mais aussi ce que vivre avec un dépendant veut-bien vouloir dire...

"Tu noies tes chagrins dans l'alcool ? Méfie-toi, ils savent
nager."
Yves Mirande

L’alcoolisme est d’abord une terrible souffrance. Comment en arrive-t-on là ? Doit-on jeter la pierre à ceux qui y succombent ? Ceux qui en sont victimes sont souvent incompris et rejetés. Méritent-ils un tel traitement ? Quelles sont les vraies causes de cette dépendance ? Pour quelles raisons vit-on ou a-t-on choisi de vivre avec une personne souffrant d'alcoolisme ? Pourquoi certains choisissent toujours, comme compagnons de vie, des alcooliques ? Que signifie faire partie d'une famille d'alcooliques ? Comment sortir de cette dépendance mutuelle : celui qui souffre de boire trop et celui qui vit à ses côtés ? Comment peut-on sortir de ce cercle vicieux ? Comment aider efficacement ceux qui en souffrent ?
En plus d'une attitude de l'entourage qui devrait à la fois s'abstenir de culpabiliser le dépendant, tout en le responsabilisant et en se protégeant contre les éventuelles conséquences de son assuétude, il est nécessaire de recourir à un accompagnement psychothérapeutique adapté ; dans un premier temps le psychothérapeute visera à les aider à sortir de la culpabilité, du cercle vicieux et de la "descente aux enfers" vers quoi l'alcoolisme mène souvent ; comprendre aussi comment cette culpabilité verrouille la dépendance à l'alcool. Des clés décisives, simples existent et méritent d'être mises en action sans tarder...
Il conviendra ensuite de mettre au jour les causes réelles de l'abus de boissons alcoolisées qui se trouvent souvent dans le vécu de l'enfance mais aussi en lien transgénérationnel.
Commencer à en sortir sera tenter de prendre conscience que l'alcool pris compulsivement constitue, comme le fait toute assuétude, une sorte de médicament destiné à atténuer des souffrances ou à permettre à celui qui en prend de pouvoir libérer des tensions, du stress et sur les quelles ni sa volonté ni son environnement ne lui ont permis d'en être un espace de résolution approprié.
L'alcoolisme ayant une influence directe sur la qualité de notre "terrain", il appartient à celui qui à eu recours à cette "aspirine de l'âme" selon la formule de Gauthier Louis, de ne pas en abuser s'il veut préserver son capital santé à un niveau le plus élevé possible et s'il n'y parvient pas d'aller chercher l'aide appropriée pour y parvenir le plus rapidement possible.
Mais les personnes qui accompagnent dans le quotidien un alcoolique (parent, conjoint, cohabitant ...) formant avec elle une sorte de couple, offrent consciemment ou inconsciemment l'emboîtement adéquat pour qu'une telle assuétude puisse matériellement survenir et se construire : ils sont alors codépendants. Chez ces personnes se trouvent aussi un dans le vécu de l'enfance mais aussi en lien transgénérationnel des conflits non résolus qui sont également à prendre en compte. Dans le processus psychothérapeutique que nous offrons, il s'avère très souvent approprié et salvateur que le couple ainsi constitué bénéficie également d'une thérapie de même nature qu'une thérapie de couple ; mieux encore, le codépendant a tout intérêt alors de venir en thérapie individuelle pour sortir de sa codépendance ce qui permettra aussi au dépendant de sortir plus vite de l'alcoolisme. Dans le même ordre d'idées, il s'avère la plupart du temps plus qu'indiqué de faire bénéficier à tout l'entourage familial direct d'une thérapie familiale.
Pour les dates des ateliers éventuellement proposés, consulter l'agenda.
En savoir plus sur les dépendances.

Merci à Philippe Geluck
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Que peut bien apporter thérapeutiquement de tels enseignements ? La mise au jour des origines conflictuelles de ce qui engendre l'excès de consommation d'alcool et les maladies qui y sont associées comme ceux que l'on croit (faussement) provoquées par le tabagisme, est la première étape qui permet à tout fumeur de pouvoir vraiment se libérer de l'alcoolisme. On court tout droit à l''échec en recourant seulement à de telles approches comme l'hypnose ou à d'autres techniques comportementales si on se prive d'en analyser les vraie causes, qui sont toujours psychobiologiques. Comme le tabac, l'alcool est une sorte de drogue (= "médicament", en grec) qui a son utilité comme l'aurait la prise d'un médicament pour combattre le stress etc. sans toutefois résoudre les causes de son apparition. En parcourant la liste des substances présentes dans l'alcool et des effets qu'elles produisent qui sont autant de "solutions" apportées par rapport au stress. Comme toute maladie qui est une solution temporaire pour solutionner un conflit, l'alcoolisme est également une tentative de solutionner dans l'instant un conflit alors occulté. Voici une fiche-mémo qui vous permettra de voir qu'elles sont les étapes suggérées pour arriver à sortir enfin de l'alcoolisme. Voir la foire aux questions. |

Photo prise par le Dr François Ruttens
(restaurant "La pie qui chante" dans le village perché de DAUPHIN,
pas loin de Sisteron en France).
RETRANSCRIPTION D'UN ECHANGE REPRIS D'UN FORUM :
QUESTION :
Bonjour et bravo pour votre site. Administrateur d'un site sur l'alcoolise
(www.alcool-wallonie.be) j'aimerais vous demander ceci: pratiquement tous les
médecins sont d'avis qu'un alcoolisme abstinent ne peut reboire une goutte
d'alcool sans réveiller la THP, donc la dépendance et forcément revenir à un
état de dépendance au produit alcool, même s'il arrête de consommer depuis des
années et qu'il est parfaitement bien dans sa tête et a réglé ses conflits
intérieurs. Qu'en pensez-vous ? merci à vous
REPONSE DE B. LABRIQUE :
Ce que vous rapportez du dire de médecins est une croyance ; comme toute
croyance elle est difficilement annulable par la seule argumentation ! Selon
mon expérience professionnelle (nombreux cas de dépendants notamment
alcooliques), je peux vous assurez que ceux qui ont "réglés leurs conflits
intérieurs", ne fut-ce que ceux qui sont "codés" à la prise d'alcool, après un
certain temps de désaccoutumance (pour rétablir la chimie normale du cerveau);
peuvent reconsommer de l'alcool comme "monsieur Toutlemonde". Soutenir, comme
le font une majorité de gens que la reprise de la consommation d'alcool
réactive une dépendance, n'explique pas alors pourquoi de simples
consommateurs d'alcool n'en deviennent pas alors dépendants automatiquement !
Ou bien l'alcool en soi créer une dépendance ou pas mais pas dans certains cas
plutôt que d'autres : la différence : le codage (cf.
http://www.retrouversonnord.be/dependances.htm).
QUESTION :
Connaissez vous quelqu'un qui y soit arrivé ? j'ai beau chercher jusqu'ici je
n'ai pas trouvé ...
REPONSE DE B. LABRIQUE :
Je n'ai effectivement pas mis d'exemple car la juste retranscription
mériterait un trop long texte, ce qui ferait prendre le risque de conduire à
identifier les personnes, ce qui m'est déontologiquement interdit de faire,
mais j'ai eu plusieurs cas et je confirme que tous ceux qui ont persévéré en
allant au bout de leur thérapie (moins de 10 séances dans le cas le plus long)
sont sortis de l'alcoolisme.
QUESTION :
Je suis perso à plus de 10 séances, c'est ainsi j'en ai besoin, je ne sais
quand j'aurai réglé tous mes problèmes, je pense qu'on ne peut jamais tout
réglé car des problèmes il en survient toujours alors ... reboire un jour ...
je ne connais aucun malade alcoolique qui l'a fait sans retomber dans cet
enfer, je suis pourtant administrateur d'un site et j'en rencontre pas mal ...
je suis assez sceptique je l'avoue.
La question n'est pas une découverte et pourtant à la première lecture de
l'article, j'ai trouvé que la synthèse tenait la route ; je me suis surprise à
penser, qu'après tout, un produit classé "non dangereux" et consommé en
quantité raisonnable, ne le devient que par excès... Ça laisse tout crédit aux
auteurs de l'article sur la possible re-consommation d'un sujet soi-disant
"guéri" donc censé être à l'abri d'un usage abusif et excessif... Ça laisse
supposer que le même individu a tout réglé, qu'il est en mesure de ne plus
avoir recours à une quelconque béquille (surtout pas l'alcool !) et qu'en tout
état de cause, il SAIT, il CONNAIT SA dose, SA juste mesure, SA limite :
celles en tout cas qui vont lui permettre de boire "librement",
"culturellement", "socialement", et surtout "proprement", comme Monsieur et
Madame Toulemonde...
Mais... si je pose en face les travaux en alcoologie, les propos de nos
piliers de l'alcoologie qui ont un jour défini l'alcoolisme comme étant une
perte de la liberté de s'abstenir de boire, je me dis que ça coince quelque
part... Autour du sujet prétendu "guéri", que fait-on de la biochimie ? que
fait-on de l'usine à gaz qui veille nuit et jour dans un coin de notre
ciboulot ? comment avoir la garantie que les THP ne vont pas nous ramener
illico sous le tonneau ? Qui peut prétendre un individu "guéri" du mal-être
qui a pu un jour le plonger dans la bouteille ? et l'individu lui-même peut-il
anticiper sur une limite à poser, considérant que c'est justement l'absence de
limite qui a fait de lui un "malade alcoolique" ? Encore que ! je me surprends
en allongeant mes mots à penser que la thèse d'une consommation "gérable"
reste tangible dans l'unique cas de dépendance psychologique... d'ailleurs,
qui peut l'infirmer ou l'affirmer, si ce ne n'est le sujet lui-même La
question reste douteuse et quelque part redoutante pour celui ou celle qui, à
force de s'interroger n'a plus que l'alternative de s'essayer... suis-je
"guéri" Pour autant, je trouve quelque part que ces travaux ont le mérite de
mettre un point d'honneur sur la capacité d'un sujet à soigner un mal-être en
profondeur. Belle croyance dans les ressources humaines ! J'ai, moi aussi,
envie d'y croire si je ne retiens que l'unique aspect psychologique.
REPONSE DE B. LABRIQUE :
En disant "ne retenir que l'unique aspect psychologique." c'est encore tomber
dans le manichéisme séparant arbitrairement et sans réel fondement l'esprit du
corps, le psychisme de la matière ; déjà le grand Pr. Henri Laborit disait il
y a plusieurs décennies : " La séparation entre l'esprit et le corps est
sans doute un des concepts les plus difficiles à détruire, car fondé sur une
apparente évidence." Il dit encore " Les toxiques eux-mêmes doivent
sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut
social de l'individu qu'ils atteignent." (cf.
http://www.retrouversonnord.be/InhibitionActionLaborit.htm)
Voici, qui le confirme, une autre remarque
pertinente du Dr Thomas-Lamotte, neurologue et auteur du livre "Et si la
maladie n'était pas un hasard" :répondant à une
question relative aux statistiques du cancer et le fait qu’on l'attribue
erronément à des toxiques :
« (…) j’aimerais parler du cancer du larynx qui est classiquement et presque
unanimement attribué à l’intoxication alcoolo-tabagique. En France, dans la
population générale, on retient le chiffre de 1,2 % de cas. Dans une population
francophone, ce chiffre atteint 9% chez les religieuses cloîtrées ! (Dr Michel
Moirot). Devoir se taire pendant des années devant une mère prieure semble un
facteur de risque bien plus grave que l’intoxication alcoolo tabagique. Mais ce
genre de statistique n’intéresse pas les scientifiques. Il dérange leur
croyance. » (
http://www.pansemiotique.com/e107_plugins/content/content.php?content.167
)
Prendre la "biochimie" comme facteur en soi indépendant du psychisme supposé à
lui seul pouvoir avoir encore dans le futur une quelconque influence, c'est
encore donner dans le dogme matérialiste qui prétend compartimenter le
psychisme de la matière. La Physique Quantique et qui fait suite à la fameuse
découverte d'Einstein (matière = énergie) a démontré qu'au cœur de l'atome,
c'est "la psychomatière et donc le psychisme qui est le maître du jeu"
(cf.
http://www.retrouversonnord.be/psychobiologie.htm#BOUSQUET)
"Comment avoir la garantie que les THP ne vont pas nous ramener illico sous le
tonneau ?"
Les THP ou tétra-hydro-papavéroline : molécules que fabrique une personne qui
boit ; ces THP vont remplacer progressivement les endorphines naturelles et
prendre carrément leur place ; comme on ne peut pas se passer d'elles, au bout
du compte l'alcool est recherché parce qu'il permet à l'organisme de produire
ce qui remplace nos endorphines. Je redis qu'un tel processus de dépendance
n'est actif que parce qu'il y a et, d'une manière incontournable, un code
psychologique : l'ordre que le psychisme a donné au cerveau de les fabriquer,
comme tentative temporaire de solution du conflit psychologique et tant qu'il
sera actif. Ensuite, après sa parfaite résolution , il faudra bien évidemment
un accompagnement médicalisé permettant de progressivement restaurer la chimie
adéquate et originelle du cerveau telle qu'elle était avant le début de
l'assuétude.
Si un jour, un ancien dépendant alcoolique rechute, c'est que se sera produit
de nouveau un stress psychologique dont la seule porte de sortie n'aura été
pour lui, en l'occurrence, que de recourir à son ancienne recette. Alors,
suivant ce dont il aura bénéficié comme qualité d'accompagnement
psychothérapeutique lors de sa précédente sortie de la dépendance, il aura
alors la faculté de ne pas s'y adonner davantage et de pouvoir à temps arrêter
le processus et dont prévenir à temps des effets pervers des THP ; en effet,
un accompagnement psychothérapeutique approprié prend en compte non seulement
les vraies causes profondes de l'alcoolisme et qui remonte parfois dans la vie
intra-utérine et devant être mises en liens avec les facteurs
transgénérationnels, mais un tel accompagnement doit aussi viser à susciter
chez le patient la mise en œuvre de ses propres ressources pour pouvoir dans
l'action en finaliser tout le processus ; le tout doit aussi être abordé de
façon à ce que le dépendant puisse en garder le tout doit aussi être abordé de
façon à ce que le dépendant puisse en garder un véritable outil
auto-thérapeutique et de pouvoir ainsi l'utiliser dans le futur ; ce faire lui
permettra alors de ne plus s'enfoncer dans l'assuétude telle qu'elle devrait
alors s'enclencher en l'absence de tels outils.

Une autre page d'humour ici
Copie d'un mail envoyé à une personne qui m'a demandé de mettre un lien vers un site d'un groupe d'alcooliques anonymes :
Vous ne savez sans doute pas que ma démarche psychothérapeutique est à cent mille lieues du comportementalisme (behaviorisme) dont je vérifie presque journellement l'inefficacité quand on l'utilise pour aider des personnes qui souffrent de maux dont les (vraies) causes,
comme c'est la plupart du temps le cas, sont cachées et très anciennes.
L'abstinence à vie prônée dans ce sens est un leurre : on prend alors l'effet pour la cause et de plus, on maintient certes involontairement mais réellement un sentiment de culpabilité chez l'alcoolique. Bien sûr que peut s'avérer nécessaire sinon une cure de désintoxication, du moins une période d'abstinence pour désaccoutumer le corps.
Mais ici encore "l'enfer est pavé de bonnes intentions" car le recours à l'abstinence à vie verrouille la culpabilité.
"Une grande partie des thérapeutes offrent des thérapies comportementales pour combattre
les symptômes des patients sans chercher leurs significations et leurs causes,
parce qu’ils sont persuadés qu’elles sont introuvables.
Pourtant, dans la plupart des cas elles le sont mais elles sont toujours cachées dans l’enfance,
et rares sont les personnes qui veulent la confronter. " Alice Miller
Plus de détails sur notre démarche thérapeutique sur http://www.retrouversonnord.be/seances.htm
Vous comprendrez alors qu'il n'est pas possible pour nous de mettre quelque lien que ce soit vers des approches et des groupes qui recourent, croyant bien faire donc, à des attitudes comportementalistes, quelque soit le domaine.
Je peux vous assurez en revanche que tous les patients
alcooliques qui ont bénéficié de notre approche jusqu'au bout de la thérapie (en général 4 à 9 séances) ont pu
non seulement résoudre en profondeur les causes de leur alcoolisme mais, de plus, après un
nécessaire temps de sevrage, ils ont pu comme tout le monde, de nouveau mais sans s'y
adonner compulsivement, boire de l'alcool, signe d'une véritable guérison en profondeur. De plus, ils
ont alors acquis des outils auto-thérapeutiques dont ils pourront se servir encore sans se rendre
dépendants alors de thérapeutes, ce qui serait le piège à éviter à tout prix car il
substituerait une dépendance à une autre.
En effet, l'alcool, comme toute dépendance, exprime un CODE qui permet à la personne de survivre ; une fois, la problématique résolue, le code n'a plus besoin d'être là et il y a alors un retour à la normale et donc vers une vie qui est davantage un existence qu'une survie. J'ajoute encore que dans tous les cas, et dès le départ du processus, il est incontournable d'arriver à sortir le patient de toute culpabilité ; dans le cas inverse celle-ci verrouille tout le système.
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- Peut-on arriver à guérir de dépendances par la psychothérapie ? - Pourquoi la drogue plutôt que l'alcool ou la nourriture en excès etc. ? - Est-ce que l'abstinence est une solution ? - Que penser du système des groupes d'alcooliques anonymes ? - Pourquoi une personne qui a résolu sa problématique en profondeur n'abuse plus de ce qui faisait - Combien de temps faut-il pour se libérer d'une dépendance grâce à une psychothérapie adaptée ? - Dépendances émotionnelles : "quand on ne parvient pas à se libérer des sentiments qu'on ressent pour quelqu'un, existe-t-il un remède, un truc ou un chemin à suivre ? Bref, existe-t-il une solution active ou faut-il simplement attendre (peut-être toute sa vie) que le temps fasse son travail ?"
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