Les sentiers de la guérison ©
Texte original a été édité en première parution dans le trimestriel "Vie et Soleil " N°7 (Juillet 2003)
(trimestriel supprimé et remplacé par la Newsletter mensuelle gratuite envoyée par mail - pour s'y abonner cliquez ici).
"Pendant très
longtemps, la maladie a été considérée comme une fatalité, un coup de malchance
devant lequel nous nous retrouvions impuissants. Il ne nous restait plus alors
qu’à nous en remettre au pouvoir du médecin, du chamane, du praticien de la
santé. Aujourd’hui, de grands chercheurs (Docteur
Hamer °, Professeur Beljanski,
Professeur Vincent) et des thérapeutes (Docteur Sabbah, Docteur Sellam, Christian Flèche, Jacques Martel etc.) ont démontré que la
maladie entretenait des liens profonds avec nos conflits psychologiques, relationnels
ou existentiels mal gérés.
Lorsque, pour la première fois (en 1990), j’ai eu connaissance des travaux
du docteur Hamer, j’ai compris immédiatement qu’une révolution d’une extraordinaire
importance se préparait en médecine. Une révolution aussi importante que ne
l’a connu la physique dans les années 1920-1930 avec la création de la physique
quantique et de la relativité générale. Pour la première fois, un cancérologue
démontrait scientifiquement que toutes les maladies (sans exception) étaient
déclenchées par un choc brutal vécu dans l’isolement. Pour la première fois,
le développement du cancer, de la sclérose en plaques, de la fibromyalgie,
de toutes les maladies connues, apparaissait comme un processus déclenché
et contrôlé par le cerveau, selon des lois universelles très précises. Pour
la première fois aussi, la guérison apparaissait comme certaine si l’on pouvait
donner au cerveau les bonnes informations pour libérer le conflit à l’origine
de ces maladies : c’est comme cela que l’on pouvait assister à une nécrose
ou une dissolution des tumeurs selon un processus tout à fait prédictible.
Le raisonnement du docteur Hamer était simple : si un choc conflictuel était
à l’origine du déclenchement de la maladie, la résolution du conflit amenait
le cerveau à donner l’ordre de faire disparaître la maladie et de ramener
l’organisme à l’équilibre. C’est ainsi que de nombreux cas de guérison « spontanée
» de maladies réputées incurables ont été rapportés par le docteur Hamer et
ses successeurs. Ces découvertes ont suscité un engouement réel chez les thérapeutes
et dans le grand public. Je suis, depuis très longtemps, un des fervents diffuseurs
de ces informations dans le grand public. Pourtant, aujourd’hui, je suis forcé
d’émettre de sérieuses réserves sur la manière dont les processus de guérison
sont accompagnés dans la ligne de la Médecine Nouvelle du Docteur Hamer.
En effet, il est très simple de guérir d’un cancer quand on peut réparer extérieurement
l’événement qui l’a déclenché. Par exemple, j’ai perdu mon emploi brutalement,
je ne m’y attendais pas ; je me sens, du coup, dévalorisé et je déclenche
un cancer des os. Je parviens à retrouver un emploi, où je suis mieux considéré.
Mon conflit de dévalorisation est résolu. Mon cancer des os disparaît. Mais
comment faire lorsque l’événement extérieur qui a déclenché mon cancer, ma
maladie ne peut être réparé, changé, modifié ? Il ne suffit pas, malheureusement,
de lancer à la tête du patient le décodage biologique de son conflit. Je connais
tellement de gens morts de leur maladie, malgré le fait qu’ils avaient tout
décodé, tout compris, tout entendu. La prise de conscience n’était que mentale,
intellectuelle. Aucun travail émotionnel n’avait été effectué. Aucun soutien
n’avait été apporté pour que le patient prenne soin de ses besoins, gère ses
émotions ou pose des actes pour se respecter et se faire respecter. Et que
dire de ces patients qui, malgré la disparition de l’événement déclencheur,
ne parviennent pas à lâcher leur conflit, à pardonner, à transmuter leur souffrance
en un enseignement enrichissant ?
Malgré une avancée extraordinaire sur le plan théorique, je suis obligé de
constater que tout reste à faire au niveau de la méthodologie thérapeutique.
Je suis personnellement inquiet de voir tous ces gens pleins de bonne volonté,
ayant suivi une formation en décodage biologique, se lancer directement comme
thérapeutes, sans connaissance médicale ou physiologique, sans expérience
de l’accompagnement psychologique, sans formation thérapeutique. Accompagner
quelqu’un sur son chemin de guérison nécessite un énorme bagage théorique
et une vaste culture générale. Cela suppose aussi une connaissance et une
pratique des processus permettant au patient de retrouver son équilibre vital,
d’aller puiser dans son propre potentiel de guérison et d’échapper à tous
les pièges inconscients qui jalonnent son parcours vers la santé.
Je suis formateur depuis 1989. J’ai formé des milliers de personnes aux techniques
leur permettant de sortir des phénomènes de pouvoir et de dépendance, dans
leur relation à eux-mêmes et aux autres. J’ai également formé des formateurs
et des thérapeutes. J’ai toujours été attentif à la responsabilité que je
porte en formant des personnes : cette responsabilité consiste à les avertir
et les rendre conscientes de leurs limites. Elle consiste aussi à leur transmettre
et leur faire travailler des outils méthodologiques opérationnels pour qu’ils
pratiquent leur métier avec méthode et efficacité. Donner des informations
sur le décodage des conflits et des maladies est important certes, mais totalement
insuffisant. C’est même dangereux, car cela entretient la croyance qu’il suffit
de dire au patient dans quelle case du tableau il se trouve pour qu’il bascule
! Ce message relève du mythe et me paraît aussi irresponsable que ne l’est
le raisonnement de la médecine classique qui pense qu’il suffit de bombarder
la maladie pour soigner et guérir le patient… Cet article, je l’adresse à
tous ceux qui veulent faire avancer la médecine nouvelle et la biologie totale
: si nous ne voulons pas discréditer cette formidable avancée dans la compréhension
et le traitement des maladies, si nous ne voulons pas donner tous les bons
arguments à ceux qui cherchent à arrêter ce mouvement, de grâce, ne faisons
plus n’importe quoi avec n’importe qui, dans n’importe quelle condition. Il
y va de la vie des patients et de l’avenir de la Médecine Nouvelle."
Jean-Jacques Crèvecœur
Mais ne pas oublier non plus, qu'au moment ou Hamer commençait ses recherches,
le Pr Henri Laborit démontrait scientifiquement l'origine psychique des maladies
(cf. L'inhibition de l'action).
Texte original édité initialement dans le trimestriel "Vie et Soleil " N°7 (Juillet 2003) (parution supprimée et remplacée par la newsletter mensuelle gratuite envoyée par mail (pour s'y abonner cliquez ici).
Découvrir un autre texte de J.-J. Crèvecoeur : "Le langage de la guérison : histoire d’une révolution scientifique dans le domaine de la médecine".
Plus de détails encore sur les
dérives du décodage inapproprié en thérapie
"Biologie-Totale ? Je dis résolument NON !"(Première version : Janvier 2003)
Voir aussi "
Les dangers du
décodage compulsif " par Isabelle Burnier : "La connaissance peut-elle
être compulsive? Pouvons-nous nous jeter sur des données scientifiques,
mystiques ou philosophiques comme sur un pot de chocolat ou une boite de coke
?"
En savoir plus sur la psychobiologie.
|
|
| sante et medecine |
Principaux domaines abordés sur le site Retrouver son Nord :
Santé - Dépendances - Couple - Famille - Habitat - Développement personnel
Pour être informé des nouveautés via la
laissez-nous votre adresse
en cliquant
iciet en envoyant tel quel le message, c'est tout !
Si vous voulez faire connaître ce site à des connaissances,
avertissez-les en cliquant
ici et envoyez leur tel quel le messageou avec un petit mot d'accompagnement.