Psychothérapie et exercice de la Médecine

© Baudouin Labrique

 

 

 

Charte éthique des professionnels

 

                                  Psychothérapeutes, Anne De Vreught et Baudouin Labrique se sont engagés à respecter en tous points

                                                la "CHARTE MONDIALE DU WORLD COUNCIL FOR PSYCHOTHERAPY (WCP)
                                                                             
POUR LES PERSONNES EN PSYCHOTHERAPIE"

 

 

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

(Voir notre avis).

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

 

Tous les jugements des tribunaux ont été unanimes à considérer que l’exercice de la psychothérapie ne relevait pas du domaine médical (d’ailleurs, elle n’est toujours pas enseignée en faculté de médecine).

Le Conseil d’État, dans un arrêt du 4 avril 2001, admet l’existence d’une psychothérapie non médicale. "

(Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse)

 

 

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

Dernières mises à jour :¨


Origine du mot psychothérapie

Quelle est la différence entre le psychothérapeute, le psychologue, le psychiatre ?
Détournement de fait de la psychothérapie
par les médecins

Un médicament peut seulement brouiller ces causes et soulager la douleur – pour quelque temps

¨ "Le mirage de l’expérience thérapeutique" (médecine)

"Incidences économiques de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur le titre de psychothérapeute" (en France)

 Psys et généralistes, une relation à cultiver
Psychothérapie et pratique illégale de la médecine

¨ 10 commandements pour un traitement centré sur le patient

Humour

 

 

 

origine

 

Origine du mot psychothérapie

 

« "Psycho-thérapeutics" est un néologisme forgé à partir du grec et popularisé par le médecin britannique Daniel Hack Tuke en 1872 dans un livre intitulé Illustrations of the Influence of the Mind upon the Body in Health and Disease. D.H. Tuke compile de multiples exemples dans lesquels l’esprit peut agir sur le corps pour créer maladie ou santé ». (Source).

 

Ceci dit, "La psychothérapie est l'ensemble des moyens par lesquels nous agissons sur l'esprit malade ou le corps malade, par l'intervention de l'esprit" (Dr Antoine Porot, co-auteur d'un ouvrage médical de référence, le "Manuel alphabétique de psychiatrie"- 1952)

« La psychothérapie ne se limite déjà pas aux troubles mentaux seulement. Dans le cas de troubles somatiques, physiques, la psychothérapie peut intervenir : les relations entre l'immunité et le psychisme sont avérées. » (source : « Définition des psychothérapies   ».)

 

En fait, il est piquant de constater que la Psychothérapie est pratiquement entrée dans sa phase expérimentale sous le nom de magnétisme animal à la fin du XVIIIème avec Franz Anton MESMER (1734-1815) : le magnétisme animal :

"Il propage à PARIS ses théories sur l'existence d'un fluide universel, ---> le magnétiseur, en provoquant des crises convulsives, effectue une redistribution harmonieuse du fluide d'où l'effet curatif.

MESMER croyait présenter une théorie physiologique apparentée à celle de l'électricité ou de l'aimantation. Il agissait par des manipulations directes (attouchements, passes magnétiques) ou bien procédés indirects, le célèbre "baquet" dans des séances collectives. Il s'adjoint un "valet toucheur", utilise quatre baquets dont l'un est réservé aux pauvres. Il magnétise un arbre dans la rue de Bondy. (N.B. Il ne faut pas entendre le mot attouchement au sens où on le prend aujourd'hui)

Mesmer avait fait construire plusieurs répliques de son fameux baquet. Le seul exemplaire qui en subsiste se trouve au Musée d'histoire de la médecine à Lyon."

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difference

Quelle est la différence entre le psychothérapeute, le psychologue, le psychiatre ?

 

"Le PSYCHOTHERAPEUTE est un professionnel (...) habilité à traiter des personnes souffrant de troubles psychiques ou somatiques. Son travail consiste à aider ses patients non seulement à libérer des traumatismes du passé, mais aussi à ce comprendre dans son état dans le but d'atteindre un bien être intérieur (…)
dans le but de libérer la racine des chocs et des traumatismes émotifs chez l'individu.
(…) La psychothérapie, contrairement à la psychologie conventionnelle ou à la psychiatrie, ne traite pas au niveau des symptômes, toutefois elle traite au niveau de la racine du problème qui cause les symptômes.
"Les Psychothérapeutes du Québec ne croient pas au DSM. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et à son équivalent, la section sur les troubles mentaux de la Classification internationale des maladies (CIM-10). C'est à dire, ne croient pas à catégoriser les êtres humains avec des étiquettes de maladies mentales et des traitements conventionnels reconnus comme mentionnés dans les articles ci-dessous."

Le PSYCHOLOGUE traite "des personnes souffrant de troubles psychologiques. Les techniques généralement utilisées par le psychologue sont d'une approche psychanalyse et de l'écoute du patient. (…) Le psychologue contrairement au psychothérapeute traite les symptômes du problème et travaille en étroite collaboration avec les psychiatres. Cela explique pourquoi, dans certains cas, les traitements en psychologie classique requièrent beaucoup plus de séances et d'années, parfois même de très longue durée dans l'espoir d'arriver à un bien être intérieur. (…) Un psychologue n'est pas un psychothérapeute.

Le PSYCHIATRE est un [Ndlr :médecin] spécialiste traitant de graves maladies mentales sur une base médico-psychiatrique.
(…) On peut le consulter directement ou sur recommandation d'un autre professionnel de la santé comme par exemple; le médecin de famille, le psychologue, le travailleur social, l'infirmière..(…) Suite au diagnostic du psychiatre, les méthodes de traitement les plus fréquemment utilisées sont la prescription de médicament (antidépresseurs, sédatifs, anxiolytiques, antipsychotiques, lithium, etc.), psychanalyse, l'incarcération du patient dans un hôpital psychiatrique, la contention physique, la contention chimique, les traitements par l'électrochoc et dans certains cas toutefois moins fréquents, la chirurgie au cerveau (...)  Un psychiatre n'est pas un psychothérapeute." (...)

"[D'un côté] la psychothérapie, [de l'autre côté] la psychologie et la psychiatrie sont deux mondes complètement différents.

Nous [les psychothérapeutes] ne croyons pas qu'un être humain peut souffrir d'une maladie mentale incurable,

c'est à dire qu'il doit prendre ses psychotropes ou médicaments à vie."

 

N.B. La psychothérapie a été créée précisément pour pallier les déficiences et le manque d'efficacité NOTOIRE de la psychologie et de la psychiatrie dans le domaine thérapeutique !
 

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sience

Psychothérapie et science  
 

 

En phase avec notre code de déontologie, notre accompagnement psychothérapeutique est de type PHENOMENOLOGIQUE : vierge de tout dogmatisme, il ne fait référence qu'à ce qui est de l’ordre des phénomènes observés et donc, sous l’angle de l’expérience concrète des patients et même si nos connaissances  scientifiques, empiriques et autres peuvent être en arrière-fond de la séance.

 

La psychothérapie que nous pratiquons n'a aucune prétention scientifique ; d'ailleurs, l'évaluation scientifique des psychothérapies posent des problèmes importants vu les conditions de leur exercice : les composantes psychiques se révèlent être des paramètres incontrôlables ce qui biaise fortement ce qu'une étude scientifique pourrait apporter (°). L’utilité des psychothérapies est notamment de rassurer le patient inquiet quant à la pertinence de ce qu'il a pu en toute liberté (sans aucune directivité de notre part) mettre au jour en rapport avec des blessures (souvent très anciennes).

 

Dans de telles conditions, seule compte la vérité du patient et c'est seulement celle-là qui doit être prise en compte par nous, dans un accompagnement psychothérapeutique par rapport auquel nous œuvrons pour qu'il soit digne de ce nom. Cette manière d'accompagner nous paraît la plus appropriée car elle respecte à la fois la Maïeutique socratique (l'art de faire accoucher l'autre à lui-même) et l'un des plus importants préceptes du serment d'Hippocrate qui est de d'abord ne nuire en rien, témoins que nous sommes des trop nombreuses dérives dans la pratique thérapeutique et quelque soit le secteur concerné.

 

Lire à ce sujet le livre écrit par Baudouin Labrique (mai 2011),  Quand les thérapeutes dérapent.
 

(°) Extrait du livre "Quand les thérapeutes dérapent" de Baudouin Labrique

Évaluation biaisée des psychothérapies

Pour le confirmer, voici l’avis du Pr Nicolas Duruz, (Institut de Psychologie de l’université de Lausanne)

concernant l’évaluation des psychothérapies :

[...] depuis quelques années, on assiste à un retour quasi fondamentaliste de type scientiste[1], qui cherche à nettoyer le champ psychothérapeutique de toute pratique non scientifique. [...] La preuve scientifique de l’efficacité d’un traitement est considérée comme acquise dans la mesure où cette efficacité a été mise en évidence dans le cadre de dispositifs expérimentaux [...] qui exigent un groupe homogène de patients, lequel doit être comparé à un groupe contrôle sans traitement, avec placebo[2] ou traitement alternatif, et être soumis à un processus thérapeutique standardisé et contrôlé par un manuel [...]. L’application de la méthode expérimentale pour apporter la preuve scientifique de l’efficacité ne convient pas à certaines formes de psychothérapie où les critères de changement, comme la nature du processus thérapeutique, ne se laissent pas objectiver aussi simplement, voire naïvement. Utiliser ces seuls critères pourrait conduire à ce que ces psychothérapies, ne pouvant pas être l’objet de recherches dites scientifiques selon la méthode expérimentale, soient ipso facto exclues de la liste des traitements reconnus[3].


[1]  « Le scientisme est une croyance qui consiste à reporter sur la science les principaux attributs de la religion. » (http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Scientisme).

[2]  Préparation pharmaceutique sans principes actifs destinée à se substituer à un médicament.

 

 

Extrait d'un autre article du Pr Nicolas Duruz sur l'évaluation des psychothérapies :

Si l’observation contrôlée a pour but de garantir, d'une part, une meilleure observation de la variable indépendante par neutralisation des autres variables et, d'autre part, la non influence de l’observateur sur ce qu’il observe, comment cette méthode peut-elle convenir dans le cas d’études dites « naturelles » ou de terrain, beaucoup moins contrôlables par définition, ou encore lorsque la démarche évaluative, intégrée au processus même de la psychothérapie, n’est pas sans influence sur ce processus ? On est loin du laboratoire. D'une part, il y a toujours des sources d'influence qui échappent à l'observateur et qui agissent parallèlement à la soi-disante variable indépendante. Cherche-t-on à les neutraliser par le recours au grand monde, les résultats obtenus porteront encore davantage sur des "sujets moyens". Isabelle Stengers a écrit très pertinemment : "L'imagination de l'homme n'est pas une variable, car l'expérimentateur n'est pas libre d'en contrôler les variations". D'autre part, le chercheur exerce inévitablement des influences sur son objet d'étude, ne serait-ce de par le type de questions qu'il lui pose et les modalités de récolte des données. Dans un célèbre article, Lambert (1991) a révélé, sur la base d'un dépouillement de 384 études portant sur l'efficacité en psychothérapie et publiées entre 1983 et 1989 dans 20 périodiques, qu'il avait pu identifier plus de 1430 critères ou mesures d'efficacité retenus par les chercheurs, dont 840 n'étaient utilisés qu'une seule fois ! Cela montre à l'évidence à quel point les données obtenues sur la base de tels critères saisissent de manière très relative la réalité, d'autant plus que les variations dues à leurs sources (patient, thérapeute, expert ou tiers-public) et modalités d’obtention (questionnaire, entretien, self-report ou observation) ajoutent un surcroît de contingence.

         

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detournenement

Détournement de fait de la psychothérapie par des médecins

 

* Suivant une enquête de Test-Achats auprès de 14.000 personnes, "Le choix de la thérapie : en analysant globalement les résultats de satisfaction par rapport aux résultats attendus, on peut affirmer qu’en cas de dépression, anxiété ou autre difficulté psychologique, il est toujours conseillé de chercher l’aide d’un professionnel. Parmi les Belges ayant cherché un appui psychologique, la moitié d'entre eux ont fait appel à leur médecin de famille, probablement pour une question de facilité d’accès et peut-être de coût. C’est pourquoi il est important d’évaluer le soutien psychologique des généralistes. (...) Ceci dit, les médecins de famille ne disposent généralement pas du temps nécessaire pour ce type de consultation et n’ont pas la formation adéquate pour entamer un traitement psychothérapeutique C'est pourquoi, face à des troubles sévères, les médecins devraient orienter leurs patients vers une aide spécialisée, ce qui ne s’est produit que dans 44 % des cas."

 

* Pourtant la loi est très claire sur ce point et  oblige de tels médecins à déléguer : "Tout praticien d’une profession des soins de santé a la responsabilité de renvoyer son patient vers un autre prestataire de soins compétent en la matière lorsque le problème de santé nécessitant une intervention excède son propre domaine de compétence." (Loi du 4 avril 2014, art. 11bis, Moniteur belge.)

 

* Extrait du livre Quand les thérapeutes dérapent :

Médecine et prise en charge psychologique

Grâce à leurs connaissances de la nature humaine, les médecins d’autrefois pratiquaient une forme de psychothérapie et aidaient certainement les forces naturelles à réagir contre la maladie en inspirant confiance à leurs patients [1].

 De (trop) rares médecins pratiquent encore ainsi et cette époque est révolue au moins pour deux raisons. D’une part, les formations scientifiques ne prédestinent pas à l’accompagnement psychologique et n’offrent pas nécessairement le gage que seront respectées dans les faits, entre autres, l’éthique et la déontologie spécifiques [2] à l’accompagnement qui touche au psychologique.

D’autre part, le traitement symptomatique des maux via l’exclusive pharmacopée a installé des conditions de consultation qui ne favorisent pas l’expression des ressentis, puisqu’au diagnostic de tel mal est attendue une médication type, mais pas le recours à l’effet bénéfique d’un entretien de nature psychothérapeutique (comme on le constatera plus bas dans le cas de la prescription de psychotropes).


[1]  René Dubos, Mirage de la santé, Éd. Denoël, Paris, 1961, p. 118 – Ce célèbre microbiologiste a inventé le premier antibiotique et a notamment écrit des ouvrages en tant que critique de science.

[2]  Compte tenu de la relation d’aide, infra chapitre 13, p. 157.

 

* "Les médecins et le personnel auxiliaire n'ont pas de formation reconnue en psychothérapie.(…) La qualité des traitements psychothérapeutiques permet d'économiser des coûts. (…) Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à partir de l'an 2000, la dépression sera la maladie la plus fréquente au niveau mondial. (…) Les coûts d'une psychothérapie de qualité sont plus que compensés par la diminution du nombre des consultations médicales, de la consommation de médicaments, du nombre d'hospitalisations, du nombre de journées d'absence au travail et de celui des rentes AI. (…) Un entretien avec un médecin ne constitue pas une psychothérapie qualifiée." Source : Fédération Suisse des Psychologues (FSP) & Association Suisse des Psychothérapeutes (ASP)

 

* "C'est la médecine tout entière qui doit s'ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH : « Toute maladie relève à la fois de l'esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu'on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu'il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ».  Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste."
Marc-Alain Descamps (1992). "Corps et psyché", Ed. Desclée De Brouwer, p16.

 

* Témoignage de l'attitude d'un médecin (à vous de juger) : "Cela allait mieux et ... depuis aujourd'hui, cela recommence. Ce matin, j'ai accompagné Maman chez le médecin pour les vaisseaux. Il a été odieux. Il ne l'écoutait pas, a mangé une pomme tout en lisant ses dossiers et en daignant de temps à autre lever la tête pour me répondre. Quand nous sommes entrées (et cela chaque fois que je l'y ai conduite), il est dans ses dossiers et ne répond pas à notre bonjour. Aujourd'hui, il m'a serré la main mais n'a pas répondu au bonjour de Maman. Quand nous sommes rentrées, j'étais furieuse."

 

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medicament

"Un médicament peut seulement brouiller ces causes

et soulager la douleur [psychique]

 – pour quelque temps."

 

Alice Miller, auteur de nombreux livres écrit :

"Notre accès à notre histoire d’enfant nous donne la liberté d’être fidèles à nous-même, cela veut dire de pouvoir ressentir nos émotions, de les connaître et d’agir selon nos besoins, ce qui nous garantit notre santé et nos relations honnêtes et vraies avec nos proches. Nous arrêtons de mépriser, négliger ou même maltraiter notre corps et notre âme de la même façon - impatiente, irritée, humiliante - que nos parents ont traité le petit enfant qui n’a pas pu encore parler et s’expliquer. Nous cherchons plutôt à comprendre les causes de nos malaises, ce que nous pouvons faire plus facilement après avoir pris la connaissance de notre histoire. Aucun médicament ne peut nous renseigner sur les CAUSES de nos malaises ou maladies.

Un médicament peut seulement brouiller ces causes et soulager la douleur [psychique] – pour quelque temps. Mais les causes qui n’étaient pas reconnues restent toujours actives et continuent leur travail de signalisation jusqu’à ce que la maladie récidive. Et elle sera traitée par les autres remèdes qui, eux aussi, négligeront les raisons de la maladie. Pourtant, ces raisons ne sont pas introuvables si la personne malade s’intéresse à la situation de l’enfant qu’elle a été. C’est cet intérêt qui lui permettra non seulement de vivre ses émotions mais aussi de les comprendre. Il est bien entendu que je parle ici des médicaments qui suppriment les émotions et en même temps les souvenirs. Il y a bien sûr des médicaments dont on ne peut pas se priver et qui ne sont pas inhibiteurs des émotions comme les antidépresseurs."

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mirage

"Le mirage de l’expérience thérapeutique" (médecine) (14/02/16)

 

 

 

Voici le constat pertinent (autant qu'inattendu pour la plupart des gens) d'un médecin quinquagénaire (sur son très étoffé et riche blog) qui se base sur sa pratique et sur de nombreuses lectures scientifiques indépendantes. En fait, contrairement à une idée trop largement répandue et qui sacrifie au "Docteur, guérissez-moi !" très déresponsabilisant, l'efficacité d'un tracement médical n'est pas directement lié à la prise de quelque médicament ni aux compétences de l'intervenant, mais à tout autre chose : le profil psychique du patient, lui-même tributaire de son histoire personnelle...


Extrait du blog :

"L’Evidence Based Medecine (EBM, traduit en français par Médecine Fondée sur les Preuves) est définie au travers de trois composantes :
    - les meilleurs preuves disponibles
    - l’expérience du médecin
    - les valeurs ou préférences du patient

Ce qui concerne les meilleures preuves disponibles fait l’objet de nombreux travaux (comme la synthèse Cochrane), visant à mettre à disposition de la communauté médicale des éléments de preuves d’interventions validés. Fondées sur des quantités considérables de recherches cliniques, ces preuves constituent, dans l’EBM, la base scientifique de la thérapeutique. Ce segment est indiscutable et riche de travaux.

La prise en compte des valeurs du patient se résout un peu trop souvent à l’incantation de “la médecine centrée patients” mais les travaux portant notamment sur la prise de décision partagée en médecine sont de plus en plus nombreux.

Reste la dimension expérience ou expertise du médecin dont je n’ai pas bien réalisé jusqu’ici s’il existait des fondement théoriques la soutenant et, bien que mon expérience de la pratique de la médecine générale soit encore très limitée, le développement éventuel de ma propre expertise se heurte à une difficulté de taille.

La gérante de mon G20 avec laquelle je taille volontiers une bavette en faisant mes courses d’épicerie en profite, maintenant qu’elle est affranchie de ma nouvelle situation, pour m’exposer sa philosophie sur la gent médicale. “Moi ce que je veux, c’est un médecin efficace. J’ai pas envie d’y retourner parce que le premier traitement ne marche pas. Il y a quelques années, j’avais des angines à répétition. A chaque fois mon médecin me donnait des cachets qui ne me faisaient rien du tout et du coup j’ai été voir un autre médecin. Un bon. Il m’a donné un médicament et depuis je n’ai plus jamais eu d’angine. Ça c’est du médecin.”

Passé le premier réflexe de lui demander le nom de ce médicament miracle – que je suis sûr nombre des lecteurs de ce billet aimeraient connaître – force est de revenir à la réalité : il est strictement impossible de savoir si la disparition de ses angines a quoi que ce soit à voir avec cette prise médicamenteuse. Je dirais même plus : il est quasi certain que cela n’a rien à voir. D’un point de vue scientifique, pas de celui de ma gérante de supérette.

Ce schéma simple – si je prend un médicament et que je guéris c’est grâce au médicament – est pourtant très rarement valable. Et en général on ne le sait pas pour deux raisons :

1/ La guérison suivant la prise d’un médicament peut-être liée à trois causes :

    - le médicament a été efficace
    - le malade a guéri tout seul selon l’évolution naturelle de sa maladie
    - le malade a guéri grâce à l’effet placebo.

Il est impossible à l’échelon individuel de distinguer entre les trois (et difficile avec des études sophistiquées).

2/ de très nombreux médicaments ne “marchent” que dans un petit nombre de cas. D’où le fameux NNT ou NST en français (Nombre de Sujets à Traiter) qui indique combien de personnes doivent prendre un traitement pour que l’une d’entre elles en tire un bénéfice. Si le NST part de quasi 1 pour les traitements contraceptifs, il est au minimum de 7 par exemple pour les antidépresseurs ISRS en traitement de la dépression en soins primaires et atteint des valeurs prodigieuses quand il s’agit de traitements visant à abaisser certains risques – il peut atteindre plusieurs dizaines voir plusieurs centaines.

Pourtant, quand un malade revient en me disant que depuis qu’il prend tel médicament cela va beaucoup mieux pour lui, j’ai beaucoup de mal à ne pas attribuer le résultat au médicament – d’autant que mon égo avait eu l’excellente idée de lui prescrire. Un homme de 70 ans était ainsi venu consulter pour une dysurie très pénible pour laquelle les ECBU pratiqués par mes prédécesseurs remplaçants avaient été négatifs mais dont la dysurie s’améliorait à chaque cure d’ofloxacine. Il souhaitait donc que je lui prescrive une cure d’antibiotiques ce qu’évidemment je refusais sans un ECBU qui s’avéra négatif. Je lui proposai alors de l’adresser à un urologue pour explorer sa vessie et de prendre de l’oxybutynine en attendant, ses symptômes pouvant être dus à une vessie instable. Et là miracle, disparition des symptômes, gratitude du patient, gratification du prescripteur. Comment ne pas croire que la prescription avait été efficace, que j’avais trouvé le truc ? Comment ne pas ajouter à “mon expérience de clinicien” ce cas si spectaculaire ? En n’oubliant pas que ses symptômes s’amélioraient aussi avec l’oflocet !

Quand j’ai effectué mes premières retrouvailles avec la médecine générale chez le Dr Bienveillant, il m’a demandé si je pouvait lui faire un récapitulatif les antidépresseurs. De là date probablement le début de ma méfiance de cette classe thérapeutique.

Au fil de mes rencontres et discussions avec mes maîtres de stage avec lesquelles j’abordais ce sujet, il m’est régulièrement revenu cette réflexion : “je peux te dire que ça marche les anti dépresseurs et heureusement qu’on les a”.

Peter Gøtzsche dans son livre “Deadly Psychiatry and Organized Denial” (Psychiatrie mortelle et déni organisé) leur consacre un chapitre dense et richement documenté. En voici l’introduction.

On a utilisé les antidépresseurs depuis plus de 50 ans mais il est peu probable qu’ils possèdent un effet réel et utile sur la dépression tandis que leurs nombreux effets indésirables ne font pas de doute. Les antidépresseurs font plus de mal que de bien. La Food and Drug Administration (FDA) a montré dans une méta-analyse d’essais randomisés sur 100.000 patients, dont la moitié étaient déprimés, qu’environ la moitié allaient mieux sous antidépresseurs et 40% sous placebo. Une revue Cochrane en soins primaires a montré des bénéfices un peu supérieurs mais elle n’incluait pas les études non publiées qui ont des résultats bien inférieurs à celles qui le sont. La plupart des médecins attribuent les 40% du groupe sous placebo à un effet placebo ce que ça n’est pas. La plupart des patients auraient été mieux sans pilule de placebo car c’est le cours naturel de la dépression non traitée. Aussi quand les médecins disent qu’ils ont eu l’expérience que le traitement marche, on doit dire que de telles expériences ne sont pas fiables car les patients pourraient avoir évolué aussi bien sans traitement.

Autant que je puisse le comprendre et le ressentir à ce stade, l’expérience que le médecin peut tirer de sa pratique ne doit pas (ou à peu près pas) prendre en compte son expérience thérapeutique. Il ne peut que s’appuyer sur les études et les recommandations type Cochrane, ne doit pas céder à l’impression que son intervention médicamenteuse a été efficace et qu’il devrait faire la même chose la prochaine fois qu’il rencontrera une situation similaire. Cela me semble terriblement difficile.
" [Liens internes ajoutés]

 

Commentaires de Baudouin Labrique :

 

"Il ne faudrait pourtant pas oublier que ce n'est pas le médecin qui vient à bout de la maladie, mais le malade.

Le malade se guérit lui-même, comme c'est par ses propres forces qu'il marche, pense, respire, dort

et encore le désir refoulé se manifeste par la maladie " (Le psychologue Carl Jung)

 

1° De plus en plus d'expériences qui s'ajoutent elles-mêmes à de multiples observations empiriques notamment ancestrales, montrent que ce qui conduit à  la guérison est d'abord en lien étroit et sine que non avec l'état psychique du patient ; entre autres, Aristote avait souligné qu'on ne peut pas faire l'impasse du psychisme dans le processus de guérison, en disant : il est folie de vouloir guérir le corps sans l'intervention l'esprit. Bien plus tard, le célèbre chirurgien des armées Ambroise Paré (France  - XVIe s.) observait qu'à blessures égales, les soldats blessés vainqueurs guérissent plus vite que les vaincus, ce qui montre que l'état psychologique du blessé influe directement sur la rapidité de la guérison.

S'adonnant d'une manière éhontée mais jamais sanctionnée à un détournement de fait de la la psychothérapie (pire sans en avoir les compétences requises, ce qui entraîne des effets iatrogènes), les médecins ne sont pas suffisamment conscients de l'incontournable influence du psychisme tant sur la genèse que la guérison des maladies, en dépit des preuves scientifiques existantes, mais dont ils ne semblent avoir cure (cf. les prodigieuses découvertes en psychosomatique, dont l'une a été consacrée par un triple prix Nobel).! Parmi les plus grands scientifiques, citons le célèbre Pr Henri Laborit qui avait montré que c'était en situation d'inhibition de l'action, que la maladie se déclenche

2° Un paradoxe de taille :  l'exercice illégal de la médecine est de son côté et paradoxalement extrêmement bien balisé et protégé, mais paradoxalement, alors que l'exercice (inapproprié et illégal (dans les faits) d'un accompagnement de nature psychothérapeutique par ces mêmes médecins bénéficie d'un laisser-faire consternant.

Voici d'ailleurs le constat de Test-Achats (Belgique) (enquête auprès de 14.000 personnes en Belgique) :

"Le choix de la thérapie : en analysant globalement les résultats de satisfaction par rapport aux résultats attendus, on peut affirmer qu’en cas de dépression, anxiété ou autre difficulté psychologique, il est toujours conseillé de chercher l’aide d’un professionnel. Parmi les Belges ayant cherché un appui psychologique, la moitié d'entre eux ont fait appel à leur médecin de famille, probablement pour une question de facilité d’accès et peut-être de coût. [...] Ceci dit, les médecins de famille ne disposent généralement pas du temps nécessaire pour ce type de consultation et n’ont pas la formation adéquate pour entamer un traitement psychothérapeutique C'est pourquoi, face à des troubles sévères, les médecins devraient orienter leurs patients vers une aide spécialisée, ce qui ne s’est produit que dans 44 % des cas." (Le soulignement est ajouté.)

 

3° Preuves scientifiques et recoupées à l'appui, nous avons déjà fustigé sur ce site l'inefficacité des antidépresseurs. Pire, leur prise continue enferme le patient dans la situation, car ses ressentis et émotions sont bloquées ; cela au mieux freine tout travail psychothérapeutique qui permettrait de désactiver les causes profondes, car le patient pourtant volontaire de s'en sortir avoue ne plus rien ressentir. On comprend que le suicide peut constituer alors la seule voie possible, comme en témoignent plusieurs études (cf. sous le lien proposé).

Extrait de Quand les thérapeutes dérapent :

 

La prescription iatrogène de psychotropes

 

La prise d’antidépresseurs et autres psychotropes, prônée par les thérapeutes conventionnels, handicape pourtant le travail psychothérapeutique chez des personnes qui sont sous leur influence : en séance de psychothérapie, elles ont davantage de difficultés à exprimer leurs ressentis psychiques voire physiques, portes d’entrée obligées pour accéder à la mémoire émotionnelle et donc à la source des maux. Confronté à un nombre majoritaire de dépressifs et en concordance avec la relation qu’en font mes pairs, j’atteste que la prise d'antidépresseurs ne pourra jamais faire l’économie d'une vraie prise en charge psychothérapeutique qui offre la possibilité de libérer efficacement et durablement la racine des maux, qui se trouve généralement dans l'enfance (mais peu de gens le savent).

La médication risque à tout le moins de brouiller les causes des maux, en ne soulageant qu’éphémèrement, comme l’a souligné la psychothérapeute Alice Miller [1] :

Notre accès à notre histoire d’enfant nous donne la liberté d’être fidèles à nous-mêmes, cela veut dire de pouvoir ressentir nos émotions, de les connaître et d’agir selon nos besoins, ce qui nous garantit notre santé et nos relations honnêtes et vraies avec nos proches. Nous arrêtons de mépriser, négliger ou même maltraiter notre corps et notre âme de la même façon – impatiente, irritée, humiliante  que nos parents ont traité le petit enfant qui n’a pas pu encore parler et s’expliquer. Nous cherchons plutôt à comprendre les causes de nos malaises, ce que nous pouvons faire plus facilement après avoir pris la connaissance de notre histoire. Aucun médicament ne peut nous renseigner sur les CAUSES de nos malaises ou maladies. Un médicament peut seulement brouiller ces causes et soulager la douleur – pour quelque temps. Mais les causes qui n’étaient pas reconnues restent toujours actives et continuent leur travail de signalisation jusqu’à ce que la maladie récidive. Et elle sera traitée par les autres remèdes qui, eux aussi, négligeront les raisons de la maladie. Pourtant, ces raisons ne sont pas introuvables si la personne malade s’intéresse à la situation de l’enfant qu’elle a été.

C’est cet intérêt qui lui permettra non seulement de vivre ses émotions mais aussi de les comprendre. Il est bien entendu que je parle ici des médicaments qui suppriment les émotions et en même temps les souvenirs. (2]


[1] Elle est l’auteur de livres qui font autorité ; ayant beaucoup d’admiration pour elle et son travail remarquable, je lui ai dédicacé ce livre ; elle s’est éteinte le 14 avril 2010.

[2]  Extrait de l’article intitulé Les Raisons Trouvables   – La mise en lettres capitales du mot causes est le fait d’Alice Miller.

 

4° Les guérisons qui surviennent après avoir bénéficié des services d'un médecin etc. (comme le relève le médecin auteur de l'article repris plus haut), pourraient en effet faire (faussement) croire aux patients, comme aux médecins ou praticiens de thérapies alternatives, qu'il faut mettre les sur le compte du traitement et/ou de l'accompagnement prodigués.

Les explications qui suivent sont basées sur l'observation empirique (sur le terrain thérapeutique) ; parmi de telles personnes qui se sont donc ainsi guéries, ils s'en trouvent peut-être :
 

1° qui ont pu résoudre (consciemment ou pas) ce qui avait généré (situation conflictuelle) le malaise, la maladie...(mais sans préjuger qu'un tel symptôme ne réapparaisse ensuite étant donné, en l'espèce, que la situation qui l'a programmé n'aurait donc pas été solutionnée, ce qui arrive souvent ; voici ce qui sous-tend la constatation suivante faite  par le Pr Henri Laborit :

"Le manichéisme [°] qui caractérise la majorité des conduites humaines ne permet d'envisager jusqu'ici que deux conduites à l'égard de la maladie : l'une consiste à agir sur l'organisme malade en ignorant son environnement, l'autre à agir sur l'environnement en croyant que cela suffira à résoudre tous les problèmes organiques. Il serait sans doute préférable dans certains cas, pour traiter un ulcère d'estomac, d'éloigner la belle-mère par exemple plutôt que de pratiquer une gastrectomie qui ne changera rien au facteur environnemental." [°] Une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le bien et le mal sont clairement définis et séparés.

 

2° qui ont été en contact avec des événements qui ont apporté (consciemment ou pas) des solutions concrètes à ce qui avait causé leurs maux (même remarque que point précédent). En étendant l'exemple donné dans le paragraphe précédent par le Pr Laborit, on pourrait alors considérer que ce type de solution aurait été apporté par la disparition inopinée de la belle-mère en question ;

 

3° qui ont bénéficié de l'effet placébo tributaire du charisme de celui qui a préconisé et fourni le médicament ou le traitement c'est ainsi, que, par exemple, le fait d’avoir été hospitalisé et ce que la vie aura apporté de ce fait ou concomitamment comme solutions (conscientisées et ou pas) aux situations conflictuelles qui s'étaient somatisées en maladies et qui avaient donc "justifié", le cas échéant, les hospitalisations. toutefois, en l'occurrence, le symptôme disparu pourrait réapparaître plus tard, à la faveur d'une situation conflictuelle propice à redéclencher la somatisation, montrant par là que la problématique programmante de fond n'aurait pas été résolue. (Cf. exemples de conduite d'entretiens psychothérapeutiques en rapport avec des somatisations ou maladies).

N.B. En filigrane de toute guérison s'est immanquablement activé le "médecin intérieur".
 

On se guérit donc soi-même et il est temps de responsabiliser davantage (ce qui ne veut pas dire culpabiliser) chacun par rapport à sa santé et sa prise en charge vigilante, mais pas seulement   par rapport à l'hygiène physique (alimentation...,) (ce qui est encore dogmatique quand  on se limite à elle), mais aussi par rapport à l'hygiène psychique qui inclut de veiller à mieux communiquer en adoptant notamment la communication non violente, en exprimant librement ses ressentis et émotions et si on n'y arrive pas, savoir chercher de l'aide psychothérapeutique pour parvenir à désactiver les causes profondes qui font barrage... Présents sur ce site, un bouquet d'outils autothérapeutiques qui vous permettront d'avancer davantage sur ce chemin autolibérateur...

 

MATIERE A REFLEXION :

 

« L’homme d’aujourd’hui souhaite des miracles autant que celui d’autrefois, et s’il n’adhère à aucun culte religieux, il sacrifie sur l’autel de la science. Cette foi contribuera toujours à donner à la médecine l’autorité du sacerdoce […] ».

(René Dubos, célèbre microbiologiste et inventeur du premier antibiotique du nom, Le mirage de la santé, Ed. Denoël, Paris, 1961, p. 130.)

 

« N’est-ce pas illusoire de proclamer que l’état de santé actuel est le meilleur qui ait régné au cours de l’histoire, lorsqu’un nombre toujours croissant d’individus doit avoir recours aux drogues et au médecin pour affronter les problèmes de la vie quotidienne ? ».
(René Dubos, Le mirage de la santé, Ed. Denoël, Paris, 1961, p. 21 )
 

« J'ai toujours pensé que le seul problème de la médecine scientifique, c'est qu'elle n'est pas suffisamment scientifique. La médecine moderne ne deviendra vraiment scientifique que lorsque les médecins et leurs patients auront appris à tirer parti des forces du corps et de l'esprit qui agissent via le pouvoir de guérison de la nature. ».

(Pr René Dubos,  cité par Sarah Bosely dans The Guardian du 3 mai 2000.)
 

 

sachant que c'est sans doute ton vécu qui en est la cause

et donc se mettre en chemin pour en désactiver les effets

et si cela bloque, malgré les efforts entrepris,

en allant chercher une aide psychothérapeutique appropriée

pour en lever les barrières inconscientes... 

C'est là que se trouve en fait notre responsabilité :

celle d'agir et en cas de blocage, celle d'aller chercher de l'aide.

 


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incidences

"Incidences économiques de l’article 52 de la loi du 9 août 2004

sur le titre de psychothérapeute"

(en France - source disparue du Net)) :

"Rappelons enfin qu’à l’heure actuelle, les psychothérapeutes prennent entièrement en charge les frais de leur longue formation professionnelle (plusieurs années de psychothérapie préalable, de formation puis de supervision) et paient ensuite la TVA (19,6 %) sur toutes leurs interventions. Ils ne coûtent rien à l’État et lui rapportent, au contraire, des recettes sensibles.
Leurs séances ne sont pas remboursées,
ils ne prescrivent pas de médicaments, ils permettent d’éviter ou de réduire de nombreuses hospitalisations, voire certaines incarcérations.
L’ensemble de l’économie ainsi réalisée sur le budget national est difficile à chiffrer avec précision, et les estimations varient de 2 à 3 milliards d’euros par an.."

 

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"Psys et généralistes, une relation à cultiver"
 

 

C'est une  initiative du SPF Santé Publique qui a eu pour but d'essayer de renforcer les liens entre les psy et les médecins généralistes par un colloque (XI/2012). La ministre de la santé, Laurette Onkelinx avait introduit la journée. La pratique de la psychothérapie permet d'économiser beaucoup d'argent à la sécurité sociale : en France, "L’ensemble de l’économie ainsi réalisée sur le budget national est difficile à chiffrer avec précision, et les estimations varient de 2 à 3 milliards d’euros par an.." (voir plus article précédent) ; en effet quarante pourcents des consultations médicales concerne les cas de dépressions et l'efficacité de la psychothérapie permet de ne pas recourir aux antidépresseurs dont l'efficacité est d'ailleurs largement contestée.  Les médecins devraient déléguer d'avantage et très rapidement. S'il n'est certes pas tolérable que les psys s'adonnent à l'exercice illégal de la médecine, il devrait être tout aussi répressible que des médecins pratiques l'exercice de la psychothérapie (pour lequel ils n'ont d'ailleurs pas de compétences) (cf. cet article plus haut).
 

Généralistes, psychologues et psychothérapeutes se sont rencontrés lors du colloque “Psychothérapeute et médecin généraliste : collaborateurs santé ?”. A cette occasion, ces professionnels se sont interrogés sur les moyens d’améliorer leur relation. “Les médecins généralistes souhaitent prescrire moins de médicaments et se référer à d’autres traitements tel que la psychothérapie, explique Koen Lowet, président de la  Fédération belge des psychologues. Mais ils se heurtent à une difficulté de communication avec le psychologue ou le psychothérapeute puisqu’il n’existe pas actuellement de possibilité réelle de consultation commune ni d’outils informatiques communs comme eHealth, ce qui est n’est pas facilité par la non reconnaissance des psychothérapeutes”.

Lors des ateliers du colloque, plusieurs réflexions ont émergé, entre autres : la nécessité de soutenir le processus de collaboration en favorisant une connaissance mutuelle entre médecin, psychologue clinicien ou psychothérapeute (identité et rôle de chacun), l’augmentation des stages en neuropsychologie et en psychiatrie dans la formation des médecins, la création d’un point de communication entre le médecin et le psychothérapeute de référence, la possible participation des psychologues ou psychothérapeutes aux GLEM
[Groupes locaux d’évaluation médicale], etc.

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illegal

Psychothérapie et pratique illégale de la médecine

 

Tous les jugements des tribunaux ont été unanimes à considérer que l’exercice de la psychothérapie ne relevait pas du domaine médical (d’ailleurs, elle n’est toujours pas enseignée en faculté de médecine).

Le Conseil d’État, dans un arrêt du 4 avril 2001, admet l’existence d’une psychothérapie non médicale. "

(Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse)

 

Nous nous devons de rappeler à nos lecteurs que nos activités ne peuvent en aucun cas être apparentées à quelque pratique illégale de la médecine que ce soit. Voici l’avertissement qui est affiché en bonne vue dans notre centre et qui est conforme à notre code de déontologie :

        Nous ne nous occupons que des conflits psychobiologiques des gens pour améliorer leur état psychologique, leur mieux-être général. A la manière des compléments alimentaires qui sont autorisés aussi longtemps qu'ils ne prétendent pas être des médicaments et traiter des "maladies", il en va de même pour l'accompagnement psychologique : celui-ci ne pose en aucun cas de diagnostic médical, ni ne propose quelque traitement médical que ce soit. Il ne s'y substitue en aucune façon.
        Nous nous occupons des conflits liés aux mal-à-dire. Nous ne traitons pas de "maladies" et si, d'aventure, les "maladies" disparaissent avec le conflit, comme cela arrive si souvent, nous en remercions le ciel.  C'est là notre règle.

En revanche, grâce à une omerta bien bétonnée, il faut dénoncer la pratique éhontée de la psychothérapie par des médecins qui n'en n'ont pas ni la formation ni les qualités humaines requises et notamment éthiques (Détails).

 

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commandements

10 commandements pour un traitement centré sur le patient [médecine]

 

 

PROLOGUE de Baudouin Labrique.

 

La réalité sur le terrain est malheureusement bien différente, comme le dénonçait déjà le Pr René Dubos, inventeur du premier antibiotique du même nom  (voir plus bas) il y a quelques décennies... Oserons-nous exiger du corps médial qu'il mette vraiment le patient que nous sommes parfois au centre de la thérapie, comme on le fait pourtant et inconditionnellement dans un accompagnement psychothérapeutique digne de ce nom ?

 

Extrait du livre Quand les thérapeutes dérapent :

 

Médecine et prise en charge psychologique

 

Grâce à leurs connaissances de la nature humaine, les médecins d’autrefois pratiquaient une forme de psychothérapie et aidaient certainement les forces naturelles à réagir contre la maladie en inspirant confiance à leurs patients [1]

 

De (trop) rares médecins pratiquent encore ainsi et cette époque est révolue au moins pour deux raisons. D’une part, les formations scientifiques ne prédestinent pas à l’accompagnement psychologique et n’offrent pas nécessairement le gage que seront respectées dans les faits, entre autres, l’éthique et la déontologie spécifiques [2] à l’accompagnement qui touche au psychologique.

 

D’autre part, le traitement symptomatique des maux via l’exclusive pharmacopée a installé des conditions de consultation qui ne favorisent pas l’expression des ressentis, puisqu’au diagnostic de tel mal est attendue une médication type, mais pas le recours à l’effet bénéfique d’un entretien de nature psychothérapeutique (comme on le constatera plus bas dans le cas de la prescription de psychotropes).

On a déjà abordé ce type d’incohérence au travers de la « double casquette thérapeutique » [3] portée par les psychiatres comme par les autres médecins : les seules conditions matérielles de la consultation entraînent déjà des conséquences incompatibles avec un accompagnement de qualité.

C’est ce que constatent la Fédération Suisse des Psychologues (FSP) et l’Association Suisse des Psychothérapeutes (ASP) : « Les médecins et le personnel auxiliaire n'ont pas de formation reconnue en psychothérapie […]. Un entretien avec un médecin ne constitue pas une psychothérapie qualifiée » [4]

Une étude de Test-Achats le confirme :

Les médecins de famille ne disposent généralement pas du temps nécessaire pour ce type de consultation et n’ont pas la formation adéquate pour entamer un traitement psychothérapeutique. C'est pourquoi, face à des troubles sévères, les médecins devraient orienter leurs patients vers une aide spécialisée, ce qui ne s’est produit que dans 44 % des cas [5]

Sortir d’une telle ornière est toutefois accessible, comme le montre le Dr Adams Hunter [6] (USA) : il s’est rendu célèbre notamment grâce à la haute qualité de sa relation d’aide[7], ce qui, faits avérés, a permis à ses patients d’avoir moins recours aux médicaments et d’accélérer leur guérison.

[1] René Dubos, Mirage de la santé, Éd. Denoël, Paris, 1961, p. 118 – Ce célèbre microbiologiste a inventé le premier antibiotique du même nom et a notamment écrit

      des ouvrages en tant que critique de science.

[2]  Compte tenu de la relation d’aide, infra chapitre 13, p. 157.

[3]  supra p. 21 §2.

[4] Texte initialement présent sur  le site Psychologie.ch mais disparu entretemps.

[5]  Enquête auprès de 14 000 Belges, avril 2003.

[7]  Aspect traité dans le chapitre 13, p. 157.

 

[...]

 

L’amour inconditionnel est une attitude bienveillante, chaleureuse et active qui doit également transparaître dans tous les comportements de l’accompagnant, lequel ne peut donc jamais agir par intérêt personnel : il ne demande rien, mais donne tout ce dont a besoin le patient (dans les limites de l’éthique et de la déontologie), comme l’explique le Dr Patrice Eon dans son analyse du livre de Scott Peck, lequel « fait de l'amour un des principaux ingrédients nécessaires à la réussite psychothérapeutique […]. La littérature psychiatrique fait la différence entre les thérapeutes qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas. La qualité de ceux qui sont efficaces est la chaleur humaine et leur capacité à communiquer […] ». L'auteur précise que « c'est par amour [nda : inconditionnel] pour leurs patients que les thérapeutes ne s'autorisent pas à tomber amoureux d'eux » [1]


 [1] Déjà cité plus haut, à propos de la deuxième partie de l'ouvrage du psychiatre américain à orientation analytique Scott Peck qui est consacrée à l'amour : Le chemin le moins fréquenté : apprendre à vivre avec la vie, éd Laffont, 1987.

 

 

 

Voici un texte traduit de l'anglais (GB) : 10 commandements pour un traitement centré sur le patient qui devraient être adoptés sans exception par tous les médecins.

 

 

1 – Tu n’auras d’autre but qu’aider les patients en fonction des objectifs qu’ils veulent atteindre

Quand il faut décider d’un traitement, le premier diagnostic que tu as besoin de faire concerne la nature de la maladie. Le second diagnostic dont tu as besoin concerne ce que le patient aimerait atteindre. Les deux sont d’importance égale et cela est aussi vrai dans des consultations uniques simples que dans des maladies chroniques complexes. Mais la balance nécessite une considération particulièrement soigneuse quand il s’agit de démarrer un traitement à long terme.

Assure toi toujours que tu comprends bien les buts de tes patients avant de proposer un plan d’action. Cela peut prendre 3 minutes dans une situation comme une inflammation aiguë de la gorge ou des années de dialogue continu dans des situations comme une sclérose en plaque ou une insuffisance cardiaque. Ne présume jamais que tu sais pourquoi ton patient est venu ni que les traitements que tu peux proposer répondent aux buts de tout le monde de la même manière.
 

 

2 – Tu chercheras toujours à connaître les bénéfices, les risques et les coûts des traitements et tu partageras cette connaissance à chaque fois

Les professionnels de santé autant que le profanes tendent à surestimer les bénéfices des traitements et à sous-estimer leurs risques. Ceux-ci s’expriment traditionnellement en Nombre de Sujets à Traiter (NST ou Number Needed to Treat – NNT – en anglais) et en Nombre de Sujet pour Nuire (NSN ou Number Needed to Harm – NNH – en anglais).

Il est important d’avoir une bonne vision de ces chiffres pour les situations cliniques communes mais il est tout aussi important de garder leurs limitations à l’esprit. En premier lieu, les patients pour la plupart trouvent les notions de NST et de NSN difficiles à comprendre. En second lieu, les nombres ne s’appliquent pas aux gens individuellement mais représentent juste des chiffres moyens calculés sur des populations d’essais cliniques. Enfin les gens ont des vues très variées sur la manière dont ils apprécient la balance entre un bénéfice donné contre un risque donné.

Ainsi nous avons besoin de meilleurs moyen de a) connaître les NST et NSN des populations que l’on soigne; b) partager cette connaissance avec les gens d’une manière qu’ils puissent comprendre; c) appliquer cette connaissance aux buts et aux préférences de la personne en face de nous.



3 – Tu considéreras joyeusement l’attente vigilante – si tout le reste échoue ou si les preuves manquent – comme un moyen d’action approprié

Le premier commandement assume qu’il y aura deux diagnostics à chaque consultation. Mais souvent il y en aura plus, ou aucun.

Beaucoup de consultations consistent en un dialogue d’exploration complexe, des tentatives de compréhension et une incertitude partielle. A moins qu’il n’y ait un diagnostic clair, il est habituellement préférable de proposer une nouvelle consultation plutôt que de faire une prescription.

D’autres situations dans lesquelles il est habituellement préférable de ne pas prescrire comprennent les maladies aiguës à résolution spontanée pour lesquelles des traitements symptomatiques se trouvent en vente libre. Cela s’applique également à certaines pathologies chroniques comme le syndrome de l’intestin irritable ou la douleur dorsale chronique qui ont comme caractéristique de fluctuer et pour lesquelles les médicaments sur prescription ne sont habituellement pas plus efficaces que les médicaments bon marché sans prescription.

On devrait toujours résister à la tentation de prescrire plutôt que de proposer une réévaluation au moment opportun.


 

4 – Tu honoreras les sources de connaissance équilibrées et tu te garderas de toutes celles qui cherchent à te tromper

Il n’existe pas de source unique de connaissance sur les traitements efficaces qui soit fiable, sans biais, continuellement mise à jour et partageable entre les patients et les professionnels de santé. L’approximation la plus proche est Wikipédia qui est aussi la ressource globale la plus largement utilisée bien qu’il lui manque le support et l’infrastructure nécessaires pour être complète dans sa couverture et sa mise à jour.

D’autres ressources largement utilisées au Royaume-Uni par les patients comprennent NHS Choices et des sites de fondation de charité comme la British Heart Flundation ou Diabetes UK. Les professionnels de santé utilisent également la BNF, NICE guidelines, GP notebook et la Cochrane Library. Mais aucune de ces sources n’est adaptée à la prise de décision partagée en consultation.

De plus les médecins sont ciblés par le marketing direct et indirect des industries du médicaments et du matériel médical visant à les persuader que les nouvelles interventions sont plus efficaces que les anciennes. Ce qui est à peu près toujours faux et toujours plus cher. La promotion indirecte vers le public passe par les médias d’information et parfois par les organisations de patients si elles acceptent les fonds de l’industrie. La prise de décision partagée avec les patients devrait s’appuyer sur une connaissance claire des risques et des bénéfices provenant d’une analyse objective et d’une comparaison entre les alternatives existantes. Toute source d’information sponsorisée par l’industrie devrait être évitée.

 

5- Tu traiteras en fonction du niveau de risque et non pas du niveau de facteur de risque

Traiter des individus asymptomatiques pour prévenir des événements adverses futurs nécessite un processus de partage d’information différent et plus long que traiter une affection aiguë non compliquée. Il doit s’appuyer sur des preuves plus rigoureuses concernant les risques et les bénéfices, d’autant plus qu’ils s’appliquent à chaque individu.

Des interventions à vie devraient être déterminées en fonction de l’importance du résultat pour chaque personne, pas sur l’extrapolation de la réduction d’événements dans une population globale. Les gens varient largement dans leurs comportement vis à vis de la prévention de la mort, de l’infarctus du myocarde, de l’AVC ou des différentes sortes de cancers ainsi que dans la manière dont ils soupèsent les bénéfices et les risques des traitements.

La proposition d’un traitement préventif – qu’il soit primaire ou secondaire – doit prendre en compte les buts de ces individus, buts qui peuvent changer dans le cours du temps. Il ne devrait pas viser la réduction d’un simple facteur de risque mais la totalité du risque pour une conséquence particulière. Par exemple si quelqu’un souhaite éviter une maladie coronarienne, les facteurs de risque doivent être évalués individuellement et ensuite agrégés (approximativement) en utilisant un système de score. Cela peut alors nourrir une discussion à propos des différents éléments de ce risque et comment il peut être réduit en utilisant des interventions non médicamenteuses et médicamenteuses. De plus de telles estimations peuvent apporter des découvertes surprenantes. Par exemple une statine peut s’avérer être la meilleure stratégie chez une personne à haut risque avec un niveau de LDL cholestérol “normal”.

Toute intervention médicamenteuse pour réduire des facteurs de risque possède des risques potentiels et réduit rarement le risque en proportion de la réduction du facteur de risque (ou résultat intermédiaire – surrogate marker).

 

6 – Tu ne te prosterneras pas devant les cibles thérapeutiques formulées par les commissions car elles sont tout sauf gravées dans le marbre.

Traditionnellement, des augmentations de facteurs de risque isolés comme la pression artérielle ou le niveau des lipides ont été étiquetés hypertension ou hyperlipidémie et des gens (typiquement sans symptômes) ont été encouragés à prendre des médicaments pour les réduire à un certain niveau.

Le niveau très élevé du NST pour un tel traitement est souvent inconnu du prescripteur et encore plus rarement discuté avec son destinataire qui reçoit une étiquette de maladie et devient un patient qui sera suivi à des intervalles réguliers pour le reste de son existence.

Ce modèle traditionnel s’est ancré dans de nombreuses recommandations et dans le “Quality and Outcomes Framework » (l’équivalent de la ROSP au Royaume Uni – NDT). Les médecins sont payés pour la réalisation de résultats intermédiaires comme la pression systolique, le cholestérol total ou l’hémoglobine glyquée. Cela peut être démotivant pour la mise en œuvre du processus essentiel de prise de décision partagée qui doit toujours rester prioritaire sur la réalisation d’objectif imposés de l’extérieur.


7 – Honore ton patient âgé car bien qu’il soit souvent à très haut risque médical, il est aussi à très haut risque iatrogène.

L’âge accroît le risque de maladie cardiovasculaire et de la plupart des cancers. Cela amplifie l’effet apparent des traitement de réduction de risque mais ces traitements ne peuvent que retarder le décès, pas l’éviter. La qualité de la vie restante peut souvent être plus importante que sa durée.

Pour ces raisons il est particulièrement important de prendre en compte les préférences individuelles chez les personnes âgés, à la lumière des NNT, des risques possibles et de la valeur absolue de la prolongation de la vie apportés par chaque traitement.

Les informations fournies par les études randomisées contrôlées proviennent souvent de populations sans comorbidités majeures et qui sont plus jeunes que la plupart des patients avec l’affection. La prise de décision thérapeutique chez les personnes âgées à morbidités multiples et prenant des médicaments multiples est lourde de difficultés et il existe souvent peu de preuves sur lesquelles fonder les combinaisons de traitement. Aussi il est essentiel de clairement comprendre ce que les individus vivent sous traitement, ce qu’il souhaitent, et d’être honnête à propos des bénéfices, des risques et des incertitudes.


8 – Tu arrêteras tout traitement dont le bénéfice n’est pas clair et tu réévalueras régulièrement la nécessité de tous les traitements et examens complémentaires

Considère toujours les médicaments que tu peux arrêter avant de considérer ceux que tu peux démarrer.

A chaque consultation avec un patient qui prend un médicament, examine pourquoi il le fait et considère toi responsable de sa poursuite à moins qu’il n’y ait un autre médecin qui ait cette responsabilité. Si la consultation est à propos d’autre chose et que tu n’as pas le temps de le faire correctement, assure toi que cela sera fait lors d’une autre occasion rapidement. Ne présume pas que tout va bien et que quelqu’un d’autre va s’en préoccuper. Les patients ne parlent pas souvent les effets secondaires et les cliniciens ignorent fréquemment les rappels.


9 – Tu essaieras avec diligence de trouver le meilleur traitement pour chaque personne car des traitements différents fonctionnent pour différentes personnes

Le NNT devrait rester un point de départ pour les médecins : il te donne une idée grossière de la probabilité qu’un traitement particulier aura quelque effet sur une population d’essai ou un sous-groupe pré-spécifié. Les patients ont raison de trouver cela difficilement applicable à eux-mêmes.

Pour la plupart des conditions symptomatiques le NST permet simplement d’identifier les traitements intéressant à examiner en premier lieu. Le coût autant que l’efficacité peut être considéré. Par la suite trouver le le médicament le plus efficace peut nécessiter un ou plusieurs essais. Dans certaines situations, comme la douleur neuropathique, il peut être intéressant d’essayer des médicaments possédant une faible probabilité de bénéfice s’ils offrent la possibilité de réussir quand les molécules les plus probablement efficaces ont échoué.

 


10 – Tu chercheras à utiliser aussi peu de médicaments que possible

Avant de prescrire, examine si une intervention non médicamenteuse pourrait être aussi ou plus efficace. N’utilise pas de médicaments comme raccourci au fait que les alternatives pourraient prendre plus de temps à expliquer ou être plus difficiles d’accès.

Comme règle générale pour la prescription de médicaments à long terme, il est mieux d’utiliser une seule molécule et de démarrer à la plus faible dose possible. Cela apporte en général la meilleure balance bénéfices risques. Par exemple, dans l’insuffisance cardiaque, la plus petite dose d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion apporte à peu près les mêmes bénéfices sur la mortalité que la dose la plus forte avec un risque beaucoup plus faible d’hypotension, d’hypokaliémie ou de syncope. Si tu décides de titrer, discute bien du bénéfice marginal avec ton patient.

Il est parfois utile d’utiliser de faibles doses d’une combinaison de molécules, par exemple pour réduire la pression artérielle. Mais soit attentif aux risques de nuisance potentielle et d’interactions indésirables. Avant d’augmenter la dose ou d’ajouter une autre molécule, assure toi que tu as suffisamment essayé le traitement initial et que ton patient le prend vraiment.



Traduit de Ten Commandments for patient-centered treatment (R Lehman, J McCormack, T Perry, A Tejani, J Yudkin)
British Journal of General Practice 2015;65:532-3 par JB Blanc.


 

 

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Ce qui expliquerait la survenance des maladies :

Ce qui se passe lorsque la peur de... (exemple : attraper une maladie) ne se résout pas.

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Les hamsters enfumés (tabac) attrapent-ils le cancer

Le cerf qui perd son territoire et l'infarctus ?

"Le langage de la guérison" (J.-J. Crèvecoeur)

Ce qui se passe lorsqu'une brebis s'égare.

Ne vous agrippez pas à la grippe !

 

 

 

Là où la psychobiologie moderne rentre en résonance avec les médecines primitives :

       "Que notre vie intérieure s’enlaidisse et nous risquons fort de tomber malades ? (...)

 On sait bien que les traumatismes affectifs, les ruptures, les non-dits graves, les amertumes, les haines…

         sont autant de “laideurs intérieures”, qui provoquent notamment des cancers" :

lire le passionnant article de Nouvelles Clés en annonce du livre

"Les Clés de la santé indigène" (Jean-Pierre Barou & Sylvie Crossman aux éd. Balland)

 

En savoir plus sur la psychobiologie.

 

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