatres occupent une place de premier plan. Ces derniers sont des spécialistes des contrôles du mental humain, (hypnose, électrochocs, injection de drogues), des techniques de manipulation des foules, du "deprogramming" qui, par des pratiques diverses et violentes, vise à rétablir la "santé mentale" des individus concernés.
Parmi ces psychiatres :
  Ted Patrick : ancien psychologue de l'armée américaine, qui a adopté les méthodes brutales de "deprogramming" pour réinsérer dans le droit chemin les membres des "sectes" (enlèvement, séquestration, violence...).
  Dr John Clark : Spécialiste du contrôle mental et ancien assistant du Dr Lindemann de la C.I.A. Il a été sanctionné par le Conseil de l'Ordre des Médecins du Massachusetts pour avoir interné de force une personne en raison de ses croyances religieuses. En 1983, il a proposé un plan visant à faire disparaître les "nouvelles religions". Clark dénonce les barrières juridiques des sociétés démocratiques et libérales qui se dressent pour contrarier ses conceptions personnelles. Ses travaux sont souvent cités dans les publications de l'A.D.F.I.
  Margaret Singer : Elle fut psychologue militaire et eut des problèmes avec la justice américaine, qui considéra que ses rapports de psychiatrie étaient "des jugements de valeurs déguisés sous la forme d'opinion d'expert".
  Dr Louis West : Il préconisait la stérilisation des Noirs et des Hispano-américains pour lutter contre la criminalité. Il est souvent cité dans les publications de l'A.D.F.I. (ex : Bulles).

Les thèses défendues par ces psychiatres suscitent l'indignation de la psychiatrie américaine : ce sont des marginaux.

  Dr Robert Lifton : Défenseur acharné du "deprogramming", il est l'auteur d'un ouvrage équivoque sur les pratiques des médecins nazis dans les camps de concentration.

L'A.D.F.I. est née à Rennes (France) en 1974 à l'initiative du Dr Champollion et du Psychiatre André Badiche. Elle déclare immédiatement son attachement aux théories pseudo-scientifiques des psychiatres américains : John Clark, Margaret Singer et Louis West, visant à la normalisation de la société qui serait en péril à cause des mouvements sectaires ou des nouvelles religions.

On retrouve dans l'A.D.F.I. les idées qui animaient les mouvements antisémites et antimaçonniques qui firent les beaux jours du gouvernement de Vichy : dénonciation d'une minorité occulte qui détiendrait la réalité du pouvoir de la finance et qui serait à l'origine des malheurs de la société. Cette attitude à été mise en évidence par le C.F.S.D. (4 rue Burq 75018 PARIS). Les sectes ont remplacé les Juifs et la Franc-Maçonnerie, devenue inattaquable à cause de son pouvoir politique.

L'A.D.F.I. est la courroie de transmission qui véhicule l'idéologie totalitaire des psychiatres américains marginaux. Elle préconise et utilise les méthodes de "deprogramming" du Dr Clark, qui sont similaires à celles employées par les soviétiques aux belles heures du communisme pour "soigner" les "dissidents".

L'A.D.F.I. tente régulièrement d'imposer ses thèses aux autorités publiques, aux médias.... Elle possède ses entrées dans les Ministères. Par ailleurs, elle est membre de nombreux organismes : la Commission Consultative Nationale des Droits de l'Homme (rattachée au Premier Ministre en France) ! ! !

L'A.D.F.I. n'hésite pas à employer les moyens qu'elle dénonce chez les sectes : désinformation, multiplication de messages répétitifs, exploitation maximale d'événements dramatiques (Guyana, Waco, le Temple Solaire... ). Elle se livre ainsi à une véritable intoxication mentale et exploite au maximum le façonnage des esprits résultant d'une domination séculaire de l'Eglise Catholique.

Le siège de l'A.D.F.I. est très fréquenté par le clergé, par l'abbé Trouslard qui y représente le Vatican, mais aussi par Mgr Vernette, l'abbé Yvon Lemoine, et l'évêque de Tours...). A l'origine, l'A.D.F.I. bénéficiait de locaux gracieusement offerts par une paroisse catholique.

Le fondement pseudo-scientifique de l'A.D.F.I. n'est pas porté à la connaissance des ses membres, pour la plupart sincères. Un discours leur est diffusé. Grâce à un astucieux habillage, le message est rendu crédible, attrayant, voire empreint d'altruisme. Derrière cette vitrine se cache en réalité une idéologie de l'exclusion et de la haine.

L'A.D.F.I. s'attaque généralement à des groupes soigneusement sélectionnés pour leur petitesse et leur pacifisme. Son objectif est de démontrer la nocivité et l'extrême dangerosité des nouveaux mouvements religieux, afin de ramener les brebis égarées vers l'enclos déserté de l'Eglise. En fait, elle entre dans le plan de ré-évangélisation de l'Église. Elle se livre à une véritable Croisade.

L'A.D.F.I. France est financée par des subventions du Ministère de la Jeunesse et des Sports (250 000 F), le Ministère de la Santé (200 000 F) et par de nombreuses communes et départements. Un tel soutien est une hérésie républicaine, les autres pays, par exemple l'Allemagne, refusant qu'une association de ce type soit financée par l'état.

La démarche de l'A.D.F.I. n'est ni scientifique, ni logique, ni républicaine, ni laïque, ni altruiste, ni respectueuse des droits de l'homme. Elle est en revanche historique, opportuniste et conforme à une certaine tradition de discrimination religieuse."

C. Paturel signale :
  l'existence d'une revue : BULVAAR, qui est un Bulletin de liaison pour la vérité sur les associations anti-religieuses. Adresse : UNVAR, 15 rue des fermiers, 75017 Paris.
  Une étude de Pierre Barrucand (du CNRS) : "Les sectes anti-sectes", ou il critique vivement l'A.D.F.I., ,
  du même auteur, (P. Barrucand), Haines d'hier et d'aujourd'hui, campagnes anti-juifs, anti-franc-maçons, anti-sectes.
  La revue "Mouvement religieux", B.P. 733 57207 SARREGUEMINES, à propos "d'articles de Bernard Blanche sur l'A.D.F.I.

 

"L'A.D.F.I. en campagne"


Extrait de "Haines d'hier et d'aujourd'hui" "Campagne anti-juifs, anti-maçons, ..." de Pierre Barrucand"

 

"Quand je vois un mouvement comme l'A.D.F.I., j'ai l'impression qu'on y rencontre surtout des personnes qui sont en proie à une obsession, une intoxication. Autrement dit, ils subissent exactement le phénomène qu'ils croient devoir dénoncer - sans le début d'une preuve - contre un certain nombre de religions plus ou moins minoritaires. Si manipulation mentale il y a, elle est le fait de l'A.D.F.I., dont les membres s'intoxiquent mentalement eux-mêmes.

 

... Mais ce qui est absolument stupéfiant, c'est de voir un mouvement confidentiel et quasi secret comme l'A.D.F.I. être pris au sérieux par certains journalistes, voire certains milieux officiels. Elle est le pivot central d'une campagne de désinformation. C'est pourquoi cette association est redoutable et perverse. En effet, elle reproduit, presque mot pour mot, les campagnes du début de ce siècle, celles de Mgr Jouin, de l'abbé Tourmentin et de bien d'autres. Elle fonde toute son action, au mieux sur la polémique méchante, au pire sur la délation et la désinformation. On y retrouve presque les accents du journal "Au pilori !", au temps de l'Occupation.

On remarque cependant une différence sérieuse entre l'A.D.F.I. et les disciples de Mgr Jouin ou de l'abbé Tourmentin. Ce mouvement a su se donner une image respectable et est parvenu à tromper la presse et même parfois les pouvoirs publics. Cette "secte" - au sens le plus péjoratif du terme - est arrivée ainsi à une certaine puissance, réalisant donc en partie les fins ténébreuses qu'elle attribue à ceux qu'elle combat, unissant avec habileté le rationalisme athée de certains et l'intransigeance doctrinale théologique d'autres, et surtout arrivant à se faire passer comme sérieuse et objective.

 

Dans le cas de l'A.D.F.I., j'ai eu l'impression de gens qui sont véritablement intoxiqués par leur mythologie et qui vivent dans un univers complètement fantasmatique. Je pense que Mgr Jouin, même s'il fut un brave prêtre par ailleurs, était certainement un personnage de ce genre. Je voudrais ajouter que l'A.D.F.I. est parfaite dans son rôle de secte anti-secte : c'est une espèce de structure complètement figée.

 

Par ailleurs, les activités de l'A.D.F.I. ne sont-elles pas en contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France ? Il est inadmissible qu'il y ait une lecture "à deux vitesses" de cette loi et que la presse accepte de répéter les accusations insensées d'une "secte anti-secte" composée de monomanes.

Il est bien évident que ce que je dis ne saurait justifier en aucun cas les agissements de tel ou tel groupe qui se livrerait à des activités criminelles. Il s'agit simplement du droit de pratiquer une religion et d'exprimer ses convictions. Il faut que la presse et les pouvoirs publics deviennent conscients de la vraie nature de l'A.D.F.I.

Un permanent de l'A.D.F.I. est allé jusqu'à affirmer "qu'un membre d'une secte n'est pas une personne authentique". On peut dans cette phrase remplacer "membre d'une secte" par "catholique pratiquant, libre-penseur, pasteur protestant, diacre évangélique, membre d'un parti politique..." (rayer les mentions inutiles), sans lui donner moins de véridicité, voire de vraisemblance. Et pourquoi pas "membre de l'A.D.F.I." ?"

 

"L'A.D.F.I. déboutée"

 

"En date du 12 septembre 1997, le Tribunal de Grande Instance de Paris a débouté l'UNADFI de son action pour diffamation à l'encontre de Louis Pauwels, écrivain et éditorialiste, aujourd'hui décédé, et du Directeur de publication du Figaro.

L'association s'était estimée diffamée dans l'article publié dans Le Figaro du 24 octobre 1996 sous le titre "Sectes : l'esprit d'inquisition", par le passage ci-après :

"Depuis 1975, se sont instaurées des associations anti-sectes qui accusent globalement leurs adversaires de déstructurer les individus et de menacer les familles. La plus virulente d'entre elles est l'ADFI (Association pour la Défense de la Famille et de l'Individu). Elle catalyse, sinon promeut des attaques contre les groupes spirituels non conformes. J'apprends qu'elle s'inspire d'un courant de la psychiatrie américaine visant à la normalisation de la société par la destruction des nouvelles religions. [Ndlr :...]


Cette guerre contre les sectes réveille l'esprit d'inquisition et s'apparente dans bien des cas aux procès en sorcellerie où la rumeur tenait lieu de preuve.
Il suffit désormais d'accuser un groupe marginal de captation de la personnalité et manipulation mentale pour qu'il se trouve rangé au nombre des sectes, et, par là même, mobiliser contre lui l'opinion générale. Cette nouvelle chasse aux sorcières bénéficie des subsides de l'État, et, sauf exceptions, du soutien sans réflexion des médias."

 

La Cour a jugé que l'article traduisait, " de la part du journaliste, une mise en garde contre les excès pouvant porter atteinte à la liberté de pensée et d'expression, ainsi qu'un appel à la tolérance dans la légalité. Or, dans une société démocratique, la manifestation d'un tel point de vue doit, à l'évidence, pouvoir contribuer, au même titre que d'autres prises de position, au débat public sur le phénomène sectaire".

 

"A propos de l'A.D.F.I."


D'après "Les radis de la colère", de Jean-Pierre Joseph

 

"Très discrètement, depuis plusieurs années, se sont constituées, dans toutes les régions, des associations qui, par la suite, se sont regroupées et qui forment aujourd'hui la très célèbre ADFI (Association de défense de la famille et de l'individu). Ce mouvement reçoit de très fortes subventions de divers ministères et des collectivités locales. Par son intermédiaire, il est possible à toute personne se prétendant victime d'une secte de percevoir une indemnité lui permettant de se réinsérer dans la société. Il est donc fort possible que les individus qui viennent se plaindre sur les plateaux de télévision des "manipulations" qu'ils auraient subies, soient ceux qui viennent de toucher des subventions. Si tel est bien le cas, nous nous trouvons dans l'hypothèse unique et exceptionnelle du témoin qui est "passé à la caisse" avant de déposer...

 

L'A.D.F.I. est un organisme rassurant : regroupement d'associations locales, elle met en avant ses administrateurs bénévoles, d'un certain âge, le plus souvent d'un âge certain, qui, bien que combattant tout sectarisme, encouragent vivement la "réinsertion" par la prière au sein de l'Eglise (catholique, bien sûr). Ces gens calmes et rassurants utilisent, sans qu'on s'en rende compte, les méthodes qu'ils dénoncent : démarchage, harcèlement téléphonique, tant auprès des "victimes" qu'auprès des "adeptes", encouragement à la délation, conférences et discours de propagande, etc.

 

Une avocate du barreau de Paris s'étonnait récemment de la présence au conseil d'administration national, auquel elle avait été invitée, d'un ancien colonel des services secrets de l'armée française. Pour le militant de base de l'A.D.F.I., il faut bien justifier les subventions reçues en identifiant un maximum de sectes. Pour celui qui subventionne, il semble que le but soit plus subtil. Progressivement, dans l'inconscient collectif, chemine l'idée selon laquelle s'il existe une association (à but "non lucratif") qui pourchasse les "sectes", c'est qu'il existe des sectes et que cela représente un danger réel. Le citoyen n'a donc pas du tout l'impression d'être manipulé, puisque le militant de base n'en a pas lui-même l'impression. Bien plus, le militant de base croit faire œuvre humanitaire et n'a pas du tout conscience des énormes enjeux financiers ayant amené le gouvernement à faire la promotion de son association.

 

L'A.D.F.I. intervient d'une manière inhabituelle auprès des services publics (Education nationale, le plus souvent) pour signaler que telle personne fait partie d'une "secte". Elle intervient auprès de la justice en adressant des courriers aux magistrats, au nom de la défense des individus. Elle suggère même, au nom de la défense de la famille, de faire placer les enfants vivant avec leurs parents dans une "secte", directement à la DASS. Ainsi, depuis plusieurs années, elle a rempli son rôle : l'opinion publique pense maintenant qu'il existe en France de nombreuses sectes, et surtout que ces sectes sont dangereuses."

 

 

"La France contre la liberté religieuse"

 

Après que le Département d'État américain et l'ONU aient condamné la France pour son attitude vis à vis des minorités spirituelles, l'OSCE épingle la "patrie des droits de l'homme" pour violation de la liberté religieuse. L'OSCE - Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe - a tenu à Vienne, le 22 mars 1999, une conférence sur le thème de la liberté de religion en Europe. Y ont participé des délégations de tous les pays de l'OSCE et plus de 100 organisations religieuses et non gouvernementales. 70 délégations ont pris la parole dans ce débat consacré au pluralisme religieux et aux violations de la liberté religieuse. A l'occasion de cette conférence, la Fédération Internationale d'Helsinki pour les Droits de l'Homme a présenté son rapport "Discrimination religieuse et violations des engagements d'Helsinki" Ce rapport montre que des démocraties européennes violent leurs engagements relatifs à la liberté de religion et à la tolérance religieuse. Voici ce que dit ce rapport de la situation française : "Depuis 1996, une montée de l'intolérance et de la discrimination a été observée en France à l'égard des nouvelles religions". En janvier 1996, l'Assemblée Nationale a publié le rapport Guyard, contenant une liste de 172 sectes ou cultes jugés dangereux. Ce rapport a engendré des articles de presse calomnieux à l'égard des minorités religieuses, a fait circuler des rumeurs et des informations fausses, et constitue une incitation à l'intolérance religieuse. Dans ce contexte, une multitude de situations et de formes de persécution virtuelle se sont développées. Les minorités religieuses ont été publiquement marginalisées et stigmatisées. Le gouvernement français a établi une "Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes" - la MILS - avec à sa tête Alain Vivien, la figure de proue du mouvement anti-sectes.

 

Alors que d'autres rapports à l'étranger - Suède et Italie - recommandent le dialogue avec les dites "sectes", la France a choisi la confrontation ouverte. Cette attitude a engendré des articles de presse calomnieux, des pertes d'emploi, de la discrimination religieuse de la part des autorités françaises et la montée de l'intolérance de la part de la société civile à l'égard des gens de tous milieux à cause de leurs croyances religieuses. Le CESNUR - Centre d'Etudes des Nouvelles Religions - rend ainsi compte de la conférence de l'OSCE : "Si la Russie, la Belgique, la Grèce, la Biélorussie et l'Ouzbékistan ont aussi été critiqués, c'est surtout la France, avec sa politique sur les "sectes", qui s'est trouvée dans le box des accusés". En prenant la parole au nom de la France, Denis Barthélémy, secrétaire général de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes, dans un discours très émotionnel et au ton franchement hystérique, a déclaré que toutes les attaques contre la France "émanaient de la Scientologie ou des Témoins de Jéhovah". Ce commentaire a paru ridicule du fait que les critiques de la politique française et de la mission interministérielle sur les sectes (MILS) venaient de plusieurs gouvernements et ONG indépendantes. Monsieur Barthélémy a montré l'intolérance des milieux de la MILS qui, non seulement substituent à la discussion et au dialogue une attitude "complotiste" paranoïaque - tous ceux qui critiquent la MILS sont des agents de la Scientologie ! - mais proposent comme position officielle de la France en matière de liberté religieuse des notions hostiles à la religion qui remontent à l'anticléricalisme du 19e siècle.

 

 

"Sectes et surveillance de la population"

 

"Pour contrer les sectes, le ministre de la justice, madame Élisabeth GIGOU demande aux associations spécialisées dans la lutte de déterrer les affaires en plus grand nombre.

Par la circulation aux magistrats et aux juges de France du 01.12.98, le Garde des sceaux présente l'action de la nouvelle mission interministérielle sur les sectes tout en regrettant le manque de plaintes. Il n'y aurait pas assez de dénonciation, permettant d'enclencher les poursuites.

Pour pallier à cette carence d'affaires. Le ministre de la justice a chargé les juges de travailler en collaboration plus étroite avec l'ADFI et le CCMM supposés collecter des témoignages à charge. Les associations anti-sectes sont donc officiellement mandatées pour enregistrer les plaintes et les dénonciations par le biais de leurs nombreuses antennes à travers la France.

L'ADFI n'a pas attendu le feu vert officiel car il y a des années qu'elle diffuse une liste de critères précis permettant de savoir si une personne de notre entourage appartient à une association, un groupe, une société ou un club quelconque. La liste des symptômes définis par l'ADFI recouvre la plupart des comportements non-conformistes et privés : "Changement de mode vestimentaire et de régime alimentaire, courrier et appel téléphonique abondants, sorties et voyages, intérêt pour une cause nouvelle, emprunt d'argent, long temps de lecture et de méditation...". Ces critères sont dans une brochure disponible dans les organismes publics.

Il est donc conseillé de prévenir l'ADFI ou les renseignements généraux si un de nos proches présente un de ces "symptômes" ou un trait de non-conformisme similaire. Lorsque le "diagnostic" est établi, l'ADFI recommande de surveiller discrètement les amis et les relations de la personne suspectée. Il faut noter leurs numéros de téléphone et adresses et tenir un journal quotidien de leurs faits et gestes. Le CCMM - Centre Contre les Manipulations Mentales - a dressé le catalogue des pratiques pouvant tomber sous le coup d'un délit de secte. Il s'agit de la plupart des méthodes thérapeutiques non conventionnelles comme la naturopathie, le jeune, la sophrologie, la méditation et les techniques issues du "nouvel âge". Le docteur ABGRAL, expert auprès de la mission interministérielle sur les sectes y ajoute l'homéopathie : un grigri occulte sans aucune efficacité !!!

L'ADFI a également identifié les domaines à risques comme les cours de yoga, la thérapie parentale, les conférences sur les ovnis et les sujets ésotériques... mais aussi des commerces sensibles comme les librairies spiritualistes, les restaurants végétariens et les circuits de produits biologiques.

Comment s'assurer que les plaintes recueillies ne sont pas motivées par l'intolérance, les préjuges ou la malveillance? Cette question n'a pas été débattue.

L'histoire enseigne que les Français ont un sens civique plutôt prononcé lorsqu'il s'agit de dénonciation, mais il est désormais légal d'accuser quelqu'un d'appartenir à une secte pour le déclarer inapte à recevoir un héritage, jeter la suspicion sur un voisin antipathique ou un collègue dont on désire la place, ou se venger d'une déception amoureuse !!!

Après le "colis suspect" voilà que nous passons massivement à "l'homme suspect" s'il explore des voies non-conformistes ! C'est le message que la France s'apprête à apporter au monde.

 

Donc mettez-vous bien cela dans la tête :
  si vous changez de mode vestimentaire, de régime alimentaire;
  si vous recevez du courrier et des appels téléphoniques abondants;
  si vous faites des sorties et des voyages;
  si vous avez un intérêt pour une cause nouvelle;
  si vous avez un emprunt d'argent;
  si vous avez de long temps de lecture et/ou de méditation;
  si vous êtes soignés ou si vous pratiquez les thérapies et les techniques non reconnues officiellement comme le naturopathie, le jeune, la sophrologie, la méditation, les techniques "Nouvel Âge" (qui peut préciser ce que c'est au juste), l'homéopathie, le yoga;
  si vous vous intéressez à ces sujets ou à celui des ovnis ou à l'ésotérisme... Vous êtes suspect.

Le message "aimez-vous les uns les autres" se transforme de manière innovante en "Épiez-vous les uns les autres". Vous pouvez vous rendre utile en diffusant cette information auprès de vos amis et auprès de votre praticien de yoga, de sophrologie, de votre homéopathe, de votre naturopathe, de votre magasin bio! A votre bonne réflexion. Et en espérant que nous serons nombreux à dire NON!"

 

 

Fiche pratique de délation et de surveillance (selon l'ADFI)

Avertissement
Ne vous sentez surtout pas obligés de tenir compte des instructions suivantes...

Comment reconnaître une personne en danger ?
Il se peut que, dans votre entourage ou dans votre famille, vous connaissiez une personne au comportement non conformiste. L'ADFI a dressé une liste de symptômes qui confirmeront vos doutes :
  Modification du comportement, de la tenue vestimentaire, du vocabulaire, des centres d'intérêt.
  Déplacements en France et à l'étranger.
  Réunions en semaine, le week-end.
  Nombreux appels téléphoniques, courrier abondant.
  Long temps de lecture ou de méditation.
  Régime alimentaire.

Alors,si cette personne manifeste plusieurs de ces symptômes, n'hésitez pas à vous renseigner auprès de l'ADFI la plus proche afin de pouvoir l'aider.

Mesures à prendre
  
Noter les noms, adresses et numéro de téléphone des personnes liées aux activités de la personne suspectée.
  Tenir un journal des événements concernant les relations de la personne suspectée.
  Observer les lectures, le vocabulaire, les horaires, les noms et les surnoms de ceux qui constituent l'environnement de la personne suspectée.

Lieux à surveiller et activités suspectes.
Librairies ésotériques, cours de yoga, magasins diététiques, conférences et salons spécialisés, homéopathes et médecines douces, psychanalystes jungiens, sexologues, développement personnel, groupes de prière, accompagnement des mourants, ufologie, agriculture biologique, communautés religieuses, écoles privées, cours d'expression artistique, spiritualités orientales, presse, sociologues et scientifiques indépendants...

 

"Si vous entrez dans l'une ou l'autre de ces catégories, il est urgent d'aller vous dénoncer vous-même, avant que la "brigade de recherche antisecte" de la gendarmerie nationale ne vous convoque pour vous demander si "vous brûlez de l'encens ou si vous allumez des bougies pour méditer".
(Interrogatoire d'une jeune fille dénoncée par sa mère)."

 

 

"Quelques échos sur l'A.D.F.I."

 

L'U.N.A.F.D.I. renonce à poursuivre "Libération" - Libération, 05/10/99

La principale association antisecte, l'U.N.A.D.F.I., s'est désistée vendredi du procès qu'elle avait intenté à Libération, à trois jours de l'audience, prévue hier à Paris. L'Union Nationale des Associations de Défense de la Famille et de l'individu avait porté plainte avec constitution de partie civile après la parution, le 30 mars 1998, d'un article "le complot qui fit de Bernard Lempert un gourou". Libération montrait que ce psychothérapeute avait été classé par erreur dans la liste des sectes après l'étrange alliance des représentants bretons de l'U.N.A.D.F.I. et d'une association qui regroupait des malfaiteurs d'enfants et dont le président était un nostalgique de la Waffen SS.

 

Une association anti-secte condamnée - Sud-Ouest, 16/10/99

A la demande d'une mère de famille en plein divorce, la présidente régionale de l'A.D.F.I. a produit une attestation stipulant que l'ex-époux participait à un groupe à tendance sectaire. Les deux femmes ont été condamnées.

Épineuse et dramatique. On peut qualifier ainsi l'affaire qui a mobilisé le tribunal correctionnel de Saintes une bonne partie de jeudi après-midi. Épineuse parce que l'Église catholique était directement impliquée dans les débats. Dramatique parce qu'elle met aux prises un couple en plein conflit familial.

M. et Mme D. ont une fille, L., aujourd'hui âgée de 18 ans. Atteinte d'une grave maladie nerveuse, elle suit un lourd traitement dès son plus jeune âge. La maladie bouleverse l'existence du couple et, sans qu'il y ait de lien de cause à effet, M. et Mme D. finissent par divorcer. Une séparation qui ne se passe pas dans les meilleures conditions. M. et Mme D. sont déjà passés devant le tribunal : Mme D. avait été relaxée (on lui reprochait alors de bafouer le droit de garde du père).

Pour leur fille, le couple est prêt à tout. M. D. est très croyant. Il participe à un groupe de prières sous la direction de l'aumônier des Petites soeurs des pauvres. Il consulte même un guérisseur "parce que, quand la médecine traditionnelle échoue, on se tourne toujours vers d'autres médecines".

Qu'en est-il de ce guérisseur ? "J'ai assisté aux séances par trois fois, affirme la mère. On m'a placée au fond de la pièce et on m'a accusée d'être le démon. J'ai eu peur et, sur le conseil de personnes hautement qualifiées, j'ai contacté l'A.D.F.I.".

Les cierges, le sel et le démon
L'Association de Défense des Familles et des Individus est bien connue. Elle a les oreilles de la Commission parlementaire luttant contre le pouvoir des sectes. Sa présidente régionale, Marie-Noëlle Dumas de la Roque Bernard, écoute attentivement les propos de Mme D. La croyant sur parole, elle rédige une attestation stipulant que "le groupe auquel participe M. D. a des dérives sectaires et comporte un grave danger pour la santé de L.".

Il faut dire que la présidente de l'A.D.F.I. se base sur deux documents établis par un professeur parisien, M. Dulac (qui bizarrement n'a pas été convoqué à la barre). Celui-ci constate une dégradation de l'état de santé de L. quand elle va en week-end chez son père. Le deuxième document spécifie que L. a déclaré au professeur que son père l'empêchait de prendre des médicaments.

Une affirmation farouchement rejetée par Me Moulineau, l'avocat de M. D. : "L'enfant, qui n'a que 5 ans d'âge mental, a été manipulée par sa mère. C'est une attitude scandaleuse. Jamais M. D. n'a empêché sa fille de prendre des médicaments. Au contraire. Comment peut-on dire cela d'un homme qui a maintes fois réanimé son enfant alors qu'elle était tombée dans le coma".

Me Moulineau cite alors l'article 9 de la convention européenne des droits de l'homme sur la liberté de culte. "Que je sache, l'église catholique ne figure pas au nombre des sectes répertoriées par la Commission parlementaire. Quant au guérisseur, un homme dont les honoraires se montent à dix francs pour acheter des cierges, jamais il ne s'est substitué à la médecine et n'a empêché la prise de médicaments. La seule aide qu'il apporte, c'est la prière. Faut-il donc fermer Lourdes ?".

Puis, Me Moulineau évoque le cas de la présidente de l'A.D.F.I. "Vous avez été manipulée et vous êtes tombée dans le panneau. Votre attitude est dangereuse". Parlant du manque d'investigation de l'A.D.F.I., l'avocat évoque alors quelques détails : "On parle d'invocation par le sel parce que mon client a un sac de sel de 21 kilos dans son garage. Or, il se trouve que mon client travaille dans les services techniques d'une ville. Et du sel comme celui-là, il y en a des tonnes dans les entrepôts. Ce sel ne sert qu'en cas de verglas" .

Pour le ministère public, Melle Spielmann abondera dans le sens de la partie civile. "Je suis déçue et en colère, car en accusant sans preuve, vous mettez en péril la crédibilité de votre association. Ce n'est pas parce qu'une bougie brûle en permanence chez M. D. qu'il participe à un mouvement sectaire".

Des preuves
Intervenant pour Mme Dumas de la Roque Bernard, Me Cambar-Vidot épluchera l'attestation rédigée par sa cliente. "Elle n'a jamais dit que M. D. faisait partie d'une secte mais qu'il participait à un groupe ayant des dérives sectaires. C'est le cas. Car ce groupe met en oeuvre des moyens, en l'occurrence des prières, pour se substituer à la médecine. Je plaide donc la relaxe". Idem pour Me Geoffroy, qui se basera sur les déclarations du professeur Dulac en intervenant au nom de Mme D. : "Jamais cette attestation n'a été utilisée dans le cadre du divorce".

Dans son délibéré, le tribunal ne suivra pas la défense. Au contraire, il condamnera les deux femmes à verser 5.000 francs, dont 2.000 avec sursis, à M. D. Elles devront également lui verser solidairement une somme de 1.000 francs et règleront les frais de dossier. Après la lecture de son délibéré, la présidente du tribunal, Mme Cochaud-Doutreuwe, recommandera fermement à la présidente de l'A.D.F.I. d'agir avec moins de légèreté et plus de preuves.

 

"Un lobby très puissant : le lobby antisectes"


Extrait de "Lettre ouverte à la "secte des adversaires des sectes"", de Anne Morelli

 

"On peut certes comprendre que des drames familiaux comme celui que vécut Roger Ikor à travers la mort de son fils aient engendré des associations antisectes (dans son cas, le C.C.M.M., Centre de documentation, d'éducation et d'action Contre les Manipulations Mentales, aussi appelé "Centre Roger Ikor"). Mais il me semble suspect que, à travers le monde, des milliers de personnes liées entre elles par un réseau international aux multiples ramifications vivent pour et par la chasse aux sectes.

Leurs méthodes sont partout semblables : jeter le discrédit sur tous les groupes religieux en dehors des grandes religions classiques et semer à ce sujet la désinformation. La "secte des adversaires des sectes" tenaille donc particulièrement les médias et le monde politique, mais ne néglige pas non plus l'approche du monde de la recherche universitaire. En France, deux associations se partagent ce "marché", correspondant aux deux options fondamentales de la société française : l'une est laïque (C.C.M.M.) et l'autre est catholique (U.N.A.D.F.I.).

 

En Belgique, ce lobby international est également représenté par des associations liées à nos "piliers" traditionnels. Le C.I.G.S. (Contacts et informations sur les groupes sectaires) est d'obédience catholique et a essaimé en province des "Associations de soutien aux familles victimes des sectes". De l'autre côté, l'A.D.I.F. (Association de Défense des Intérêts des Familles) est liée à l'association laïque fondée en France par Roger Ikor, à un homologue luxembourgeois (C.D.F.I. Luxembourg) et à l'A.D.C.A.M. (Association de Défense Contre les Agressions Mentales).

 

Une Fédération européenne de ce business antisectes est par ailleurs installée également à Bruxelles (FECRIS-Belgique). Du côté néerlandophone, la V.V.P.G. (Verdediging Van Persoon en Gezin) est une instance semi-officielle, en contact avec l'A.D.I.F. Cette dernière recherche, à la faveur de la récente commission parlementaire, une reconnaissance officielle, le droit d'ester en justice au nom des victimes réelles ou supposées et - si possible ! - des subsides en conséquence. Elle a déjà réussi à établir des relations privilégiées avec de nombreux journalistes et a infiltré le milieu politique bruxellois. Ainsi, le dépliant "Sectes à visage découvert" , publié par l'échevine des affaires sociales de Bruxelles, Carine Vyghen, avec le sous-titre avenant de "Une prison sans barreau" et la photo d'un rapace menaçant, conseille-t-il, ni plus ni moins, de s'adresser en cas de "problème" à l'A.D.I.F. ! Le pas fatal supplémentaire serait évidemment de reconnaître ce lobby et de le soutenir avec l'argent des contribuables !

Une autre pratique de désinformation menée par la "secte des adversaires des sectes" est de gonfler les chiffres des adhérents à ces religions minoritaires. Ces chiffres, après douze années d'enquêtes dans ces milieux, je suis plus que jamais incapable de les préciser. En 1981, j'avais - péché de jeunesse - lancé le chiffre de 80.000, mais au fur et à mesure de nos travaux, mes certitudes se sont envolées. Le chiffre, lui, a souvent été repris. Dans chaque groupe religieux, on a tendance à les gonfler (cela donne du poids à la communauté et à ses croyances), mais curieusement, les adversaires des sectes aussi les gonflent, car la pertinence de leur "lutte" (et donc les moyens qu'ils réclament) est évidemment liée au danger potentiel que représente un groupe. Les médias aussi, pour que leur sujet apparaisse important, participent à cette surévaluation du phénomène. Or, si certaines communautés religieuses sont nombreuses, d'autres ont 10, 5 voire 3 membres. Révéler ce nombre infime serait très dévalorisant pour la "secte des adversaires des sectes".

 

Les lobbies antisectes insistent aussi sur un aspect "captation de notre belle jeunesse", qui ne correspond guère à la réalité que nous avons pu vérifier lors de nos enquêtes de terrain. Certes, il y a des jeunes dans ces groupes, mais pas de manière "anormale" , et certains groupes sont plutôt formés de jeunes couples, de familles, de vieux soixante-huitard ou même de personnes du troisième âge qui forment une excellente "cible" lorsqu'elles ont à partager du temps, du dévouement et - ce qui ne gâche rien - un peu d'argent. Mais la vieille recette a fait ses preuves : les nouvelles religions ou philosophies doivent toujours être présentées comme les captatrices de la jeunesse. Déjà dans l'Antiquité, lors de l'affirmation du Christianisme, les auteurs païens lui reprochaient essentiellement de détourner la jeunesse de la religion traditionnelle...

 

Lorsqu'un journaliste ne se soumet pas au schéma classique anti-secte, il est aussitôt accusé de complaisance. Ainsi, les auteurs de deux documentaires Arte consacrés aux mormons sont-ils vivement critiqués par "Le Monde" . Ils auraient présenté cette religion avec trop de sympathie... Les auditeurs belges, habitués à entendre l'actualité religieuse commentée par la douce voix de l'abbé Armand Pirard, croient rêver en entendant ces reproches. Ils imaginent mal qu'à l'occasion, par exemple, de la bénédiction pascale ou d'un voyage du pape, un de ses mièvres commentaires se mette à investiguer à propos des finances du Vatican et de ses opérations douteuses, ou des effets catastrophiques de sa diplomatie pro-Croate. Mais évidemment, il est des monopoles à ne pas traiter sans "complaisance" et des rivaux qu'il est bon d'enfoncer. On comprend dès lors pourquoi les "sectes" voient rarement avec plaisir débarquer en leurs murs des journalistes, chargés dès le départ de ramener des "informations" croustillantes, sensationnelles et surtout inquiétantes..."


http://www.onnouscachetout.com/themes/societe/unadfi.php

Sources
 "Site Véritas - Toute la Vérité"
Lien (mort) vers l'article original
http://perso.wanadoo.fr/bel/society/unadfi/ 

 

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Faut-il avoir peur des "sectes "...

Un nouveau fléau social français ?

Extraits d’une conférence donnée à Strasbourg au mois de mars 2001

 

http://www.portstnicolas.org/article.php3?id_article=1815

 

Introduction

-  Un réel débat social, des décisions importantes prises par les pouvoirs publics, des raisons de s’interroger...
-  Fait divers ou fléau social : minimiser ou majorer l’événement ? banaliser le phénomène ou le dramatiser ? Dépend du point de vue d’où l’on se place : parent ou ami d’une personne membre d’un groupe perçu comme "secte ", membre lui-même, chercheur, responsable du groupement incriminé, etc.
-  Notre intention : donner des repères et des éléments de clarification.

 

1. Des raisons légitimes d’avoir peur

1.1. Dans un paysage religieux aux couleurs de supermarché, à côté de groupes religieux traditionnels (implantés de longue date ou plus récemment) ; des groupements non régulés, plus ou moins autosuffisants, plus ou moins ouverts ou fermés (du fait du message proposé, du responsable, du groupe), parmi lesquels
-  des groupes qui réunissent des convaincus, des militants, et qui vivent donc une certaine radicalité ;
-  des groupes extrémistes ;
-  des multinationales à connotation religieuse et à prétention hégémonique - argent et moyens considérables, ...

Autrement dit :
-  des groupes dangereux parce que trompeurs, escrocs, malhonnêtes,
-  des groupes dangereux parce que convaincus d’être l’élite, ou la voie pour tous, exclusifs, fermés.
-  des groupes potentiellement dangereux du fait de leurs doctrines fantaisiste, voire criminogène.
-  des groupes qui peuvent aussi devenir des "sectes " après les drames qu’ils ont occasionné... non listés comme dangereux auparavant, ....

Pourquoi appelle-t-on "sectes " certains de ces groupes autorégulés ou non régulés par/dans des traditions religieuses ? D’autant plus qu’il n’y a pas de définition de la "secte " en droit positif. Non pas parce qu’il s’agit d’un groupe qui suit (= sequor) un maître, pas davantage parce le groupe visé s’est séparé (= secare) d’une tradition dominante, en suivant un maître hérétique ... (le danger était alors d’ordre doctrinal : cf. la secte des luthériens !). Pas non plus parce qu’il est question d’un non conformisme chrétien (cf. les sectes issues du christianisme), mais parce le groupe est dangereux au plan comportemental ; ses activités illicites ou délictueuses relèvent du plan judiciaire : il y a atteinte aux droits de la personne, ou à l’ordre public. Le critère est donc celui de la dangerosité pour l’individu, pour le société civile.

Il existe tout un panel de dérives possibles : des domaines et des degrés de sectarité et de dangerosité, jusqu’à une certaine forme de totalitarisme. La définition que la MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes) donne de la secte est effectivement : "un groupement - religieux ou non - à caractère totalitaire qui viole les droits de l’individu et l’ordre public".

Ces groupements sont autosuffisants, liberticides, enfermant, unanimiste et uniformisant, et "instrumentalistes ".

Il est donc nécessaire de distinguer : entre groupe faisant preuve d’une dérive même grave ponctuelle, et groupes intrinsèquement dangereux du fait d’une doctrine criminogène, d’un responsable paranoïaque ou mégalomane, ...

1.2. Si nombre de ces groupes usent de moyens de séduction divers, de toutes les stratégies possibles ("vitrines ", "paravents ", sociétés et associations-écran, discours valorisants ou dévalorisants, de peur, culpabilisants), les dangers sont accrus dans les domaines non régulés :
-  formation professionnelle (45000 prestataires déclarés en France, 20000 qui exercent effectivement, 7600 à titre principal en 1998) ; à ce jour sont seulement demandés une déclaration d’existence et la communication d’un bilan pédagogique et financier annuel.
-  établissements scolaires privés hors contrat (soit 6000 élèves),
-  développement personnel (psychothérapies, etc.) : 15000 praticiens sans régulation au plan de la formation, au plan administratif, au plan déontologique,
-  les ONG (organisations non gouvernementales) - 2012 dont 1/3 religieuses ont obtenu un statut consultatif auprès de l’ONU, 918 ont déposé des demandes pour l’obtenir...

1.3. On peut distinguer deux grands types de dangers pour la société civile selon que les groupements sectaires soient intra-mondains ou extra mondains.
-  Intra-mondains : volonté de déstabiliser, d’infiltrer, de prendre le pouvoir en "noyautant " les organisations. Organisation de "salut " pour (type moniste) et malgré. Salut par une prise de pouvoir par le dedans. Des infiltrations, du lobbying, de l’entrisme dans divers domaines de la société civile : politique, économie, industrie, services, fonction publique,...
-  Extra mondains : organisation de "salut " contre (type dualiste) en opposition. Monde de Dieu, monde de Satan. Salut par la fuite, le retrait, par l’opposition ou par la lutte contre.

Les événements tragiques dus à des dérives sectaires relèvent davantage de cette deuxième dimension, même si les groupements en question ont pu avoir des stratégies intra-mondaines à l’origine. Cf. les drames :
-  de Jamestown, Guyana, temple du peuple, Jim Jones, 18 novembre 1978, 923 adeptes meurent : meurte et suicide.
-  de Waco (la Branche des Davidians conduit par David KORESH est prise d’assaut en 1993, par le FBI, 74 décès
-  de Tokyo, AUM Vérité Suprême fondé par Shoko Asahara, nombreux assassinats et attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995 : cinquante morts, plus de 5000 blessés.
-  de Salvan et Chery en Suisse, de Saint Casimir au Québec et du Vercors... Transits vers Sirius conduits par Jo Di Mambro et Patrick Jouret et ?, 76 décès
-  de Rancho Santa Fe en Californie, la quasi totalité des membres de "la Porte du Paradis " se donnent la mort...
-  de Kanungu (Ouganda), assemblée du Renouveau des 10 Commandements de Dieu, Joseph KIBWETERE, meurtre collectif, autour de mille victimes : 6 massacres consécutifs.

Cela étant dit, si on peut ainsi distinguer deux types de danger pour la société civile, les dangers encourus par les membres au sein de ces groupes ne présentent finalement que peu de différences.

1.4. La présence de ces groupements socialement controversés :

En France :selon le rapport parlementaire : 172 groupes incriminés ; 36 groupements de plus de 500 membres. Des groupes qui créent de nombreuses associations.

Deux types de groupes :
-  des multinationales hégémoniques : adresses des sièges, mais localement pas ou peu d’adresses, réunion dans les hôtels ou chez des particuliers,
-  des groupes locaux répertoriés quelques uns avec adresses, d’autres non. Mais une grande mobilité.

Les groupes qui inquiètent le plus spontanément : les groupements dits apocalyptiques qui annoncent une fin des temps, une fin du temps, parfois imminente : une trentaine de ces groupes sur le territoire français...

1.5. Au terme, c’est toujours l’individu qui est malmené : témoignages dramatiques de sortants de "sectes " (des drames personnels, familiaux : des personnes déstructurées, qui ont le sentiment d’avoir été abusées moralement, spirituellement, financièrement, matériellement, sexuellement...)

1.6. Or, nous sommes tous des cibles possibles particulièrement lors d’accidents de la vie, de fragilités/fragilisations et ce qui est vrai de personnes, est également vrai de sociétés, entreprises, associations, pays. Certains pays de non-droit sont particulièrement exposés.

En conclusion : Des faits inquiétants. Inconscience de les ignorer ou de se voiler les yeux.

 

2. Des informations, des faits pour raisonner et atténuer ses peurs

 

2.1. La réalité du "public " touché et concerné. Selon le rapport parlementaire : 160000 adeptes au moins occasionnels, 100 000 sympathisants, soit 260000 personnes concernées, dont 130000 membres de l’organisation des Témoins de Jéhovah... Restent 130000 personnes concernées par les autres groupements...

Cela représente en tout moins de 0,5% de la population française. S’agit-il là d’un fléau social ? au regard des accidents de la route, de l’alcool, du tabac, de la drogue, des suicides (cf. le chiffre tout récent de 12000 suicides annuels en France, dont 800 jeunes - deuxième cause de mortalité après les accidents de la route - etc.). Au risque de paraître cynique, les "sectes " depuis 1978 seraient à l’origine de 3000 décès (2236 comptabilisés exactement) dans le monde au grand maximum (dont 2000 dans deux groupes : 1978 et en 2000)...

Il s’agit là d’un phénomène de " fuite " parmi d’autres de la société en crise... phénomène qui cache des déficits en amont : famille, sens, éducation, projet...

2.2. Des "victimes " oui, mais à partir de quand et jusqu’où ? Il s’agit-là d’une question très délicate. Quand commence-t-on à être victime ? à être dans un groupe malgré soi ? Beaucoup de personnes membres de groupes sectaires ne peuvent pas reconnaître qu’ils sont dans de tels groupes. Parce qu’ils y sont bien. Même lorsque leur liberté peut être amoindrie sinon inexistante, ils y sont bien. Doit-on vouloir que les personnes soient libres malgré elles ? L’entrée dans n’importe quel groupe est un processus relationnel.... Des personnes sont aujourd’hui heureuses d’être prises en charge, heureuses qu’on leur dise comment se comporter, comment vivre, que croire, que penser...

2.3. Des groupements dangereux, qu’est-ce à dire ? Les analyses comparatives des listes de groupes controversés et des motifs de mise en accusation, voire de condamnation est éloquente. Elles ne peuvent elles aussi que nous inviter à nuancer nos propos... et nos craintes. Le rapport parlementaire annonçait le chiffre de 172 groupements, une trentaine de ces groupes ont vigoureusement protesté, il a été reconnu que certains figuraient à tort sur ce listing..., on parle aujourd’hui de 40 groupements répertoriés réellement dangereux sur l’ensemble de la France.

De plus un grand nombre de groupements cités dans les listes s’avèrent être des lieux de "passage ". Au regard de certains chiffres et statistiques, la "secte " apparaît être un lieu d’expérience, de passage, d’éveil... pour un certain nombre d’ "occasionnels "... On constate effectivement un très important mouvement (turn over) au sein de ces groupes... (nomadisme, zapping, ...).

Ajoutons encore que les groupements qui peuvent présenter un réel danger du fait d’actions et de condamnations passées, du fait d’une doctrine dangereuse ou criminogène, ... sont connus pour la plupart, répertoriés et "suivis ". MILS, police, RG,...

Et, en définitive, le phénomène des "sectes " est-il plus inquiétant que la montée de certains groupes identitaires, des groupes fondamentalistes et intégristes ? Est-il plus inquiétant que la confusion généralisée, l’inculture qui paraissent gagner du terrain dans le domaine religieux ?

2.4. Nous sommes dans un Etat de droit au sein duquel existent des moyens de droit. Au 31 juillet 1999, 134 enquêtes préliminaires étaient traitées par les parquets, 116 informations judiciaires étaient ouvertes.... concernant les dérives de sectaires de certains groupements. Au début de cette année 2001, 260 affaires seraient à l’étude à la MILS.

Il existe effectivement tout un arsenal juridique largement renforcé depuis quelques années :
-  des moyens dits de droit pénal général.
-  et des moyens dits de droit pénal spécial.

Rappelons encore brièvement quelques mesures prises par les pouvoirs publics au cours des dernières années :
-  Le rapport Vivien (demandé le 1(er) septembre 1982 par Pierre Mauroy, alors premier ministre. Rapport fait en février 1983, rendu public le 9.4.1985) et ses 9 propositions.
-  Le rapport Gest-Guyard (décembre 1995). Sa "liste " des 172 "sectes " en France (+ 800 filiales, 160000 adeptes " au moins occasionnels ", et 100.000 sympathisants ; ses critères (p.13).
-  L’Observatoire interministériel des sectes (créé le 9 mai 1996 par le gouvernement Alain JUPPE et installé le 13 novembre de cette même année) et son rapport annuel (1997)
-  ’Toilettage’ et renforcement de l’appareil législatif
-  Le travail de sensibilisation des pouvoirs publics et des collectivités territoriales
-  La Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (octobre 1998) remplace l’Observatoire. Il est mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN : un objectif explicitement opérationnel. Un décret, 7 articles.
-  La loi About-Picard tendant à renforcer la prévention et la répression à l’encontre des groupements à caractère sectaire. Déplacement et élargissement de l’article 313-4 du code pénal réprimant : l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse. Ajout de l’état de sujétion psychologique ou physique, causé par l’exercice de pressions graves et réitérées ou de techniques propres à altérer le jugement. Dispositions concernant la dissolution judiciaire et la responsabilité pénale des personnes morales. Alourdissement des peines.

2.5. Enfin, il y a l’assistance, l’aide d’associations, et des Eglises.
-  l’aide d’associations : aides juridiques, aides psychologiques, informations : pour enfants, pour femmes, pour étudiants, pour familles, et puis associations " spécialisées " CCMM (Centre Roger Ikor contre les Manipulations Mentales), UNADFI (Associations de Défense pour les Familles et l’Individu), Association des victimes des Témoins de Jéhovah au plan national.
-  l’aide des Eglises : observatoires protestants des mouvances religieuses et des sectes, association évangélique : Vigi-sectes, service national Pastorale et sectes et nouvelles croyances de l’Eglise catholique romaine s’appuyant sur des délégués dans chaque diocèse.

En conclusion : ne pas succomber à la paranoïa...

 

3. Des moyens pour ne pas donner prise à la peur

 

3.1. S’informer et informer... avant de s’inquiéter et d’inquiéter...

 

3.2. Des critères d’appréciation concernant le groupe, son message, son responsable.

Trois domaines d’observation :

A- Les relations au sein du groupe, et du groupe vers l’extérieur...

-  relations en interne, membres- responsable
-  relations en interne entre membres
-  relations groupe - société civile
-  relations groupe - autres groupes de même profil (religieux)

mais aussi :

-  relation du responsable à lui-même : comment s’appréhende-t-il ? se présente-t-il ?
-  relation du groupe à lui-même : comment s’appréhende-t-il ? se présente-t-il ?
-  relation du membre à lui-même : comment s’appréhende-t-il ? se présente-t-il ?

et enfin :

-  relation à Dieu (responsable, membres, groupe)
-  relation à la Tradition religieuse éventuelle dont le groupement est issu

B- Les manières dont sont vécus savoir, pouvoir et avoir dans le groupe

C- Rapport du groupe à l’individu : le groupe est-il au service de l’individu ou le contraire ?

Instrumentalisation constante de l’individu, du membre. Il n’a de valeur que parce qu’il est membre du groupe...

 

3.3. Vigilance concernant sa personne, ses proches.... Vigilance aussi par rapport à son regard et à sa critique : ne pas enfermer les groupes, ne pas porter d’accusations sans avoir connaissance de faits avérés, ne pas penser qu’ils soient incapables d’évoluer...

 

3.4 Les meilleurs moyens pour prévenir : sa qualité de vie, son équilibre, son environnement, ses relations (réseau relationnel : famille, amis, tissu associatif), ses engagements, ses convictions. En guise de conclusion :

Ni surévaluation des dangers qui risque de provoquer tous les débordements possibles jusqu’à la chasse aux sorcières... ni sous-évaluation qui risque d’entraîner une absence de vigilance.

 

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Liste des questions avec lien direct dont les réponses se trouve dans le texte continu qui précède :

 

-           Que peut-on considérer comme secte ?

-           Est-ce que les chasseurs de secte sont vierges de toute critique ?

-           A quand remonte l'usage accru de ce terme de secte dans les médias ?

-           Mais faut-il avoir peur des sectes ?

-           Quels sont les dangers quand on s'acharne à les combattre ?

-           En quoi les psychothérapies intéressent-elles les mouvements sectaires ?

-           Que penser de la mouvance des enfants indigo ??

-           Quels sont les types de comportements sectaires auxquels s'adonnent certains psy ?

-           Que penser de la "La Biologie-Totale", très souvent montrée du doigt ?

-           Quelles sont Types de dérives pouvant s'apparenter à des pratiques sectaires dans les formations ?

-           En quoi est-il inappropriée d'accepter des personnes malades dans des formations ?

-           Les conditions d'admission dans ce type de formation sont-elles suffisantes ?

-           Est-ce que le fait d'avoir fait  travail personnel sur soi y est-il pris en compte ?

-           Quel est le Comportement inadapté et anti déontologique chez ceux qui s'installent trop vite ?

-           Quelles sont en conséquence les difficultés particulières à pratiquer la psychothérapie ?

-           Où se situe la frontière entre la médecine et la psychothérapie ?

-           Pourquoi la psychothérapie est-elle souvent accusée de pratiquer illégalement la médecine?

-           Quelle est la fréquence de pratiques illégales dans le chef de psychothérapeutes ?

-           Que dit exactement la loi concernant les pratiques illégales de la médecine ?

-           Pourquoi la psychothérapie obtient-elle pourtant de remarquables résultats sur la guérison des maladies ?

-           En quoi la psychothérapie peut-elle arriver à aider à se guérir de maladies réputées incurables ?

-           Ou se trouve la spécificité de la psychothérapie dans la prise en charge de la santé par rapport à la médecine ?

-           Pourquoi l'efficacité de la psychothérapie est-elle établie ?

-           Que dire des comportements iatrogènes de certains médecins et autres membres du corps médical reconnu ?

-           Quels sont le cadres déontologique et éthique de la psychothérapie ?

 

Chapitres avec accès direct vers les contenus dans le texte continu qui précède

1.         Psychothérapie et mouvements sectaires ou accusés de l'être ou de s'y apparenter :

a.         Mouvements ou associations spirituels, Eglises

b.         Psychothérapeutes ou des thérapeutes hors sectes qui s'adonnent à des dérives

c.         Formations à la mode et montrées du doigt par les médias : exemple de la "Biologie-Totale"  du Dr Claude Sabbah

 

2.         Types de dérives pouvant s'apparenter à des pratiques sectaires dans des formations thérapeutiques :

            a.         Acceptation, lors de cours, de personnes gravement malades

b.         Conditions d'admission qui sont insuffisantes

            c.         Contrôle déficient d'un travail personnel préalable et absence de supervision

d.         Comportement inadapté et anti déontologique chez ceux qui s'installent trop vite

e.         Exemples vécus en thérapie

 

3.         Difficultés à pratiquer la psychothérapie :

            a.         Mauvaise réputation à cause des dérives  

b.         Absence de cadre légal

 

4.         Frontière entre la médecine et la psychothérapie :

            a.         Accusations de pratique illégale de la médecine

b.         Spécificité de la psychothérapie dans la prise en charge de la santé  

c.         Efficacité établie de la psychothérapie

d.         Comportements iatrogènes de certains médecin set autres membres du corps médical reconnu

e.         Cadres déontologique et éthique de la psychothérapie : savoir-être, savoir-faire et savoir :

 

 

 

Principaux domaines abordés sur le site Retrouver son Nord :

                Santé  -  Dépendances  -  Couple  -  Famille  -  Habitat  - Développement personnel

 

 

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