Petites leçons de vie...
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du site Retrouver Son Nord
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Avertissement : ce qui suit ne constitue pas des
recettes magiques : il est possible que nous n'arrivions pas à appliquer les
suggestions que contiennent les témoignages suivants. Essayons alors de comprendre quelles sont les résistances
qui nous empêchent ne fut-ce que d'y croire ; dans la détresse de ne pas
y arriver, sachons demander de l'aide pour en sortir, mais cessons de nous
poser en pures victimes ...
|
"Je suis aveugle,
aidez-moi, s'il vous plaît".

Un jour, un non-voyant était
assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un
morceau de carton portant l'inscription :
"Je suis aveugle, aidez-moi,
s'il vous plaît".
Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y
avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa
monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le tourna
et y écrivit une autre phrase...
Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son
chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas
de l'homme et il lui demanda si c'était lui qui avait réécrit sur son carton
et ce qu'il avait noté.
Le publicitaire répondit : «Rien qui ne soit pas vrai, j'ai seulement
réécrit ta phrase d'une autre manière». Il sourit et s'en alla.
Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton il était écrit : «
Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi je ne peux pas le voir »
Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que
ça ira mieux. (Mieux vaut mettre son coeur sans trouver les mots que de
mettre les mots sans y mettre de coeur…) (Source).
Voici une
vidéo qui
montre une action similaire et le résultat obtenu (avec le son et les
commentaires de la personne et de l'aveugle).
Merci à
Marie-Florence pour la suggestion de cette vidéo interpellante...
Découvrir d'autres "leçons de vie"

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"J'ai récolté 32
dollars"

Le musicien de rue était debout
dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a
commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier
[2008]. Il a
joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème
partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet
et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille
personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur
boulot.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il
a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en
accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar :
en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit
pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face
pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il
était clairement en retard.
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir
trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder
le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que
l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée
vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres
enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se
sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a
donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32
dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a
applaudi. Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.
Personne ne savait pas ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs
musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus
difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions
de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au
théâtre de Boston était "sold out" avec des prix avoisinant les 100 dollars
la place.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de
métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête
sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les
questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée,
pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?
Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous
n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens
au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à
côté de combien d'autres choses passons-nous ?
"Le virtuose Joshua Bell incognito dans le métro [voir la
photo plus haut]. Le Washington Post
Magazine s’est livré à une expérience géniale : le célèbre violoniste Joshua Bell s’est déguisé en musicien de rue et il a
joué à une sortie du métro de Washington à l’heure de pointe. D’habitude,
on paie 100 dollars pour l’entendre. Là, les passants avaient toute la
place qu’ils voulaient pour rien.
Les journalistes du quotidien observaient la scène. 1097 Personnes sont
passées. Personne ne s’est arrêté. Sauf quelques uns, touchés par une
sorte de grâce et qu’on voit
(sur la vidéo tournée en même temps) ralentir, consulter furtivement
leur montre, et écouter quelques instants."
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Le même texte mais sous forme de
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gratuitement le logiciel ad hoc)
Un jour, alors
que j'étais en première année du secondaire, j'ai vu un gars de ma classe
marcher pour retourner chez lui après l'école. Il s’appelait Maurice. Il
semblait transporter tous, mais vraiment tous ses livres. Je me suis dit :
- Qui peut bien ramener tous ses livres chez lui, un vendredi ? Il doit être
idiot !
J'avais un week-end très chargé
avec mes amis. Donc, je haussai les épaules et continuai mon chemin. Tout en
marchant, j'ai vu une bande de jeunes courir vers Maurice. Ils l'ont
rejoint, lui ont fait tomber tous ses livres. Ils lui ont fait perdre
l'équilibre et il est tombé dans la boue, perdant ses lunettes. Ces
dernières sont tombées à environ 3 mètres de lui. Maurice s'est relevé
tranquillement et j'ai pu voir la terrible tristesse dans ses yeux. J'ai
senti mon coeur se serrer et j'avais un noeud dans la gorge.
J’ai donc couru le rejoindre. Il
cherchait ses lunettes et j'ai vu une larme couler sur sa joue. J'ai ramassé
ses lunettes et lui ai dit :
- Ces gars là sont vraiment des cons de la pire espèce. Ils devraient être
punis pour ce qu'ils ont fait.
Il m'a regardé et m'a dit :
- Ah, merci !
Il avait un large sourire sur les
lèvres. C'était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude
sincère.
Je l'ai aidé à ramasser ses livres
et je lui ai demandé où il habitait. Je me suis rendu compte qu'on habitait
dans la même rue. Alors, je lui ai demandé pourquoi je ne l'avais jamais vu
avant :
- C'est parce qu'avant j'allais dans une école privée.
Auparavant, je n'aurais jamais
accepté de me compromettre avec quelqu'un qui fréquente l'école privée. Nous
avons discuté sur tout le chemin du retour à la maison et j'ai transporté
quelques uns de ses livres. Je me suis rendu compte qu'il était vraiment
gentil. Je l'ai invité à venir jouer au foot avec mes amis le lendemain et
il a accepté.
Nous avons donc passé le week-end
ensemble. Plus j'apprenais à le connaître, plus je l'appréciais et mes amis
aussi apprirent à l'aimer. Le lundi matin, sur le chemin de l'école, j'ai
aperçu Maurice, encore une fois avec tous ses livres en main. Je l'ai
rejoint et lui ai demandé :
- Wouah, tu vas te faire des super muscles à transporter tous tes livres
comme ça chaque jour !
Il m'a souri et m'a donné la moitié de ses livres. Maurice et moi sommes
devenus les meilleurs amis du monde.
Quelques années plus tard, nous
avions terminé le secondaire et on planifiait nos études universitaires.
Maurice, le plus fort de la classe, se dirigeait pour des études de médecine
et moi, pour du sport-étude en football. Il était un de ceux qui s'étaient
trouvés et affirmés pendant le secondaire. Il avait pris sa place et
paraissait très bien. Il avait maintenant plus de rendez-vous que moi avec
les filles. Elles l'aimaient et j’étais un peu jaloux !
Avant de se quitter, nous nous
sommes tous retrouvés, élèves, enseignants et parents. Il avait préparé un
petit discours mais il en était très nerveux. Je lui ai donné une tape
d'encouragement dans le dos et lui ai dit :
- Hé, le grand, tu vas être parfait !
Il m'a regardé et m'a lancé un de
ces regards (vraiment sincère) et m'a dit :
- Merci !
Il a commencé son discours, s'est
arrêté pour éclaircir la voix puis a lancé :
- C'est un moment qui se prête bien pour remercier ceux qui vous ont aidé à
passer au travers des moments difficiles : parents, professeurs etc. et plus
particulièrement les amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l'ami de
quelqu'un, c'est lui donner le plus beau des cadeaux. Je vais vous raconter
une histoire à ce sujet.
J'ai regardé Maurice avec
stupéfaction lorsqu'il raconta la première journée où on s'était connu. Il
avait planifié de se suicider ce week-end là. Il raconta qu'il avait vidé
son casier pour éviter à sa mère d'avoir à le faire. Il m'a regardé droit
dans les yeux et m'a souri :
- Merci de m'avoir sauvé ! Mon ami m'a protégé et empêché de faire une
énorme bêtise !
Tout le monde est resté bouche bée
lorsque Maurice, le gars le plus beau et le plus populaire de l'école, a
raconté ses souvenirs les plus tristes. J'ai aperçu ses parents en train de
me regarder avec ce même sourire de gratitude que Maurice avait. C'est à ce
moment que j'ai réalisé toute la tristesse qu'il avait ce jour où l'on
s'était rencontré. Ce n'était pas seulement à cause des jeunes voyous.
Ne sous-estimez jamais le pouvoir
de vos actions. Avec un petit geste, vous pouvez changer l'existence de
quelqu'un, pour le meilleur ou pour le pire. Les ami(e)s sont des anges qui
nous remettent sur nos pieds lorsque nos ailes ont de la peine à se souvenir
comment voler.
Anonyme
Le même texte mais sous forme de
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Quand la "vie" vous a privé de l'impensable !
Nick Vujicic est un
modèle de courage pour un homme sans ses bras ni ses jambes.

Visionnez la vidéo "You are strong"
(si cela ne fonctionne pas, téléchargez gratuitement
Windows Media
Player)
Une vidéo
japonaise qui illustre bien ce que le philosophe Frédéric Nietzche disait "
La vie appartient aux audacieux" ou encore ce que Goethe disait "
Quoi que tu te dises capable de faire, où que tes rêves te disent capable
d’aller, entreprends-le. L’audace porte en elle génie, pouvoir et magie ...." et il disait aussi très justement que "nos désirs
sont les pressentiments des possibilités qui sont en nous."
Commentaire d'un
surfeur sur le
site qui diffuse cette vidéo : "Je crois que je verrais des dizaines
de fois ce jeune homme qui est une leçon inoubliable, qui prouve que
personne ne peut plus se plaindre après l'avoir vu, et qui nous oblige à
réfléchir. Merci de nous rappeler les épreuves de la vie sans nous en
plaindre. Merci Royjoce pour ta recommandation. "
Visionnez
la vidéo "You are strong"
(si cela ne fonctionne pas, téléchargez gratuitement
Windows Media
Player).
Pour envoyer cette vidéo à quelqu'un..
Voici un
montage PPS envoyé par Claude.
D'autres
vidéos encore
Découvrir cette
technique auto-thérapeutique qui permet de
se sortir de toutes sortes de situation mêmes jugées désespérées ...
Découvrir d'autres "leçons de vie"
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Et dire qu'il suffit d'une boîte de tic-tac !

Merveilleuse cette vidéo en pleine rue !
Ce qu'un humain en accord avec lui même, le coeur en ouverture peut réaliser
avec les autres!
Pas difficile de lire sur les visages la joie que cela apporte...
La vie est réellement faite d'extraordinaires moments de bonheur tout
simples!
Et dire qu'il suffit d'une boîte de tic-tac!!
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Les
yeux de l'âme
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"Deux hommes, les deux
sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux
hommes pouvait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi
afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule
fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer des journées couché sur
son dos.
Les hommes parlaient pendant des
heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs
emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été
en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la
fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de
chambre tout ce qu'il pouvait voir dehors. L'homme dans l'autre lit commença
à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par
toutes les activités et couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur
un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau
tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes
amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de
l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la
ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l'homme près de la
fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l'homme de l'autre côté
de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un
bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par
là. Bien que l'autre homme ne pouvait pas entendre l'orchestre, il pouvait
la voir avec l'oeil de son imagination tellement son compagnon l'a dépeint
avec des mots descriptifs.
Les jours et les semaines
passèrent. Un matin, l'infirmière de jour est arrivée pour apporter l'eau
pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre,
qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela
les préposés pour prendre son corps. Dès qu'il senti que le temps était
approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la
fenêtre. L'infirmière était heureuse de le transférer et après s'être
assurée qu'il était confortable, elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, il se
monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors.
Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s'étira pour se tourner
lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu'oeil vu, fut un mur.
L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé
avait décrit de si merveilleuses choses. L'infirmière répondit que l'homme
était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: "Peut-être, il a
juste voulu vous encourager."
Epilogue...
Il y a un bonheur énorme à rendre
d'autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est
la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé. Si
vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter toutes les choses
que vous avez que l'argent ne peut pas acheter. Aujourd'hui est un cadeau,
c'est pourquoi il s'appelle le présent."
Auteur Anonyme
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Interview de
Rita Levi-Montalcini - neuroscientifique et prix Nobel
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Voici une petite interview avec Rita Levi-Montalcini, les 100 ans d'une
grande dame.
Née le 22 avril 1909 à Turin Piémont.
- Comment célébrer vos 100 ans ?
Ah, je ne sais pas si je vivrais jusque là et de plus les célébrations ne me
plaisent pas.Ce qui m'intéresse et me plait, c'est ce que je fais chaque
jour.
- Et que faites-vous ?
Je travaille à obtenir des bourses d'étude pour des fillettes africaines
afin qu'elles étudient et se préparent à travailler pour l'avancement de
leur pays.
Je continue ma réflexion.
- Vous n'êtes pas à votre retraite ?
Jamais ! La retraite détruit le cerveau. Plusieurs personnes à la retraite
abandonne, cela tue le cerveau et rend malade.
- Comment fonctionne votre cerveau ?
Exactement comme à mes 20 ans. Je ne note aucune différence dans mes désirs
ni dans mes capacités. Demain je participerai à un congrès médical.
- Mais n'y aurait-il pas quelque limite génétique ?
Non, mon cerveau aura bientôt un siècle ...., la mais il ne connaît pas la
sénilité. Mon corps se ride, c'est inévitable, mais pas le cerveau.
- Comment cela se fait ?
Nous jouissons d'une grande plasticité neuronale : même si des neurones
meurent, celles qui restent se réorganisent afin de maintenir les mêmes
fonctions, mais
encore faut-il les stimuler.
- Aidez-moi à le faire.
Maintient des désirs, active ton cerveau, fais-le fonctionner, ainsi il ne
dégénèrera jamais.
- Et je vivrai plus longtemps ?
Vous vivrez mieux les années que vous aurez à vivre, et c'est cela qui est
intéressant. Le secret c'est demeurer curieux, engagé et avoir des passions.
- La vôtre fut la recherche scientifique.
Oui, et je continue aussi passionnée.
- Vous avez découvert comment croissent et se renouvellent les cellules
du système nerveux.
Oui, en 1942. J'ai appelé cette découverte : "nerve growth factor NGF"
(facteur de croissance nerveuse), et pendant presqu'un demi-siècle je fus
interdite,
jusqu'à ce que soit reconnue la validité de ma découverte. En 1986 je reçu
pour cette découverte la prix Nobel.
- Comment une jeune fille italienne des années 20 a-t-elle pu parvenir à
être neuroscientifique ?
Depuis mon enfance je me suis dédiée à étudier. Mon père voulait que je
fasse un bon mariage, que je sois une bonne épouse et une bonne mère...
Mais j'ai refusé. Je me suis tenue devant lui et je lui ai dit que je
voulais étudier.
- Quelle contrariété pour papa non ?
Oui, c'est que je ne me sentais pas heureuse enfant. Je me sentais un vilain
petit canard, sotte et très peu de chose. Mes frères ainés étaient brillants
et je me
sentais tellement inférieure.
- Je vois que vous avez fait de cela un stimulant.
Oui, mais l'exemple du docteur Albert Schweitzer, qui était en Afrique pour
pallier à la lèpre, m'a aussi stimulée. J'ai désiré aider ceux qui
souffraient, c'était
mon grand rêve.
- Vous l'avez réalisé..., au moyen de la science. Et aujourd'hui aider
les fillettes d'Afrique afin qu'elles étudient.
Nous luttons contre la maladie, qui, mais tout peut s'améliorer si nous
arrêtons l'oppression de la femme dans ces pays islamiques.
- La religion freine-t-elle le développement cognitif ? Le développement
de la connaissance ?
Oui le religion marginalise la femme face à l'homme, elle la met de côté
quant au développement des connaissances.
- Existe-t-il une différence entre le cerveau d'un homme et celui d'une
femme ?
Seulement dans les fonctions cérébrales qui sont en relation aux émotions
liées au système endocrinien. Mais quant aux fonctions cognitives, il n'y a
aucune
différence .
- Pourquoi n'y a-t-il encore que très peu de femmes scientifiques ?
Non, ce n'est pas ainsi ! Plusieurs découvertes scientifiques attribuées à
des hommes furent en vérité l'œuvre de leur sœurs, épouses ou filles.
- C'est vrai ?
On n'admettait pas l'intelligence féminine, on la laissait dans l'ombre.
Heureusement aujourd'hui il y a plus de femmes que d'hommes dans
l'investigation scientifique : les héritières d'Hypatie.
- La sage Alexandrine du IV siècle.
Maintenant nous ne terminerons plus assassinées dans la rue par les moines
misogynes chrétiens, telle qu'elle le fut. Certainement quelque chose s'est
amélioré
dans le monde.
- Personne n'a essayé de vous assassiner ....
Durant le fascisme, Mussolini voulu imiter Hitler dans la persécution juive
... je dus me cacher un temps. Mais je n'ai pas cessé mes recherches :
j'ai monté mon laboratoire dans ma chambre à coucher ... et c'est en ce
temps que j'ai découvert l'apoptose, c'est à-dire la mort programmée des
cellules.
- Pourquoi y a-t-il un pourcentage si élevé chez les juifs de
scientifiques et d'intellectuels ?
L'exclusion a provoqué chez les juifs le travail intellectuel : on peut tout
prohiber, mais non ce que tu penses. C'est certains qu'il y a plusieurs prix
Nobel parmi
le juifs.
- Comment vous expliquez-vous la folie nazie ?
Hitler & Mussolini surent parler aux foules, là c'est le cerveau émotionnel
qui prédomine toujours sur la cerveau néo - cortical, l'intellectuel. Ils
manipulèrent
les émotions, non la raison.
- Est-ce encore ainsi aujourd'hui ?
Pourquoi croyez-vous que dans plusieurs écoles des Etats-unis on enseigne le
créationnisme au lieu de l'évolutionnisme ?
- L'idéologie est émotion, elle est sans raison.
La raison est fille de l'imperfection. Chez les invertébrés tout est
programmé, ils sont parfaits. Nous non !
Étant imparfaits, nous avons recours à la raison, aux valeurs étiques :
discerner entre le bien et le mal c'est le plus haut grade de l'évolution
darwinienne'
- Vous ne vous êtes jamais mariée, vous n'avez pas eu d'enfant ?
Non, je suis entrée dans la jungle du système nerveux. Je suis demeurée
fascinée de sa beauté et j'ai décidé de lui dédier tout mon temps, toute ma
vie.
(source)
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Le
poids des habitudes et des "traditions"
ou une autre version des moutons de Panurge
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« (...) très peu d'hommes savent se
forger une opinion par eux-mêmes.
Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs
professeurs
et enfin ce qu'ils ont entendu aux informations du soir, et ils
finissent par se convaincre qu'il s'agit là de leur opinion personnelle,
au point de la défendre ardemment face à d'éventuels contradicteurs.
Il suffirait pourtant qu'ils tentent d'observer par eux-mêmes, de penser
par eux-mêmes et ils découvriraient le monde
tel qu'il est et non
pas comme on les conditionne à le voir.»
"Nous, les dieux" de Bernard Werber
Un groupe de scientifiques plaça
cinq singes dans une cage et au milieu de celui-ci, un escabeau avec des
bananes an dessus.
Chaque fois qu'un singe tentait de grimper sur l'escabeau pour s'emparer des
bananes, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres.
Au bout d'un certain temps, chaque fois qu'un singe faisait mine de
vouloir grimper, les autres le frappaient par crainte de prendre une douche
glacée. Bien entendu, au bout d'un certain temps aucun des singes ne risqua
plus de grimper sur l'escabeau malgré la tentation (réflexe de Pavlov).
Les scientifiques décidèrent alors de remplacer un des singes. La première
des choses que fit le nouveau fut bien évidemment de vouloir grimper sur
l'escabeau. Aussitôt, les autres se mirent en devoir de le frapper ; quelques
raclées plus tard, le nouveau membre appris à ne plus grimper sans même
connaitre la raison de cette interdiction.
Un deuxième singe fut remplacé et subit le même sort que le premier,
celui-ci d'ailleurs se joignait aux autres pour le frapper dès qu'il tentait
de grimper jusqu'aux bananes. Un troisième fut échangé et le processus se
répéta : le quatrième, le cinquième ... et à des intervalles adéquats ; ils
subirent le même sort chaque fois. Le groupe de 5 singes resta jusqu'à
la fin, bien que n'ayant jamais reçu de douche glacée, il continua à frapper
tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l'escabeau.
S'il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi
ils frappent ceux qui tentent de monter sur l'escabeau, je parie que leurs
réponses seraient quelque chose comme : "On ne sait pas, mais ici c'est
comme ça."
Ce comportement ne vous semble pas familier ???? Ah ! Les traditions,
les habitudes, le mimétisme comportemental, la mode ...
Cette expérience à été menée dans
le but d'étudier les comportements de groupe dans une entreprise
(Edmond Wells : "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu", Tome V).
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L’histoire d’un
pot de mayonnaise et de café

Quand il te semble qu'il y a "trop" de choses dans ta vie,
quand 24 heures ne te semblent pas suffisantes.
Rappelle-toi du pot de mayonnaise et du café !
Il était une fois, un professeur
de philosophie qui, devant sa classe, prit un grand pot de mayonnaise vide
et sans dire un mot, commença à le remplir avec des balles de golf. Ensuite,
il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient
d'accord pour dire que OUI.
Puis le professeur prit une boîte
pleine de billes et la versa dans le pot de mayonnaise. Les billes
comblèrent les espaces vides entre les balles de golf. Le prof redemanda aux
étudiants si le pot était plein. Ils dirent à nouveau OUI.
Après, le professeur prit un
sachet rempli de sable et le versa dans le pot de mayonnaise. Bien sûr, le
sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau si le pot
était plein. Les étudiants répondirent unanimement OUI.
Tout de suite après le prof
ajouta deux tasses de café dans le contenu du pot de mayonnaise et
effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les
étudiants se sont alors mis à rire.
Quand ils eurent fini, le prof
dit : "Je veux que vous réalisiez que le pot de mayonnaise représente la
vie".
Les balles de golf sont les choses importantes comme la famille, les
enfants, la santé, les amis, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand
même pleines si on perdait tout le reste et qu'il ne nous restait qu'elles.
Les billes sont les autres choses qui comptent comme le travail, la maison,
la voiture, etc...
Le sable représente tout le
reste, les petites choses de la vie. Si on avait versé le sable en premier,
il n'y aurait eu de place pour rien d'autre, ni les billes ni les balles de
golf. C'est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et
tout notre temps pour les petites choses, nous n'aurons jamais de place pour
les choses vraiment importantes. Faites attention aux choses qui sont
cruciales pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps
d'aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou
pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le
ménage, réparer le robinet de la cuisine. Occupez-vous des balles de golf en
premier, des choses qui importent vraiment. Etablissez des priorités, le
reste n'est que du sable.
Un des étudiants leva alors la
main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit : "C'est
bien que tu demandes. C'était juste pour vous démontrer que même si vos vies
peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours de la place pour une
tasse de café avec un ami".
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La
valeur d'une personne.
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Un conférencier bien connu
commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 50 €. Il
demande aux gens : "Qui aimerait avoir ce billet ?"
Les mains commencent à se lever, alors il dit : "Je vais donner ce billet
de 50 €. à l'un d'entre vous mais avant laissez-moi faire quelque
chose avec."
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande : "Est-ce que vous
voulez toujours ce billet ?" Les mains continuent à se lever.
"Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela." Il jette
le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l'écrasant autant
que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande : "Qui veut encore avoir ce billet ?" Évidemment,
les mains continuent de se lever !
"Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon... Peu importe ce que je fais
avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé,
il vaut toujours 50 €... Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois
dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les
événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en
réalité votre valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !
La valeur d'une personne ne tient pas à ce que l'on a fait ou pas, vous
pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur
intrinsèque est toujours intacte."
Merci à Marie-Florence pour
l'envoi de ce texte
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"Je te
souhaite assez"
"Récemment, un père et sa fille dans leurs derniers moments ensemble à
l'aéroport. On avait annoncé le départ.
Debout près de la porte de sécurité, ils se sont serrés et le père a dit :
– Je t'aime et je te souhaite assez.
La fille a répondu :
– Papa, notre
vie ensemble a été plus qu'assez. Ton amour a été tout ce dont j'avais
besoin. Je te souhaite assez, aussi, papa.
Ils se sont embrassés et la fille est partie.
Le père a marché vers la fenêtre où j'étais assis.
Je pouvais voir qu'il avait besoin et qu'il voulait pleurer.
J'ai essayé de
ne pas m'imposer et respecter son intimité, mais il m'a demandé :
– Vous est-il déjà arrivé de dire au revoir à quelqu'un en sachant que vous
ne vous reverriez jamais ?
– Oui, ai-je répondu.
– Me permettez-vous de vous demander pourquoi vous croyez que vous ne vous
reverrez jamais ?
– Je suis vieux et elle vit si loin. J'ai de gros défis devant moi et la
réalité est que son prochain voyage sera pour mon enterrement, a-t-il dit.
– Quand vous vous disiez au revoir, je vous ai entendu dire « Je te souhaite
assez ». Est-ce que je peux vous demander ce que cela signifie ?
Il a commencé à sourire.
– C'est un souhait qui nous vient de plusieurs générations qui nous ont
précédés. Mes parents avaient l'habitude de le dire à chacun.
Il a fait une pause un moment et regarda au plafond, comme s'il essayait de
se rappeler en détail, et il a souri encore plus.
– Quand nous disons « Je te souhaite assez », nous souhaitons que l'autre
personne ait une vie remplie de juste assez de bonnes choses pour les garder
heureux.
Alors, se
tournant vers moi, il a partagé ce qui suit comme s'il récitait un texte
mémorisé :
– Je te souhaite assez de soleil pour maintenir ton attitude lumineuse peu
importe que la journée soit grise et moche.
– Je te souhaite assez de pluie pour apprécier le soleil encore plus.
– Je te souhaite assez de bonheur pour maintenir ton esprit vivant et
éternel.
– Je te souhaite assez de douleur de sorte que même la plus petite des joies
dans la vie puisse te sembler grande.
– Je te souhaite assez de gain pour satisfaire tes besoins.
– Je te souhaite assez de perte pour apprécier tout ce que tu possèdes.
– Je te souhaite assez d'au revoir pour te permettre de bien te rendre à
l'au revoir final.
Il a alors commencé à pleurer et il s'est éloigné...
On dit que ça prend une minute pour trouver une personne spéciale, une heure
pour l'apprécier, un jour pour l'aimer, mais que ça prend une vie entière
pour l'oublier.
À tous mes amis et à tous ceux que j'aime, je vous souhaite assez."
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Leçon de
persévérance
As-tu déjà observé l’attitude des oiseaux face à l’adversité ?
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Pendant des jours et des jours, ils font leur nid, recueillant des matériaux
parfois ramenés de très loin … Et lorsqu’ils ont terminé et qu’ils sont
prêts à déposer les œufs, les intempéries ou l’œuvre de l’être humain ou
d’un quelconque animal détruit et envoie au sol ce qu’ils ont réalisé avec
tant d’efforts.
Que fait l’oiseau ? Il se paralyse et abandonne la tâche ? En aucune façon.
Il recommence encore et encore jusqu’à ce que les premiers œufs apparaissent
dans le nid. Parfois - très souvent - avant que naissent les oisillons, un
animal, un enfant, une tempête détruit une fois de plus le nid, mais cette
fois avec son précieux contenu… Cela fait mal de recommencer tout à zéro…
même ainsi, l’oiseau ne se tait jamais, ni ne recule, il continue de chanter
et de construire, construisant et chantant…
As-tu parfois eu le sentiment que ta vie, ton travail, ta famille ne sont
pas ce dont tu avais rêvé ? As-tu parfois envie de dire “ assez ”, l’effort
ne vaut pas la peine, c’est trop pour moi ? Es-tu fatigué de recommencer, du
gaspillage de la lutte quotidienne, de la confiance trahie, des buts non
atteints quand tu étais sur le point d’y arriver ?
La vie te frappe ainsi parfois, mais ne te rend jamais, dis une prière, mets
ton espoir en avant et fonce. Ne te préoccupe pas si dans la bataille tu
reçois une blessure… Il faut s’y attendre. Réunis les morceaux de ton
espérance, reconstruis-la et fonce de nouveau. Peu importe ce qui se passe…
ne faiblis pas, va de l’avant… La vie est un défi constant, mais cela vaut
la peine de l’accepter. Et surtout… n’arrête jamais de croire en toi et tes
capacités…Elles sont infinies et tu es le seul à t’imposer des limites ! Tu
atteindras tes objectifs.
La vie est belle, continue à sourire et à chanter … Ton chemin sera
ensoleillé !
Si malgré cela
tout se bloque et qu'agir semble insurmontable, avoir l'humilité d'aller
chercher de l'aide pour arriver à identifier et à annuler les
résistances.
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Rencontre d'aviateurs
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"Le second
lieutenant Charles L. BROWN était pilote de B-17 au sein du 379ème Bomber
Group / 527ème Squadron, basé à Kimbolton en Grande Bretagne. Nous
sommes le 20 Décembre 1943, quelques jours avant Noël. De retour d'une
mission à Bremen en Allemagne son B-17 'Ye Old Pub' (42-3167) était dans un
sale état, touché par la flak et quelques chasseurs. Le compas était
endommagé et, déboussolé, il s'enfonçait dans le territoire ennemi en
pensant faire route vers Kimbolton.
Alors qu'il
venait de survoler un aérodrome allemand, l'Oberleutenant Franz STIEGLER du
6./JG 27, reçu l'ordre de sauter dans son Bf109 et d'aller descendre la
forteresse volante.
Quand il fut
suffisamment proche du B-17, Franz n'en cru pas ses yeux. Selon ses propres
mots, il n'avait "jamais vu un avion dans un si mauvais état". La section
arrière était sévèrement touchée et le mitrailleur de queue était blessé, le
nez de l'appareil était fracassé et l'appareil criblé d'impacts d'obus.

Oubliant un
instant son ordre de mission, Franz se mit en patrouille au côté du B-17 et
posa son regard sur Charlie. BROWN se démenait pour maintenir son piège en
état de vol.
Comprenant
qu'ils ne savaient plus où ils allaient, Franz agita les ailes pour faire
signe à Charlie de le suivre. Il les escorta et les guida jusqu'au dessus de
la mer du Nord en face de l'Angleterre. Puis, il salua Charlie BROWN et
reprit le cap du continent.
Après s'être
posé Franz raconta qu'il avait descendu l'avion au-dessus de la mer et ne
dit jamais la vérité à quiconque. Quant à Charlie BROWN et au reste de son
équipage, ils racontèrent toute l'histoire lors du débriefing, mais ils
reçurent l'ordre de ne pas en parler.
Plus de 40 ans
après, Charlie chercha à retrouver le pilote de la Luftwaffe qui avait sauvé
son équipage. Après des années de recherches, Franz fût retrouvé. Il n'avait
jamais dit un mot de cette histoire, même lors des réunions d'après guerre.
Ils se sont
rencontrés aux Etats-Unis lors d'une réunion du 379ème Bomber Group, avec à
leurs côtés 25 personnes qui ne doivent leur vie qu'au simple fait que Franz
n'a pas ouvert le feu ce jour là.

Charlie BROWN
vivait à Seattle et Franz STIEGLER s'était installé à Vancouver après la
guerre. Lors de leur rencontre, ils se rendirent compte qu'ils avaient vécu
pendant 50 ans à moins de 300 Km l'un de l'autre.
Depuis
leurs retrouvailles les deux protagonistes ont apporté de nombreux
éclaircissements sur cette histoire.
Ce 20 Décembre
1943, alors que BROWN faisait cap vers son objectif, il fut sévèrement
touché par la Flak.
"Soudain," se souvient-il, "le nez du B-17, fut pulvérisé par
la Flak. Puis 3 des 4 moteurs furent endommagés. Le plan horizontal gauche
et l'élévateur arrachés, 90% de la gouverne de direction ainsi que le haut
du plan vertical détruits.
J'ai rapidement quitté la formation pour éviter d'endommager d'autres avions
dans le cas où nous aurions explosé en vol.
Les allemands nous sont rapidement tombés dessus. 8 Chasseurs par devant et
7 de plus par derrière et nous n'étions pas en position de nous défendre.
Je me suis rapidement dirigé vers l'un d'entre eux. Je n'y croyais plus...
L'avion s'était engagé dans un virage serré quand je perdis connaissance.
Notre système d'oxygène était tombé en rade..."
Ensuite, le
B-17 chuta de 8500 à 70 m avant qu'il ne reprenne conscience. Chose
incroyable, 'Ye Old Pub' s'était stabilisé et volait droit vers un aérodrome
Allemand.
Au même
moment, Franz STIEGLER qui s'était posé pour faire le plein de munitions,
repéra l'avion de Charlie. Il sauta dans son Bf109 pour le prendre en chasse
et ajouter un score à son palmarès Il se rapprocha par l'arrière jusqu'à
quelques mètres. Voilà comment STIEGLER décrit la rencontre :
"Le B-17
était comme une passoire. Il y avait du sang partout. Je pouvais voir
l'équipage qui tentait de venir en aide aux blessés. Le mitrailleur de queue
était couché sur sa mitrailleuse son sang ruisselant le long du canon. A
travers le trou béant du fuselage, je pouvais voir des membres d'équipage
tentant de sauver un camarade dont la jambe avait été emportée. Alors, je me
dis, 'comment pourrais-je faire feu' ? - Ce serait comme tirer sur un homme
en parachute...'
Quand j'étais en mission en Afrique du Nord, mon commandant disait: 'tu es
un pilote de chasse. Si j'entends un jour que tu as tué quelqu'un en
parachute, je te tuerai à mon tour...'"
Ensuite
STIEGLER vola aile contre aile avec la passoire volante, suffisamment proche
pour que les deux ennemis se voient distinctement. Puis il escorta la
forteresse jusqu'au dessus de la mer du Nord. Et, à la grande surprise de
BROWN, il le salua avant de dégager, lui laissant la possibilité de regagner
un terrain Anglais.
Sur les 10
membres d'équipage, 4 furent blessés et 1 tué. BROWN avait une balle dans
l'épaule droite, mais il fallut attendre 40 ans avant qu'il ne le sache.
STIEGLER eu la chance de faire partie des 1200 pilotes de chasse allemands
sur 30000 à avoir survécu à la Guerre. Pendant le conflit, il valida 28
victoires. Originaire de Regensburg (Bavière), il habite maintenant au
Canada.
Des années
plus tard, lorsqu'on demanda à BROWN si il lui était arrivé quelque chose
d'intéressant durant la guerre, il répondit: "Une fois, un pilote de la
Luftwaffe m'a salué."
Avec l'aide
d'Adolf Galland et de l'association des pilotes de chasse Allemands, BROWN
réussi à retrouver STIEGLER des années plus tard. Avant ce fameux 20
Décembre, Franz avait déjà descendu deux B-17. Pour le troisième, il aurait
obtenu la 'Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes', médaille des pilotes de chasse
allemands. Si on avait découvert qu'il avait laissé filer le B-17, il aurait
été traduit en cour martiale et exécuté. "
Une bien belle
histoire, traduite de l'anglais et complétée par
BigRed et
reprise de ce
site.
Charles L.
BROWN a écrit ses mémoires: "The 13 Minute Gap".
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altruisme
Un interpellant acte
d'altruisme !

(Quotidien
bruxellois La Capitale du 22 février 2012)
Suite de
l'article ICI.
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En touchant le ciel sans
bras...

Jessica Cox, 25 ans, née sans bras, q obtenu son
diplôme de pilote en utilisant ses pieds.
Photos
Vidéo :
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