"LA SYMBOLIQUE DES REGIMES"

 

                                                   (Titre d'un article qui a été diffusé dans les revue & site de BioInfo et analyse critique de son contenu).

                                                                                                           

 

Baudouin Labrique


 

AVERTISSEMENT

 

    Fort de mon expérience de psychothérapeute et accompagnant des personnes qui souffrent par exemple d'un poids indésirable, je constate que ces dernières viennent souvent chercher des réponses dont elles pourraient croire que je suis le détenteur, mais que leur donnent malheureusement des  certains thérapeutes : piège fatal dû alimenté par le succès (feu de paille) de la "Biologie-Totale" qui a fallacieusement fait croire à un grand nombre de gens que le décodage des maladies était à puiser dans des grilles de lecture qu'elle avait dressée, s'inspirant, pour y arriver de la celles mises au point par le Dr Hamer et sa "Germanique Médecine Nouvelle".

 

    Fidèle, de mon côté à ce que requiert l'application d'une éthique et d'une déontologie élevée, aussi bien dans l'accompagnement psychothérapeutique que dans la manière dont je diffuse verbalement et par écrit les données de base des rapports entre le psychisme et le corps (psychobiologie), jamais je ne me permets de "donner des décodages" et même pas par écrit ; si je le faisais, ce serait me poser en maître à penser, en directeur de conscience, voie royale qui conduit à se comporter en gourou. Je suis souvent directement ou indirectement le témoin de dérives que sont les décodages sauvages, tels que pratiqués trop souvent chez les (prétendus) thérapeutes en "Biologie-Totale" (Dr Claude Sabbah) ou se réclamant de la "Germanique Médecine Nouvelle" et de ses dérivés.

 

    Je mets en garde sur ce site et à plusieurs endroits (livres, sites ...) pour qu'adoptent la plus grande circonspection  les lecteurs (surtout les personnes qui souffrent d'une maladie "grave") ; si elles sont à la recherche des causes  et ce, y compris l'article dont il est question plus bas : je leur déconseille fortement de se baser ou de s'inspirer de  leur contenu, car il y a des risques sérieux de passer à côté de ce qui est leurs propres ressentis et de plus, des effets iatrogènes, de diagnostic et/ou de pronostic sont à craindre. La plupart de ces sites n'attirent pas l'attention sur de tels écueils et la question à se poser est de savoir si  leurs auteurs en sont bien conscients ?

 

 

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" (Rabelais)

 

    Les dérives de la "Biologie-Totale" comme celles de la  "Germanique Médecine Nouvelle" traduisent trop souvent de tels écueils dans la pratique. Dans la majorité de ces sites et livres qui s'y réfèrent, il est surprenant qu'aucun avertissement de ce genre n'est présent. De plus, trop peu d'entre eux font référence à une déontologie ne fut-ce que basique. Pour toute personne qui s'interroge sur l'origine de ses maux, il serait le plus approprié, en l'occurrence, de commencer à faire sa propre recherche à partir de son propre vécu (cf. la fiche d'autothérapie : "Quand survient le « mal à dire »") et de s'abstenir d'aller à la pêche aux décodages à l'emporte-pièce "; si cela bloque à quelque niveau que ce soit,  qu'elle recherche alors un accompagnement psychothérapeutique de qualité auprès de quelqu'un qui se comportera strictement en facilitateur, maïeute tel que le prônait Socrate (l'art de faire accoucher l'autre à lui-même).

 

    Par rapport, à la symbolique des régimes (comme pour tout ce qui concerne l'accompagnement thérapeutique), l'attitude appropriée (sine qua non) de celui qui voudrait transmettre de telles (prétendues) informations, serait strictement, de se comporter en facilitateur, maïeute (l'art d'accoucher de Socrate) ; ce faisant sans doute qu'il en viendrait à s'adonner à une telle entreprise, car il revient, en effet, au (seul) patient de mettre des mots sur ce qu'il ressent tout comme de décrire ce que représente alors pour lui le sens de ses maux : il est le maître d'oeuvre de ce qui a entraîné; en l'occurrence, la prise de poids jugée par lui indésirable et même souffrante. Personne d'autre que lui ne connaît donc les raisons qui ont conduit à cela et la symbolique qui y est associée. D'ailleurs analogiquement à ce que doit, par exemple, présider dans un accompagnement thérapeutique qui convient, il est toujours malvenu et souvent iatrogène de parler à la place du patient (ce qui est malheureusement le fait de l'article critiqué ici), en livrant, par exemple, des décodages à l'emporte-pièce, écueil remarquable présent dans cet article à propos des régimes : ici comme ailleurs, il est incontournable de ne livrer AUCUN décodage : le faire serait, d'une part, s'exposer à un déni de la parti du patient , d'autre part, le priver du bénéfice de la découverte  du sens à donner à sa problématique : cela doit toujours passer par l'expression de ce qu'il ressent avec SES propres mots

(cf. exemples vécus en thérapie).

 

 

"Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile" (André Gide)

 

    A la lumière ce ce qui précède, on ne devrait s'attendre donc à trouver dans l'article et qui est donc consacré à la "symbolique des régimes", autre chose que des décodages "vite-faits-bien-faits" et basés sur des données dogmatiques, du genre à prendre ou à laisser ! Les raisons pour lesquelles tel patient a recours à tel régime sont STRICTEMENT personnelles et ne sauraient être trouvées dans un savoir extérieur du genre que livre l'auteur de l'article article et comme on le verra plus bas (tel régime correspond à tel conflit)  :  dès le début, le ton est donné : "Notre façon de manger et de répudier certains aliments se prête aussi au décodage...."

 

    D'entrée de jeu l'auteur critique "certaines écoles diététiques [qui] répandent l’idée que la façon de s’alimenter pourrait résoudre tous les problèmes de santé" en posant la question " Mais n’est-ce pas là évacuer l’arrière-plan psychologique des maladies et la réalité symbolique de nos choix alimentaires ? " Dans ma page consacrée à l'alimentation et la santé, j'écrivais : La manière dont nous nous nourrissons, et y compris s'il c'est en excès ou en privation, a une incidence déterminante sur notre propre "terrain" et donc directement sur la façon dont les maladies vont apparaître : rapidité, qualité et volume des somatisations. La plupart des scientifiques modernes s'accordent à dire que c'est le stress oxydatif dans ce qu'il oxyde le terrain physiologique, qui est à l'origine des maladies. Manger sainement permet déjà de réduire ce stress biologique : les fonctions d'élimination des différents organes du corps sont alors allégées et le stress biologique en est d'autant réduit. A ce titre, je ne peux que fortement vous inviter à lire et à mettre en pratique des conseils en nutrition d'un spécialiste, médecin par surcroit, comme je l'ai fait. Ce dernier s'est pertinemment limité à mettre en correspondance telle carence ou telle incompatibilité avec la physiologie particulière du patient que j'étais et il en a fait de même avec tous ceux que je lui ai envoyé, sachant très bien les limites éthiques et déontologiques de son art médical.

 

    Le psychothérapeute Christian Flèche fait observer dans son livre "Mon corps pour me guérir" (p. 136) pourquoi la prise en compte du "terrain" est aussi primordiale :

"Tout symptôme doit être considéré comme la rencontre entre un choc et un terrain. Le terrain est constitué d'une couche profonde qui est l'histoire familiale, psychogénéalogique et d'un environnement social, familial, naturel, pollution, alimentation. Les chocs peuvent être plus ou moins nombreux et leur intensité varie considérablement. Si le choc est important, mais qu'il intervient sur un terrain sain, un niveau de santé élevé, dans un environnement positif, il entraînera une pathologie mineure. Un conflit de souillure, par exemple, pourra donner une verrue. Si c'est un petit choc, intervenant sur un même type de terrain, cela ne donnera aucune pathologie. Si au contraire le terrain est faible, si la personne est en hypersympathicotonie, en hypercortisonémie, un choc important donnera une pathologie importante. Pour reprendre, le même exemple, un conflit de souillure important entraînera un cancer de la peau. Un choc mineur donnera, lui, une verrue."

"Certaines écoles diététiques" que montre ainsi du doigt l'auteur de l'article, ont donc partiellement raison : car on ne peut pas dissocier le tandem psychosomatisme ET somatopsychisme, l'interférence du psychisme sur le corps et vice versa ! Le tout dépend en effet de l'organisation et de la richesse propres de l'environnement ("terrain") total de la personne présent, passé et à venir et en créant de multiples (et incontournables) interactions et contre-réactions...

 

"Le psychique et le somatique opèrent du point de vue de l’énergie biopsychique,
comme deux systèmes qui sont unitaires aussi bien que conditionnés l’un par l’autre.
".
Wilhelm Reich (in "La fonction de l’orgasme", L’Arche -1972)
"Avec les découvertes en physique quantique, il n'est plus possible d'envisager une relation horizontale cause-effet
mais plutôt un modèle énergétique dynamique qui nous permet de mieux comprendre
la relation entre le couple psychosomatique et somato-psychique.
" Léon RENARD

 

    A lire l'article dont il est question ici et la manière dont son auteur présente ainsi (manichéennement) deux camps antinomiques, d'une part "certaines écoles de diététiques" prônant donc la seule naturopathie et, d'autre part, sa vision univoquement psychobiologique (qui n'intègre erratiquement pas, si on en juge le contenu de son article, l'incidence cruciale du terrain personnel de la personne comme étant la partie qui est aussi à prendre en compte dans la recherche de perte de poids (comme pour tout autre problématique de santé, d'ailleurs).  J'observe souvent empiriquement ce qui suit chez toutes les personnes qui viennent chercher de l'aide pour trouver la causes psychobiologiques de son surpoids (jugé tel par elle) : quand, de leur propre initiative, elles se cantonnent sur l'aspect psychobiologique, elle mettent (dans le meilleur des cas) plus de temps à retrouver le poids recherche ; elles atteignent plus rapidement et en le gardant à long terme, le poids désiré, lorsqu'elles prennent en compte ce que leur révèle par exemple, une prise de sang pointue et qu'elles corrigent parallèlement leur alimentation, sans suive de régime X ou Y, mais à "la carte" (celle que suggère précisément et pertinemment les données de leur prise de sang). Ce que recouvre d'ailleurs un régime, c'est dans l'acception courant une privation, elle-même génératrice d'un nouveau conflit, ce qui serait activer un "conflit de silhouette". En choisissant de ne pas se mettre dans une dynamique de privation, survient une perte de poids relativement rapide, ce qui a comme effet un contentement et qui exprime donc bien un effet, de ce qu'on peut entendre ici, à caractère somatopsychique

    Certes pertinemment observer que "chaque forme de régime, la personnalité de celui qui le prescrit et le type de nourriture qu’il proscrit sont en effet chargés de sens. Les voilà rattrapés par leurs régimes". S'il s'en était tenu à de tels propos tout en renvoyant alors la personne strictement à l'expression de ses propres ressentis en rapport, j'aurai applaudi. En revanche, je ne peux que sursauter en découvrant précisément ce qui suit : "Dis moi quel régime te fait du bien, ou quel est celui que tu prescris, et je te dirais qui tu es", on s'attend donc que le thérapeute soit en charge de pouvoir définir "qui est" en l'occurrence le patient ! Voilà alors le déplorable piège du donneur de sens, du maître à penser qui prétend savoir mieux que le patient ce qu'il est !

    Venons-en au sens que donne péremptoirement (comme vous pourrez en jugez vous-mêmes) l'auteur de cet article par rapport aux types de régimes adoptés par les personnes ; je me pose toujours en effet la question  : sur quoi donc se basent ces sortes de "vérités révélées" confiant de ce fait à croire qu'elle jouissent d'un caractère absolu, dogmatique, alors que, comme démontré plus haut, tout est relatif à la personne, laquelle finira bien par l'exprimer en présence d'un vrai facilitateur en face d'elle ?

Voici les parmi les nombreuses perles contenues et sans rire dans cet article :

- le régime sans gluten est : "une manière inconsciente de régler ses comptes avec le semeur de graine, de s’affranchir de papa et, plus largement, de toute filiation avec ses ascendants. Lorsqu’il implique de bannir à la fois le lait et les céréales à gluten, le régime révèle alors un problème majeur avec la famille." Tant pis pour les personnes qui ont adopté ce régime et chez qui on ne doit déplorer aucun "problème majeur avec la famille" !

- l’huile d’olive :  (voici un point non dénué de poésie) " qui reproduit à bien des égards la composition du lait maternel et à l’huile de lin, dont la fleur bleue n’est pas sans évoquer l’amour romantique. C’est à mes yeux le régime idéal de celui ou celle qui tente de retrouver ses racines ou de se réconcilier avec sa famille" et tant pis si la personne qui s'adonne à un tel régime nourrit en fait des excellents rapports avec sa famille et n'a donc nul besoin de se réconcilier avec qui que ce soit !

- l’instinctothérapie : "le désir de retrouver des instincts fondamentaux perdus ou niés par une éducation trop répressive" et tant pis pour les personnes qui ont adopté l'instinctothérapie mais qui n'ont souffert d'aucune "éducation répressive" !

- "Les régimes germés font beaucoup de bien à ceux qui sont encore les germes d’eux mêmes". Jeu de mot facile pour ne pas dire ridicule car il ne prouve rien en soi !

- "Les régimes selon les groupes sanguins, sont malgré les apparences les plus parlants. Ils nous renvoient au problème du sang, de notre filiation." On ne va pas très loin  en ne basant un tel prétendu lien que sur un jeu de mot ("sang"). Pourquoi le Dr Soulier s'arrête-il en si "bon chemin" et se prive-t-il alors de faire un décodage similaire à propos des analyses de sang ?

 

    "ON N’ÉCHAPPE PAS AU SENS" souligne en lettres capitales l'auteur de l'article, oui mais, de quel "sens " s'agit-il : au sens que cet auteur livre ou exclusivement (selon moi) au sens que pourra en donner le patient (si toutefois il cherche à donner un sens à ses maux)  ! J'ai déjà pointé vigoureusement le caractère 'inapproprié (comme démontré plus haut) de décodages à l'emporte-pièce, analogiquement à ce qu'on rencontré  dans la "décodite infectieuse" et qui est cette maladie apparemment incurable en vogue chez les "Bétéistes" et les "Hamériens". Pire, imaginez la réaction d'un patient à qui il est donc balancé s'il adopte un régime végétarien, par exemple, que cela, suivant le décodage de l'auteur de l'article : "symbolise par exemple la fuite de la violence, de la mort, ma mort. Manger un cadavre, être un jour un cadavre."

  Perle finale : le risque de provoquer des conflit de diagnostic au travers de cette phrase : "C’est pourquoi les allergies et les mycoses résistent bien souvent à ce régime sans maman"...

 

    Pour mieux comprendre les dérives propres aux dérapeutes qui s'adonnent notamment au décodage sauvage, se reporter déjà aux premières pages du livre qui paraîtra prochainement : "QUAND LES THERAPEUTES DERAPENT"

 

 

Que peut bien apporter thérapeutiquement de tels enseignements ?

La mise au jour des origines conflictuelles de ce qui engendre l'excès ou la privation de nourriture et les maladies qui y sont associées comme celles que l'on croit (faussement) provoquées cet excès ou sa privation, est la première étape qui permet de pouvoir vraiment se libérer de ce rapport souffrant avec la nourriture. On court tout droit à l'échec consécutif à recourir seulement à de telles approches comme l'hypnose ou à d'autres techniques comportementales si on se prive d'en analyser les vraie causes, qui sont toujours psychobiologiques. Comme le tabac, l'alcool, la prise ou la privation de nourriture en excès est une sorte de drogue (= "médicament", en grec) qui a son utilité comme l'aurait la prise d'un médicament pour combattre le stress etc. sans toutefois résoudre les causes de son apparition. En considérant simplement le type de nourriture qui est l'objet de cette assuétude ou de sa privation on pourra y déceler autant de "solutions" apportées par rapport à un stress déterminé et qui le provoque. Comme toute maladie qui est une solution temporaire pour solutionner un conflit, le rapport souffrant à la nourriture est également une tentative de solutionner dans l'instant un conflit alors occulté. Voici une fiche-mémo qui vous permettra de voir qu'elles sont les étapes suggérées pour arriver à sortir enfin de cette problématique. Voir la foire aux questions.

 

 

 

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Pour les dates des ateliers proposés, voir ici.

 

Lire aussi : "Bien manger : ras-le-bol des régimes ! " (Archives / Mars 2003 du magazine Bien dans sa vie)
 

Un site sur les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) : anorexie et boulimie
 

Lire aussi "ANOREXIE ET BOULIMIE : JOURNAL INTIME D'UNE RECONSTRUCTION" de Vittoria Pazalle aux Editions Dangles (remis à jour en 2007)

 

Comment naît le conflit de silhouette ?

 

Les "trucs" d'Audrey Hepburn pour être belle.

 

 

 

Ce qui expliquerait la survenance des maladies :

Ce qui se passe lorsque la peur de... (exemple : attraper une maladie) ne se résout pas.

Un cas surprenant : un cytomégalovirus qui fait une volte-face étonnante !

D'autres cas de mal-à-dire qui se forgent dans le ventre maternel.

Les hamsters enfumés (tabac) attrapent-ils le cancer

Le cerf qui perd son territoire et l'infarctus ?

"Le langage de la guérison" (J.-J. Crèvecoeur)

Ce qui se passe lorsqu'une brebis s'égare.

Ne vous agrippez pas à la grippe !

 

 

 

Là où la psychobiologie moderne rentre en résonance avec les médecines primitives :

       "Que notre vie intérieure s’enlaidisse et nous risquons fort de tomber malades ? (...)

 On sait bien que les traumatismes affectifs, les ruptures, les non-dits graves, les amertumes, les haines…

         sont autant de “laideurs intérieures”, qui provoquent notamment des cancers" :

"Les Clés de la santé indigène" (Jean-Pierre Barou & Sylvie Crossman aux éd. Balland)

 

En savoir plus sur la psychobiologie.

 

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