CONDUITE D'UNE SEANCE DE KINESIOLOGIE etc.
Quelle que soit la technique qu’il utilise Kinésiologie, PNL, décodage Biologique etc… le thérapeute – en Kinésiologie nous préférons dire Facilitateur - dispose d’un vaste éventail de techniques extrêmement efficaces pour permettre à la personne de se libérer de son stress et d’aller vers une vie plus heureuse et épanouie.
Or très souvent cela ne marche pas si bien que ça et un nombre grandissant de
personnes qui ont fait appel à ces techniques expriment leur déception.
Bien entendu nous ne sommes pas des faiseurs de miracle, et il est donc
possible que la technique employée n’ait pas été adaptée à la difficulté de la
personne. . Le plus souvent cependant il semble que « quelque chose n’ait pas
fonctionné », que la personne ne soit pas parvenue à modifier le système qui
générait son mal être pour repartir vers la vie.
Ce qui ressort de nombreux récits de clients c’est ceci : « je suis venu(e)
voir X et il ne m’a pas écoutée, il m’a emmené dans une direction où je ne
voulais pas aller, il n’a rien compris et je me suis retrouvé seul ». Bien sûr
c’est rarement exprimé d’une façon aussi nette mais cette notion sous-tend
nombre de témoignages.
Or, écouter la personne, l’entendre dans sa difficulté sans s’identifier à
cette difficulté est la partie la plus difficile du travail.
Ecouter la personne, c’est accepter ce qu’elle dit de la façon dont c’est
exprimé. Lorsqu’elle nous raconte son histoire elle nous donne des faits, bien
sûr, mais aussi la façon dont elle les a ressentis, vécus. Elle nous dit aussi
les stratégies qu’elle a employées pour tenter de résoudre le problème.
Ce ressenti et ces stratégies font complètement partie d’elle même. Ils
résultent de son expérience, des solutions que son corps a trouvé pour la
maintenir en vie dans le passé.
Je ne me sens pas à l’aise avec les théories qui tirent à boulets rouges sur
le système de croyance et l’Ego. Ils ont leurs limites mais ils nous ont
maintenus en vie. Et le corps qui assure la tâche difficile de nous maintenir
en vie a tendance à reproduire les solutions qui ont obtenu ce résultat dans
le passé qu’elles soient ou non encore adaptées au temps présent . Si on
considère l’histoire qui nous est racontée sous cet angle, on s’aperçoit que
la personne a fait de son mieux avec les ressources dont elle disposait.
Démontrer à la personne que ses stratégies sont mauvaises et qu’il faut les
détruire pourrait bien la détruire ou tout au moins lui faire perdre confiance
dans sa capacité à gérer sa vie (confiance souvent déjà bien ébranlée par ses
échecs successifs). Et cela détruira à coup sûr la confiance qu’elle met dans
son Facilitateur : il ne sera plus qu’une des nombreuses personnes qui ne
l’ont pas respectée et qui ont essayé de la convaincre qu’ils connaissaient,
eux la bonne solution pour elle.
C’est pourquoi il nous faut travailler avec son système de croyance et non pas
contre lui. Si la personne a un ressenti, c'est elle qui a raison car elle est
la seule à avoir tous les éléments du problème et à savoir ce qui est possible
pour elle ( c’est ce que disait un des mes professeurs, probablement Daniel ou
Gordon) .
Le corps n’acceptera un changement de cap que s’il estime que ce changement
n’est pas dangereux pour la personne qu’il protège. Il est donc indispensable
de vérifier qu’il estime intéressantes les nouvelles solutions qui se dégagent
et qu’il est prêt à les mettre en œuvre.
Le test musculaire n’est là que pour permettre aux mémoires du corps de se
manifester et mettre en évidence les convergences/ divergences entre l'opinion
du conscient et celle du corps. Il nous dit ce qui est pour le corps une
source de stress et il nous aide à sélectionner la solution que le corps juge
la meilleure.
Le rôle du Facilitateur est simplement d’aider la personne à stimuler ses
forces créatrices afin qu’émergent de nouvelles solutions. Baudouin propose
l’usage de dictionnaires et autres textes [Ndlr :°]. En Kinésiologie nous avons
aussi une série de textes écrits qui fournissent à la personne des
informations neutres : la suggestion, l’explication viennent de gens qui
n’étaient en rien concernés et qui ne cherchent donc pas à exercer une
influence/ à mettre une pression.
Les informations recueillies sont ensuite discutées mais ce qui est important
c’est le sens que la personne elle même donne à cette information, le lien
qu’elle fait entre cette information et sa vie. La facilitateur reformule ce
qu’il a compris et cela aide la personne à aller plus loin dans sa recherche,
mais il ne cherche jamais à l’influencer.
J’ai remarqué que pour rester dans cette écoute neutre il me faut beaucoup de
vigilance : la plupart du temps la personne fait sienne l'information et les
modifications qu'elle apporte à son système de pensée lui permettent de
cheminer vers une compréhension plus grande. Mais parfois rien ne semble lui
parler ! Les vérifications montrent que l'info est exacte et d'ailleurs tout
s'emboîte…… et malgré tout "ça ne me dit rien".
Et c'est là que ça devient difficile. C'est là que la vigilance entre en jeu
et permet de renoncer à partir à la découverte de la piste qui se présente
pour respecter le fait que la personne ne peut pas/ n'a pas envie/ n'est pas
prête à s'y engager.
Si l’information « ne dit rien » à la personne ce peut être tout simplement
parce qu’aujourd’hui elle n’est pas suffisamment forte pour se retrouver en
face de sa souffrance. Il faut donc patiemment déblayer le terrain, enlever le
stress dont le corps accepte de se débarrasser et cela permettra peut être de
faire le travail une autre fois.
Il est possible aussi que cela se fasse tout seul sans qu’il soit nécessaire
de se replonger dans la souffrance passée … et la personne téléphonera
quelques jours plus tard, ravie du changement qui s’opère en elle.
Il est possible aussi que le corps ne trouve pas de meilleure solution que
celle qu’il a adoptée jusqu’à présent. Et dans ce cas il faut accepter que la
maladie soit pour lui « la solution parfaite »
Naturellement ceci est un idéal et il y a toujours des moments de « dérapage
». Je me surprends encore – de plus en plus rarement Dieu merci - à être moins
neutre que je ne le devrais. Aussitôt je vois la personne se raidir et je n’ai
plus qu’à rattraper ma maladresse. Ce n’est pas grave, un jour cela ne
m’arrivera plus du tout.
Denyse Saint Arroman
Kinésiologue
Membre professionnel de la FFK
Consultant et facilitateur avancé du Concept 3 en 1 , facilitateur en programmes courts
Instructeur Brain Gym et OOC
Instructeur Touch For Health
Master PNL diplômée NLPTALabarèze Caussidières 31560 Saint Léon ( France)
Site Internet : http://www.kinesiologie31.com
Elle pratique et enseigne la Kinésiologie dans la région toulousaine.
[Ndlr :°] Précisions de Baudouin Labrique : il s'agit uniquement de textes décrivant la maladie au sens physiologique du terme,
incluant le rôle biologique de l'organe touché. Aucun (auto-)décodage psychobiologique (ou biologique pour reprendre
le terme (erroné) employé dans l'approche de la "Biologie-Totale") ne sera proposé à la lecture (ni verbalement d'ailleurs)
car, il faut le rappeler, il appartient au patient à se (re)connecter au(x) ressenti(s) qui ont accompagné
le conflit psychobiologique non résolu ayant donc entraîné un maladit (au sens large).
Le contraire ferait que la patient resterait à un niveau cérébral, mental ce qui l'empêcherait de faire
émerger les nécessaires mémoires émotionnelles liées donc au conflit somatisé, pour qu'il puisse se libérer.
| sante et medecine |
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